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 « Where are we going now ? » feat. Anaëlle

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Aaron N. Hellwood

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MessageSujet: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Dim 29 Mar - 19:07

      « Where are we going now ? »

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    La sonnerie venait tout juste de retentir. C'est dans ce genre de moment qu'on peut voir la rapidité d'un élève pour ranger ses affaires. Aaron lui était toujours le dernier de sa classe. Il n'était pas ce garçon qui voulait absolument sortir le premier pour pouvoir voir ses potes à la sortie. Aaron prenait son temps et sa se voyait, parfois il sortait même après son professeur, mais cela n'avait absolument rien de choquant. Aaron rangea donc une à une ses affaires dans son sac à dos avant de se faire bousculer par un élève qui faisait parti des « rapides » de sa classe. Aaron réussit finalement à sortir quelques minutes après tout le monde son sac à dos sur l'épaule. Il longea les couloirs d'un pas peu enthousiaste. En même temps c'était un peu compréhensible : sa soeur sortait avec des amis ce soir et son père, bas son père il ignorait complètement où il était. Du coup la soirée d'Aaron se résumait tout simplement à rentrer chez lui et à bosser. C'est assez étrange mais en ce moment ça lui arrivait souvent, beaucoup trop souvent.

    Depuis qu'il avait changé de lycée enfaîte. Le jour où le lycée de Aaron s'était consumé sous ses yeux l'avait comme qui dirait traumatisé. Le pire c'est que comme tous les élèves, il était dans une des classes qui avait brulé. Cet incendie mystère avait posé plein de questions à Aaron, et il s'était toujours persuadé que c'était un coup monté. Il se rappelle être sorti très rapidement pour une fois, bien qu'il pensait que c'était juste un test pour voir si l'alarme incendie marchait, il se trompait. Et naïf mais prudent, il avait laissé la totalité de ses affaires dans sa classe, il avait juste sauvé sa veste en cuir noir qu'il n'aurait jamais pu abandonné. Une fois à l'extérieur, il voyait avec effroi ses immenses flammes dévorées peu à peu le bâtiment. Un immense brouhaha dominait l'atmosphère. Tous comprirent très vite que leur école allait disparaître. La seule solution en vue pour tous ses enseignants et élèves, s'était la reconstruction de l'école. Sauf que, où irait les élèves durant cette reconstruction ? Personne ne s'était posé la question jusqu'à présent. Pour certains la réponse était évidente : tous les élèves iraient à Magdalen College. Depuis qu'Aaron était ici, à Oxford, tous ses amis parlaient de cette université comme l'université des pourris-gâtés, pour la plupart c'était un cauchemar d'aller continuer ses études là-bas. Aaron, quant à lui, s'en fichait amplement. Il voulait juste étudier, pour le reste il s'en fichait. Pourtant, une fois arrivé dans cette université, son avis changea radicalement. Ils avaient raisons, c'était rempli de petit bourgeois qui ne se privaient absolument pas de regarder de haut leur nouveaux camardes. C'était leur terrain et visiblement les gens comme Aaron y étaient mal vu. De toute manière il fallait bien que les deux clans finissent pas s'entendre, parce que les autres comme les riches prenaient plaisir à les appeler, allaient rester ici pour un bout de temps. Aaron s'était rendu compte au fur et à mesure qu'il n'était pas à sa place dans cette université, et il n'avait qu'une hâte retourner dans la sienne. Pourtant, il continuait malgré tout à se faire des amis, mais il y avait ce petit truc qui ne passait pas, à chaque fois c'était pareil.

    Pour être franc, Aaron ce soir avait été invité à une soirée, une soirée organisée par un des petits bourgeois, et il fallait venir accompagné. Aaron avait aussitôt désisté en apprenant cette condition. Même si maintenant il hésitait sur son choix, il aurait pu si il l'avait voulu chercher une jeune fille pour l'accompagner. Qu'est ce qu'il était débile. Tan pis, ce soir il allait sortir, tout seul dans les rues d'Oxford et au pire des cas il finirait la soirée chez un ami, ou bien il rejoindrait River à sa soirée comme il faisait pour l'embêter. Tout en continuant sa marche à travers les petits groupes qui se tenait à la sortie de l'école, Aaron prit la direction opposé à son chemin habituel. En effet au lieu de se diriger chez lui, Aaron se dirigeait vers le parc d'Oxford : Headington Hill Park. Il y avait été une ou deux fois plus jeune, il se rappelle une fois y être allée avec une de ses petites-amies de l'époque, pensant que c'était l'endroit le plus romantique de la ville, hors il s'est avéré que pendant qu'ils marchaient tous les deux, la jeune fille trébucha et finit dans la marre. Autant dire qu'après ça ils ne se reparlèrent plus. Et il y était venue une fois avec …

    « Tu peux pas faire attention où tu marches crétin ! »
    « Désolé ... »

    C'était attendu, Aaron venait de rentrer dans une jeune femme qui transportait 4 cafés dans sa main, heureusement pour elle, le peu qui sortirent de ses gobelets attérissa sur ses escarpins. Aaron continua sa marche sans vraiment se rappeler où se trouvait le fameux parc, enfin ça allait être facile à trouver. Aaron marchait paisiblement, content d'être enfin week-end-end, content de retourner dans ce parc où il n'avait pas mis les pieds depuis longtemps. Tout en marchant, Aaron se rappelait des évènements qui s'était produit dans ce parc en sa présence. Le seul qui lui revenait en mémoire était plus ou moins récent. C'était durant l'été dernier, toute son université c'était rassemblé dans ce parc, et un immense soleil régnait se jour là. Cette sortie avait fini en bataille d'eau et autres. Aaron ne s'était jamais autant amusé de sa vie que durant cet après-midi là. Il s'était en parti amusé parce qu'elle était là, elle ne devait pas y être, mais elle était venue, il l'avait invité. C'était surement pour ça qu'il se souvenait aussi bien de tout ça, parce qu'elle était présente. Aaron détourna rapidement ses pensées sur l'envie de manger une glace, malgré la température extérieure, il voulait une glace. Mais là il pouvait bien rêver. Il savait pertinemment que personne ne vendait des glaces à cette période de l'année mais il allait tenté le tout pour le tout. Dans le fameux parc se trouvait un excellent glacier, et Aaron espérait quand même qu'il soit ouvert. C'est donc d'un pas décidé qu'Aaron se dirigea vers le glacier du parc. Il avait enfin trouvé quelques choses de motivant aujourd'hui. Sauf que, brusquement Aaron se stoppa net, parce que devant lui, Anaëlle. Anaëlle était devant lui où plutôt elle lui faisait face. Aaron se figea littéralement avant de finalement faire un quart de tour pour se retourner. Il ne pouvait pas lui faire face mais il savait qu'il devait. Il tourna la tête histoire de voir si elle l'avait vu mais rien. Elle n'était plus là. Peut être qu'il avait halluciné. Pourtant Aaron ne bougea pas, cherchant Anaëlle des yeux. C'était une certitude, elle était là, il le sentait.
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Anaëlle L. Andrews
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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Dim 29 Mar - 21:28


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    Pourquoi fallait-il qu'elle soit toujours aussi maladroite ?! Anaëlle venait de trébucher dans l'escalier, et elle voyait le sol en bas se rapprocher d'elle à une vitesse vertigineuse. Elle ferma les yeux, se disant que si elle ne se voyait pas s'écraser au sol, elle aurait peut-être moins mal. Pourquoi avait-elle trébuché, sur quoi, elle n'en avait absolument aucune idée. Au bout d'une longue minute, lorsqu'elle constata qu'elle n'avait toujours pas heurté le sol, elle fronça les sourcils et ses yeux s'entrouvrirent doucement. En face d'elle, des yeux chocolats. Elle ne voyait qu'eux.

    « Anaëlle ! »
    Anaëlle ouvrit les yeux brusquement, secouée par une personne se trouvant à ses côtés.
    « Mais merde, t'as foutu quoi cette nuit ? On va être en retard, magnes. »
    Toujours un peu dans les vapes, Anaëlle mit un certain temps avant de comprendre où elle se trouvait. Elle était à l'université, installée sur un banc dans le parc. Et elle s'était..endormie. Comment elle avait fait pour s'endormir au milieu de la journée, très bonne question. Elle se redressa, et finit par se laisser entraîner par son amie, les pensées encore embrumées par son rêve, dont elle se souvenait parfaitement..un peu trop parfaitement.

    Une heure plus tard, et un cours des plus ennuyeux achevé, les deux filles se retrouvèrent à nouveau dehors. C'était limite si la jeune femme avait écouté le cours, tellement elle était plongée dans ses pensées. Ces yeux chocolats la hantaient depuis une heure...depuis des mois, à vrai dire. Elle savait à qui ils appartenaient. Et c'était ça, qui lui faisait peur.
    « Bon alors, tu veux la faire, cette sortie shopping ? »

    Non, Ana' ne voulait pas sortir faire du shopping, pas dans cet état. Elle voulait rentrer à la résidence, et s'allonger dans son lit, fermer les yeux...pour revoir ces yeux chocolats devant elle. C'en était assez. Trois mois, trois mois qu'elle passaient à dormir pendant la journée et à réfléchir toute la nuit. Trois mois, elle n'en pouvait plus; Elle voulait, elle devait le revoir. Elle savait qu'il était là, c'était obligé. L'établissement qui avait péri dans les flammes était le sien, Aaron devait donc être dans la même université qu'elle. Depuis des années qu'elle passait tout son temps libre avec lui. Enfin, jusqu'à ce jour de ses 17 ans. Il lui manquait, terriblement.

    • Flash Back ;

    « J'ai tellement peur, Aaron...»
    « Bouges pas, j'arrive dans deux minutes. »

    Assise sur son lit, les pieds croisés en tailleur, Anaëlle lâcha son téléphone portable, qui retomba en se fracassant contre le sol de sa chambre. Elle laissa ses larmes couler un instant, en silence. Quelques minutes à peine plus tard, une porte claqua. Elle entendit ses parents saluer quelqu'un, puis la porte de sa chambre s'ouvrir. Elle se mordit la lèvre et ne leva pas les yeux, elle savait qu'il était là. Aaron s'installa à côté d'elle sur son lit, et se mordit la lèvre. Elle laissa ses larmes couler, sans lever les yeux vers lui. Puis ses ongles rongés allèrent s'enfoncer dans la paume de sa main, jusqu'à ce qu'elle ressente une immense douleur, mais qui ne pouvait être plus grande que celle que ressentait son coeur.
    « Arrêtes, Ana'. »
    Aaron prit la main de la jeune femme, qu'il serra dans la sienne.
    « Aaron, je...»
    Elle ne termina pas sa phrase, et se remit à sangloter. Jamais de sa vie elle n'avait ressenti une telle peine. Elle avait envie de tout foutre en l'air, elle trouvait que sa vie était devenue soudainement fade, puisqu'il n'était plus là, à ses côtés. Puisqu'il préférait s'envoyer une blonde siliconée.
    « Chuut, je suis là. Je serais toujours là. »
    Aaron l'entoura de ses bras et passa une main dans ses cheveux ; avant d'essuyer l'une de ses larmes avec son pouce. Anaëlle daigna enfin lever les yeux sur lui, et leurs regards se croisèrent. Boum, boum, boum. Aaron s'approcha lentement d'elle, tandis qu'une phrase tournait en boucle dans l'esprit de la jeune femme; « Qu'est ce qu'il fait ? » Puis ses lèvres se déposèrent sur les siennes. Une chaleur s'empara du corps d'Ana', tandis que des tonnes de frissons se propagèrent dans son corps. Sans plus réfléchir aux conséquences de ses actes, elle passa ses mains autour du cou d'Aaron et lui rendit son baiser, avant de glisser sa main sous son tee-shirt blanc.

    • Fin du Flash Back ;

    Sortant de ses pensées, Anaëlle leva les yeux vers son amie, qui attendait une réponse.
    « J'ai...quelque chose à faire. Je t'appelles. »
    Ne laissant pas le temps de protester, elle déposa un baiser sur la joue de sa meilleure amie et partit en courant vers le portail du pensionnat.

    Elle devait le trouver ; mais où pouvait-il être ?! Elle ne l'avait pas croisé dans le pensionnat, il devait donc être dehors. Mais Oxford, c'est grand...mais bon, elle pouvait retourner la terre entière juste pour revoir ses yeux chocolatés. Elle ne savait pas très bien ce qui se passait dans sa tête et dans son cœur, mais elle savait qu'elle devait le voir.
    Après quelques minutes de marche, Anaëlle se retrouva dans le Headington Hill Park. Aaron et elle avaient passé maintes après-midi à se balader ici, racontant tout et n'importe quoi, allongés dans l'herbe et mangeant des glaces. Anaëlle se mordit la lèvre, et continua à avancer. Une femme passa à côté d'elle, tenant une petite fille dans ses bras, qui montra Ana' du doigt. Enfin, plus précisément; sa cravate. Eh oui, Anaëlle a un style particulier, back & white. Elle n'as que des vêtements noirs et blancs, et s'habille toujours très classe, ce qui lui vaut parfois des remarques. Aujourdh'ui, elle portait une cravate noire sur chemise blanche, avec jupe noire et ballerines.

    Les yeux baissés, Anaëlle ne remarqua pas qu'une personne se tenait devant elle, et la regardait avec un drôle d'air. Elle finit par lui foncer dedans, et leva brutalement la tête.

    « Excusez-moi, je..»
    Sa voix se stoppa net. Aaron. Il était là, en chair et en os, devant elle. Elle sentit son cœur s'accélérer!, et se mordit la lèvre. Elle voulait dire quelque chose, mais aucun son ne sortit. Après une minute, sa bouche s'ouvrit, pour dire un seul mot, un prénom. Celui qui lui avait tant manqué.

    « Aaron. »

_________________

      ©️ Pancake ;
      « Come on baby we ain't gonna live forever
      Let me show you all the things that we could do
      You know you wanna be together
      And I wanna spend the night with you »

      ©️ THE VERONICAS • 4ever.

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Aaron N. Hellwood

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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Dim 29 Mar - 23:09

      « Where are we going now ? »

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    Si il y avait bien une chose dont Aaron était sûr en étant admis dans cette université, c'est qu'il allait forcément rencontré Anaëlle. C'était une certitude. Elle lui avait mentionné cette école plus jeune, lui disant que c'est ici qu'elle irait faire ses études de psychologie plus tard. Aaron lui aussi prévoyait d'étudier la psychologie, mais l'idée de ne pas pouvoir être dans la même école qu'elle juste à cause de leur moyen, c'était un déchirement et à chaque fois, à l'époque, il préférait tout simplement ne pas y penser. Maintenant c'était différent, le fait de savoir qu'elle fréquente les même couloirs que lui était surement une des raison pour laquelle Aaron se sent mal dans cette université. Ce qu'il ignorait par contre c'est pourquoi il n'était pas parti à sa recherche ? Il prétendait l'aimer mais ne la cherchait même plus. Aaron avait ses raisons, il avait des excuses à ça, des excuses valables. La première était de ne pas souffrir encore, si il recherchai Anaëlle, il était persuadé de la trouver dans les bras d'un autre, il avait enduré ça trop de fois auparavant et il ne pouvait pas revivre ça. La seconde raison était le due au fait que depuis cette nuit, elle n'avait pas répondu à un seul de ses appels, emails, textos etc. et c'était bien le signe qu'elle avait coupé les ponts. De plus Aaron avait peur. Peur de la revoir et de ne plus revoir la jeune fille qu'il avait connu il y avait peu de temps.

    Aaron en avait longtemps parlé avec River. River était une fille et qui mieux qu'une fille pour connaître les réactions d'une autre fille ? Aaron lui en avait parlé assez vite, il lui avait parlé d'Anaëlle juste après qu'il l'avait rencontré. La première fois qu'il l'avait vu. Il se souvient encore parfaitement du regard qu'il avait échangé avec elle, mais ce dont il se souvient encore mieux c'est ce sentiment qu'il avait ressenti tout en croisant son regard. Tous ses frissons qui avaient traversé son corps, juste à la vision de ce regard bleu. Rien que d'y penser Aaron en frissonnait encore. Combien de fois avait-il rêvé d'elle depuis qu'elle l'avait « quitté » ? C'était toujours ce même rêve, ou plutôt cauchemar. Plusieurs fois Anaëlle lui avait parlé de Cameron, un de ses amis très proches et lui aussi était un des acteurs de ce cauchemar. Aaron et Anaëlle était assis à la terrasse de ce café où ils avaient l'habitude d'aller parlant de tout et de rien. Puis Aaron s'approchait un peu plus de Anaëlle, pour voir ensuite une main se poser sur son épaule. C'était lui, cet assassin, Cameron. La suite de ce cauchemar … Anaëlle partait pour Cameron, laissant Aaron en plan. C'était en sueur qu'Aaron se réveillait à chaque fois, et il lui était souvent impossible de se rendormir après ça, la seule solution était ensuite d'aller s'aérer l'esprit. Il avait fait se rêve tellement de fois. Un des autres souvenirs les plus marquants pour Aaron, était cet après soirée.

      Flash-back ;


    Aaron venait tout juste de rentrer chez lui. Il s'était réveille il y a environ une heure, il s'était réveillé dans un autre lit qui n'était pas le sien. Mais il était seul. Il tourna la tête, elle n'était plus là. Aaron se rhabilla en quatrième vitesse avant de vite comprendre qu'elle était partie de chez elle. Il ne comprenait absolument rien à la situation, il venait tout juste de se rendre compte de son acte, et ne cessait de se remettre en cause depuis son réveil. Si il ne l'avait pas embrassé rien de tout ça ne se serait produit, ils seraient toujours ami et c'est tout. Il s'en voulait tellement mais malheureusement pour le jeune homme on ne change pas le passé. Sur son retour chez lui, tout en marchant Aaron composa le numéro d'Anaëlle qu'il connaissait par coeur. Il entendait le téléphone sonné, il savait qu'il était allumé, puis brutalement il entendit la messagerie. Ce que Aaron ignorait en laissant ce premier message, c'est qu'après celui là il allait en laisser une dizaine.

    « Anaëlle c'est Aaron ! Il faut vraiment que tu répondes, il faut qu'on s'explique je t'en prie. Réponds moi s'il te plait. »
    Toute la journée Aaron laissa des messages comme ça à Anaëlle, entendant toujours le téléphone sonné. Il savait qu'elle était à côté, et il savait également qu'elle ne répondrait pas. Pourtant il ne voulait pas laisser tomber. Il devait être environ 22h30 quand Aaron laissa son dernier message vocal, surement le plus long de tous.

    « Anaëlle c'est encore moi. C'est la dernière fois que je t'appelle. Je vais te dire ce que tu n'as pas envie d'entendre apparemment : Anaëlle je t'aime et je ne regrette absolument pas mes actes d'hier soir. Maintenant tu as surement tes raisons de ne plus vouloir me parler. Je comprends. Alors … et bien … à au revoir.  »
    Il croyait que c'était la dernière fois qu'il lui laissait un message. Or le lendemain il recommença, il commença à lui écrire des emails de deux pages environs. Et ça pendant une semaine environ. Il lui fallut une semaine pour comprendre qu'elle était passée à autre choses, et bien qu'il ne voulait pas le voir comme ça, il fallait qu'il se fasse une raison. Ce fameux dernier soir, Aaron prit son téléphone et alla fouiller dans son répertoire. « Anaëlle (L' » et en dessous était inscrit son numéro de téléphone. Aaron pressa deux fois ce bouton et d'un seul coup ce prénom disparu. Tous les appels émis disparurent aussi ainsi que chacun des messages envoyés. Aaron sentit un immense déchirement à cet instant précis. Il avait l'impression de se faire mal à lui même, mais il savait que c'était le seul moyen de l'oublier.

      Fin Flash-Back ;


    Aaron s'en voulait encore, il s'en voulait de ne pas avoir réussi à la chasser de ses pensées. Ca l'énervait plus qu'autres choses, et le fait de se dire que elle justement était passée à autres choses, le laissait sous l'emprise d'une folle jalousie. C'était incontrôlable. Et de la revoir là, c'était pire que tout. C'est comme si il arrivait encore à sentir son parfum malgré les quelques mètres qui les séparaient. Aaron ne désirait plus affronter la réalité, c'était trop lui demander, et si c'était le contraire et si c'était finalement la réalité qui venait à lui ? Tout se passa très vite. Aaron eu juste le temps de se retourner qu'il sentit quelqu'un le heurter. C'était son odeur et c'était sa voix, il l'aurait reconnu parmi mille. Il fallait absolument qu'il se contrôle, qu'il prenne le dessus sur le passé. Et étrangement il suffit d'une seconde au jeune homme pour ne plus y penser, et ça juste par le fait de revoir son regard de nouveau. Aucun mot ne venait à sa bouche, et il sentait qu'il ouvrait sa bouche il allait dire des conneries. Mais bien évidemment c'était inévitable. Il tenta d'afficher un sourire mais ce n'était pas évident, bien au contraire, pourtant quelques choses qui y ressemblait à peut près s'afficha sur son visage.

    « Je … eum... Anaëlle. »
    On allait allé loin avec ça. Déjà il avait une chose d'acquise : ils se souvenaient tous les deux de leur prénoms, c'était déjà ça. Aaron se sentait encore plus ridicule mais il fallait absolument qu'il comble ce blanc, il fallait qu'il trouve quelques choses à dire et ça très très vite.

    « J'adore ta cravate ! »
    Le ridicule ne tue pas, mais est ce que pire que le ridicule ça existe ?! Aaron aussitôt se donna une tape sur le front ce qui lui donnait un air très futé comme toujours. Sérieusement, si Aaron n'attachait pas autant d'importance à Anaëlle il serait déjà partit, mais là il restait préférant se ridiculiser encore et la regarder, que partir et peut-être ne plus la revoir !
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Anaëlle L. Andrews
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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Lun 30 Mar - 15:16

    « Now I know I messed up bad
    You were the best I ever had
    I let you down in the worst way
    It hurts me every single day »



    Se retrouver face à lui, comme ça, sans qu'elle ne se soit préparée, c'était comme se faire pousser dans une piscine avant d'avoir eut le temps de prendre une inspiration. Elle se mordit la lèvre et leva les yeux, son regard croisa le sien, et elle se sentit prise d'un vertige. Ouai mais non, ce n'était pas le moment de tomber dans les pommes.

    Elle s'en voulait à mort. Elle aurait voulu répondre à chacun de ses appels, à chacun de ces messages de trois pages qu'il lui envoyait chaque soir. Elle aurait voulu se lever de son lit et aller chez lui, sonner à sa porte et lui parler, parler de tout ce qui s'était passé. Mais elle s'en sentait incapable, sans trop savoir pourquoi.

    Flash Back ;

    Anaëlle ouvrit les yeux, étouffa un bâillement dans sa main, et se retourna. Elle se retint de pousser un cri en découvrant qui était à ses côtés. Aaron. Ils n'avaient absolument rien fait, hein. Ils avaient dormi ensemble plus d'une fois, côte à côte, sans rien faire. Ils étaient amis, point barre. Mais lorsqu'Aaron se retourna vers elle, toujours endormi, et que son regard se déposa sur son torse nu, elle déglutit. Hum, ils avaient fait une connerie. Elle mit un petit moment avant que tout se remette en place dans son esprit. Elle l'avait appelé ; il était venu. Il l'avait...embrassé. Pourquoi ne l'avait-elle pas repoussé ?! Pourquoi ? Elle n'en avait aucune idée, elle s'était laissée entraîner. Et ce n'était même pas sous les effets de l'alcool, en plus.
    Elle resta un instant immobile, de peur de le réveiller. Puis, lorsqu'il se retourna à nouveau, elle se redressa lentement puis s'extirpa hors du lit ; chercha son tee-shirt et son jean. Elle s'habilla, puis tourna la tête vers Aaron, qui dormait encore comme un bébé. Elle se mordit la lèvre, et se pencha lui lui, avant de déposer un baiser sur sa joue. A ce moment là, comme s'il savait, Aaron se tourna légèrement, et les lèvres de la jeune femme se retrouvèrent contre les siennes. Anaëlle s'écarta brusquement, mais Aaron ne se réveilla pas. Poussant un soupir, elle sortit de la chambre. Ce qu'elle fuyait ? La réalité, sans doute.

    Dans le salon, ses parents la regardèrent avec un drôle d'air. Il était huit heures et demi, et ils s'étonnaient de la voir déjà debout.
    « Ça va ma puce ? Aaron est resté dormir ? »
    Anaëlle tourna la tête vers sa mère, et acquiesça de la tête. Il était resté, oui, mais est ce qu'il avait beaucoup dormi, c'était une autre question. A cette pensée, Anaëlle déglutit. Jamais elle n'aurait pensé que les choses se seraient déroulées de cette manière entre eux. Elle sortit de l'appartement en claquant la porte, plus confuse que jamais.

    « Anaëlle c'est encore moi. C'est la dernière fois que je t'appelle. Je vais te dire ce que tu n'as pas envie d'entendre apparemment : Anaëlle je t'aime et je ne regrette absolument pas mes actes d'hier soir. Maintenant tu as surement tes raisons de ne plus vouloir me parler. Je comprends. Alors … et bien … à au revoir. »

    Surprise par ces paroles, Anaëlle lâcha son téléphone portable, qui tomba droit dans le caniveau. Il l'avait dit. Elle n'en revenait pas, elle ne l'avait pas vu venir, pas du tout. Trois mots, huit lettres. Jamais elle ne lui avait dit qu'elle ne voulait pas les entendre. Elle ne savait pas ce qu'elle voulait, elle était plus perdue que jamais. Ces mots tournaient en boucle dans son esprit, sans s'arrêter. Les jours suivants, Anaëlle les passa sur son ordinateur, à chercher des sites de psychologie pour essayer de comprendre pourquoi elle réagissait de cette façon, des sites complètement idiots, qui disaient tous la même chose ; quand tu réagis comme ça, c'est que tes sentiments ne sont pas vraiment..neutres. Elle passait son temps à lire les immenses e-mails d'Aaron, qui lui racontait sa journée entre autres choses, il parlait toujours de la soirée aussi, et ces mails se terminaient toujours par la même chose. Trois mots, huit lettres. Et un petit « Appelles-moi, je t'en prie. » A chaque fois c'était le même cirque. Elle cliquait sur répondre, et laissait ses doigts s'affairer sur le clavier, à toute vitesse. Combien de fois elle avait écrit tout ce qu'elle pensait, et elle avait terminé par l'effacer, elle n'en avait aucune idée. Puis, plus rien. Plus aucun message, plus aucun appel. Le vide, le silence. Et pour Anaëlle, la chute aux enfers. Comme si ces quelques mails, ces quelques petites choses qui faisaient que malgré son attitude, il ne l'oubliait pas ; comme si ces attentions étaient tout ce qui la raccrochaient à la vie. Elle voulait, non, elle devait le voir. Mais elle avait peur. Peur de le perdre. A cause de ce qu'elle avait fait, de son comportement stupide.

    Fin du Flash Back ;


    Anaëlle leva les yeux lorsqu'Aaron prononça son prénom. Au moins, il ne l'avait pas totalement oubliée. Elle savait qu'elle était stupide de penser comme cela, que tout était de sa faute à elle, c'était elle qui avait coupé les ponts. Et elle se détestait chaque jour un peu plus pour ça. Un silence plutôt pesant s'installa entre les deux. Anaëlle se devait de lui dire ce qui lui était passé par la tête, elle lui devait des explications, elle voulait lui dire tout, absolument tout. Pourquoi elle s'était comportée comme ça ; lui dire à quel point elle s'en voulait. Sa bouche s'entrouvrit, mais aucun son n'en sortit. Aaron reprit alors la parole ; pour la complimenter sur sa cravate. Elle baissa les yeux et commença à la tripoter nerveusement, avant de le regarder à nouveau.

    « Hum..merci. »

    Cette cravate...elle l'avait achetée parce qu'il avait la même. Mais si elle lui disait, il la prendrait pour une folle.
    Pourquoi est ce qu'Aaron ne partait pas, elle n'en avait aucune idée. Il restait devant elle, à la regarder de ces yeux chocolats, et elle se sentait de plus en plus bizarre. Parles, bordel ! Elle pensait cela, mais elle n'arrivait pas à prononcer un seul mot. Elle baissa les yeux sur ses ballerines noires.

    « Jamais je n'aurais pensé trouver quelqu'un comme toi. Jamais je n'aurais pensé être aussi stupide, aussi. »

    Anaëlle leva les yeux, et se rendit compte qu'elle avait parlé à haute voix. Rougissant, elle baissa les yeux. Allez, t'as commencé, termines.

    « Je suis..désolée, Aaron. J'ai...foiré, je me suis comportée comme une idiote. J'ai lu tous tes mails, lu tous tes sms et...elle se mordit la lèvre.Écouté tous tes messages. Elle l'entendait encore le lui dire. Elle déglutit et leva les yeux, pour oser enfin croiser son regard. J'aurais du te contacter, je t'ai écris des centaines de mails..qui ont terminé dans ma corbeille. Je sais pas pourquoi, d'ailleurs, d'ordinaire j'ai pas de problème à me confier à toi, mais là c'est..différent. Une larme coula sur sa joue sans qu'elle puisse l'en empêcher. Elle avait envie qu'il la serre dans ses bras, qu'il lui dise que tout ira bien. Encore une fois. Évitant son regard, elle murmura, ne sachant pas trop encore ce que ces paroles signifiaient pour elle.Je n'ai pas envie de te perdre. Jamais... »

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Aaron N. Hellwood

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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Lun 30 Mar - 20:01

      « Where are we going now ? »

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    La revoir là, maintenant, dans ce parc, c'était inimaginable. À vrai dire, Aaron s'était imaginé plusieurs fois retrouvé Anaëlle mais avec d'autres scénarios qui n'avait rien à envier à la scène d'aujourd'hui. Non, dans son imagination, Aaron se voyait plus tard rencontrer Anaëlle au détour d'une rue, lui disant qu'elle avait fondé une famille. Autant dire que chacun des petits films d'Aaron s'appliquait dans le futur et non pas quelques mois après cet incident. Parce que pour lui il s'agissait d'un incident. Et depuis qu'il était arrivé, il ne cessait de se remettre en cause. Pourtant, il savait parfaitement qu'il ne regrettait aucun de ses gestes ce soir là, il ne regrettait pas de l'avoir embrasser, même si il pensait qu'il fallait mieux les oublier, pour l'oublier. Ca se passait comme ça dans la tête d'Aaron depuis ce jour là. Il en avait embrassé d'autres, parce que d'après certains c'était le meilleur moyen pour oublier une de ses ex'. Le truc, c'est que Aaron et Anaëlle n'avait jamais commencé une relation entre eux, alors comment aurait-ils put la terminé ? Aaron ne pouvait qualifier Anaëlle comme une ex'. Pour lui, elle restait, son amoureuse. Et c'était avec cette naïveté enfantine qu'Aaron en parlait. C'est fou comme juste le fait de penser à elle pouvait attrister ou rendre Aaron heureux. Enfaîte il suffisait juste de penser à une situation agréable ou mauvaise. À vrai dire, Aaron n'avait jamais vécu une mauvaise situation avec Anaëlle, bien au contraire, il n'avait que de bons souvenirs. Sauf un.

    Aaron était resté très affecté par cette brutale rupture d'une aussi longue amitié. Il s'en était longuement voulu. Longtemps. Cela en avait même affecté ses résultats scolaires, ce qui l'avait encore plus mis mal. En effet le seul domaine dans lequel Aaron excellait était les études. Il n'avait pas sauté une classe pour rien. Aaron était le plus jeune de sa classe, il avait 18 ans tandis qu'il était dans une classe de personne de 19 ans. Il s'était toujours senti un peu seul à cause de ça. La totalité de ses véritables amis se trouvaient dans le niveau inférieur, et avait pour la plupart des résultats normaux. Il s'était toujours senti un peu exclu à cause de ça. Mais heureusement son humour était là pour rattraper les choses, et sa sociabilité aussi. Et puis sans oublié son goût pour la mode. Aaron était un garçon qui s'habillait plutôt bien dans l'ensemble, bon comme tout le monde il lui arrivait de faire des fautes de goûts mais c'était assez rare quand même. Aujourd'hui par exemple Aaron était vêtu d'un blouson en cuir noir qui recouvrait un T-Shirt blanc banal, avec pour bas un jean délavé et une pare de converses au pieds. Ce n'était pas extravagant comme tenue, Aaron avait son style. Qui plaisait apparemment.

    Ces filles de 19 ans dans son école, c'était assez souvent moquer d'Aaron, pour ensuite en dehors de l'école venir le complimenter. Souvent Aaron s'était demandé si ce n'était pas lui qui avait un problème. Mais après un sondage de tous ses potes, aucun des garçons n'avaient jamais réussi à percé le mystère de l'esprit féminin. Aaron s'en cachait et n'avait pas de quoi s'en vanter, mais Anaëlle, il l'avait comprise. Elle le comprenait, ils se comprenaient ça marchait comme ça entre eux. Ils prenaient le temps de s'écouter. Anaëlle était la meilleure amie idéale, d'après lui. Évidemment elle avait aussi des mauvais côtés, comme par exemple les coups de fils à 3 heures du matin parce qu'elle venait de faire un cauchemar ou bien parce qu'elle ne dormait pas. Sur le moment, on sentait bien qu'elle se fichait bien de l'état d'Aron. Qu'il dorme, qu'il soit entrain de s'éclater en discothèque peu importe. Mais malgré tout, c'était ses coups de fils, c'est attention qu'ils avaient l'un pour l'autre, qui avaient fait de cette amitié une amitié exceptionnelle. Le problème dans ce genre d'amitié, c'est de ne pas trouver d'autres sentiments pour cette personne. Aaron hélas en avait fait l'expérience avec Anaëlle et ça dès le premier regard. Ce regard bleu, bleu pétillant, qui ne regarde que vous. Aaron se rappelait ses larmes qui avaient coulé sur sa joue cette nuit et qu'elle n'avait pu stoppé. Rien qu'à cette simple pensée Aaron déglutit.

    Que pouvait-il faire maintenant ? Il était là en face d'elle en priant pour ne pas se ridiculiser encore plus, en priant pour ne pas qu'elle lui annonce n'importe quoi qui puisse le faire souffrir, encore. Le pire dans tout ça, c'est qu'il était obligé de la regarder, et ça lui faisait mal. Ca lui faisait mal de se dire que finalement si il ne l'avait pas embrassé, ils seraient là dans ce parc en train de rigoler tous les deux, et il pourrait la regarder comme il désirait sans se sentir mal. Aaron essayait pourtant d'attirer son regard, il en avait besoin. Il avait craqué à cause de son regard et il voulait qu'elle le regarde dans les yeux. Elle n'osait pas et franchement il ne comprenait pas.

    Il porta de nouveau son attention sur sa cravate qu'il trouvait absolument ravissante sur elle. D'ailleurs le fait de voir cet accessoire lui rappela que lui aussi en avait une et qu'il la mettait très peu souvent en effet. Il esquissa un petit sourire, il était content que son compliment l'est touché, en même temps ça ne pouvait pas être le contraire. Il releva petit à petit le regard écoutant chacun de ses mots. Et sentant au fur à mesure qu'elle parlait, son coeur frappé contre sa poitrine, et ça de plus en plus fort. Aaron restait réellement sans voix. Elle pleurait. La dernière fois qu'il l'avait vu, elle pleurait, et il la revoyait et elle pleurait. Son coeur se resserra par la suite, elle avait entendu tous ses messages, elle les avait lu. Elle l'avait donc entendu lui dire ces trois petits mots, qu'il n'aurait peut-être pas dut énoncer finalement. Aaron avança juste d'un pas, non il ne se sentait pas capable de la prendre de ses bras, il ne voulait plus se faire repousser. Et finalement le fait qu'Anaëlle est pris ses distances avec lui l'avait surement aidé. Il ferma les yeux, résistant à cette forte envie de la serrer contre lui.

    « Anaëlle j'ignore comment tu as put penser que tu étais stupide. Tu ne l'as jamais été Anaëlle jamais. »

    Aaron sentait ses mains devenir tremblantes et c'est surement pour ça qu'il les cacha aussitôt dans ses poches. Il fallait qu'il dise ce qu'il avait sur le coeur depuis si longtemps.

    « Tu les as lu et je te crois. Tant mieux au moins tu connaissais mon état pendant ce temps là. Au moins toi, tu avais quelqu'un qui t'appelait. Anaëlle j'ai tellement espéré ne serait-ce qu'un seul signe de vie par sms par une amie, mais juste ça et je l'ai attendu longtemps. Et puis à un moment je me suis fait une raison, c'était plus dur mais j'arrêtais de rêver. Il baissa alors son regard, parce qu'il se sentait nul de remettre la faute sur elle, alors qu'elle n'y était absolument pour rien, une petite vois dans sa tête lui disait de continuer son speech tandis qu'une autre le traitait de crétin pour parler de cette manière à la fille qu'il … aimait. J'aurais jamais du t'embrasser et c'est tout, même si au fond... je le voulais. Juste à cause de ça je t'ai perdue. Il inspira faiblement et se rapprocha d'un pas de plus de la jeune femme. Il se baissa légèrement pour capter son regard. Il lui fit un faible ,voir pire que ça, sourire. Moi non plus, je … tiens trop à ça pour toi. Mais est ce que tu penses sérieusement pouvoir de nouveau être ami avec moi ? Je pourrais jamais changé ce que je ressens pour toi, et je veux pas refaire cette erreur, pas pour revivre ce qui s'est passé ensuite.»
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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Lun 30 Mar - 21:06

    « So many things I would take back
    You were the best I ever had
    I don't blame you for hating me
    I didn't mean to make you leave »


    Anaëlle ne savait pas pourquoi elle avait dit cela, elle ignorait ce que cette phrase signifiait pour elle, de quelle façon elle ne voulait pas le perdre. En tant qu'ami, pour sûr, c'était ce qu'il avait été depuis le début pour elle, un ami. Le meilleur ami qu'elle n'aie jamais eu. Mais voilà, cette soirée avait tout foutu en l'air, et maintenant ils en étaient là. A se regarder dans le blanc des yeux, dans un foutu parc complètement vide. Elle se rendait compte qu'elle avait fait une erreur, en évitant ses appels, ne répondant pas à ses quelques centaines de messages. C'était évident, il devait la détester pour ce qu'elle avait fait. Elle-même ne savait pas pourquoi elle avait fait cela, pourquoi elle s'était acharnée à l'éviter. Comme si elle pouvait seulement l'oublier. C'était impossible de l'effacer de sa mémoire, chaque fois qu'elle fermait les yeux, elle le revoyait devant elle, s'approcher lentement pour déposer ses lèvres contre les siennes. Elle secoua la tête pour chasser cette vision.

    Peut-être que finalement, il ne la détestait pas tant que ça...en tout cas il ne la trouvait pas stupide.Mais cela n'empêchait pas Anaëlle de se trouver complètement conne. Au lieu de prendre son portable, de composer la touche de numérotation rapide 2 et d'attendre qu'Aaron décroche, elle avait préféré se lamenter, essayer de démêler le sac de nœuds qu'était devenu son cœur et prendre un compas et...Anaëlle baissa les yeux sur son poignet. Si Aaron voyait ce qu'elle avait au poignet..des cicatrices, au moins trois cicatrices. Elle se détestait, littéralement. Pour être incapable de comprendre ce qui se passait dans sa propre tête, dans son propre coeur. Pour être incapable de stopper, du moins ralentir les battements de son coeur, qui étaient plus rapides que jamais. Pour laisser couler ses larmes sur ses joues devant Aaron. Pour être ce qu'elle était.

    Anaëlle passa sa main sur sa joue et sécha ses larmes. Elle devait se ressaisir, elle ne voulait pas se montrer faible, et en plus paraitre stupide devant son..ami, amant, sa connaissance, son coup d'un soir ? Elle ne savait même plus comment penser à lui, désormais. Elle savait une chose, c'était qu'elle n'avait pas cessé de penser à lui depuis qu'ils s'étaient quittés, qu'elle regrettait chaque jour son comportement stupide, et qu'elle..l'aimait. De quelle façon l'aimait-elle ? Très bonne question.

    Aaron reprit alors la parole, confirmant ce qu'elle pensait. Il l'avait attendu, un seul signe de vie de sa part, un petit sms, ridicule, qui ne lui couterait que 13 centimes, et aurait au moins rassuré Aaron. Mais elle ne l'avait pas fait. Elle aurait pourtant dû.
    Et..il ne regrettait rien. Elle non plus. Anaëlle déglutit à cette pensée, et ses ongles s'enfoncèrent dans sa paume. Ne regrettait-elle réellement pas cette nuit là ? Après tout, c'était ce qui avait tout enclenché, tout...fait tombé en morceaux. Mais, à bien y réfléchir, elle savait au fond qu'elle ne regrettait pas d'avoir senti ses lèvres contre les siennes, et de s'être réveillée à ces côtés. Car, ce matin là, même si la peur et la conscience des choses l'avaient frappée de plein fouet, au fond, elle avait ressenti quelque chose qu'elle n'avait jamais ressenti auparavant. La sensation d'être enfin à sa place. Dans ses bras.

    Non, elle savait qu'elle ne pourrait être amie avec lui, plus après ce qui s'était passé. Elle ne pouvait pas tirer une croix sur cette nuit ; Aaron non plus. D'ailleurs, il..;l'aimait. Pas comme on aime une simple amie, et elle le savait. Elle ne pouvait pas le faire souffrir en décidant qu'ils restent amis, comme avant. Anaëlle leva les yeux. C'était comme si elle ne contrôlait plus ses paroles, pendant une seconde. Une malheureuse seconde, qui suffit pourtant à ce que ses lèvres prononcent quelque chose...de sûrement choquant pour Aaron.

    « Je regrette rien de ce qui s'est passé. »

    Anaëlle piqua un fard et baissa les yeux. Elle avait le visage en feu, et sentit son cœur s'accélérer encore un peu plus. Gloups. Elle n'avait tout de même pas dit ça, si ?! Si, elle l'avait dit. Elle l'avait regardé dans les yeux, et l'avait dit. C'était surement d'ailleurs la première chose qu'elle avait prononcé avec certitude depuis le début de la conversation. Elle enfonça un peu plus ses ongles dans sa paume, qui était moite.

    « Hum, je...»

    Une petite voix lui soufflait dans sa tête de changer de sujet, immédiatement. Son cerveau fonctionnait à plein régime, mais elle ne parvenait pas à trouver une réponse. Elle n'osait pas lever les yeux et croiser le regard d'Aaron, pourtant elle savait que c'était dans son regard qu'elle trouverait ce qu'elle avait toujours cherché.

    « Bon sang, pourquoi est ce qu'il faut que tu sois aussi sexy ? »

    Anaëlle rougit encore, elle devait ressembler à une tomate avec des bras et des jambes. Elle avait l'impression qu'il y avait écrit «stupide& boulette» sur son front, et qu'un néon clignotait pour mettre l'inscription en évidence.

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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Lun 30 Mar - 23:35

      « Where are we going now ? »

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    Aaron se sentait encore plus stupide qu'il ne l'était il y a quelques minutes. Il se sentait stupide d'encore une fois exposé ses sentiments, il détestait faire ça, il n'aimait pas montrer ce qu'il ressentait, et pourtant, avec elle c'était différent. Avec Anaëlle de toute manière, tout avait toujours était différent, dans un bon sens. En effet Aaron n'avait jamais été le même avec Anaëlle, il avait toujours une attitude différente de celle qu'il avait avec d'autres. Avec Anaëlle, Aaron était honnête, drôle sans se forcer, attentionné, jaloux, il était lui même. Aaron avait toujours été très jaloux, non pas d'Anaëlle, mais de ceux qui se permettaient de la prendre dans ses bras alors qu'il était là, qui se permettaient de la regarder d'une façon pire que répugnante alors qu'il était là. Ce genre de petites choses avaient toujours eu le don de l'énerver. Et ce n'était pas qu'une petite crise, généralement ça finissait en bagarre à l'extérieur, c'était toujours plus fort que lui. Non, Aaron n'avait jamais supporté ça et il l'avait montré tellement de fois.

    Flash-back ;

    C'était devant la maison d'un des amis d'Anaëlle, qu'elle lui avait donné rendez-vous. D'après son coup de téléphone c'était la fête de l'année et il fallait absolument qu'il vienne. Aaron ne s'était pas fait prié et avait aussitôt cherché une tenue potable à se mettre. Le thème de la soirée : chic. Un basique, d'après lui. Il avait donc mis pour l'occasion sa cravate noir sur une chemise blanche et un jean. Si il y avait bien quelques choses que Aaron n'aimait pas, c'était les pantalons de costards, il en avait porté une fois dans sa vie, et avait aussitôt fait une croix dessus. Il se chaussa d'une paire de sneakers. Le style chic selon Aaron Nate Hellwood mesdames et monsieur. Bon pour rester malgré tout dans le thème il avait mit une veste de costard. Il était assez satisfait de lui, et pour une fois, Aaron n'avait pas lissé ses cheveux. Il avait donc retrouvé Anaëlle sur place, qui comme toujours, rayonnait dans sa robe noire. Étrangement durant cette soirée, Aaron avait cessé de la regarder avec ce regard « amoureux » mais comme un meilleur ami regarderait son ami. Ils étaient arrivés dans la maison qui étaient déjà remplies, l'alcool coulait à flot, la musique résonnait dans la mur, ça s'annonçait bien. Et comme toujours lorsqu'il allait en soirée, Aaron n'abusait pas de l'alcool, il voulait ramener Anaëlle saine et sauve et malgré la tentation, il ne voulait pas la mettre en danger. Il resta avec elle au départ puis parti automatiquement vers le buffet. L'estomac sur pattes se trouvait dans son élément, tous ses petits mets à déguster, ça il avait le droit. Et pour le coup il ne se priva pas, mais il ne fallait pas non plus abuser des bonnes choses. L'heure tourna assez vite, Aaron avait en quelques sortes vagabondé dans la maison enchainant de temps à autres la piste de danse, ou bien le jardin dans lequel il parlait avec d'autres invités. Et puis bien sûr au fond du jardin on entendait des bruits assez spécial, une chose était certaine : il y en avait qui ne supportaient pas l'alcool.

    Au alentours de deux heures du matin Aaron se décida à aller chercher Anaëlle. Il n'était pas trop tard ni trop tôt pour la ramener. En effet, les parents de la jeune femme avait une grande confiance en lui, et Aaron savait qu'ils comptaient sur lui. Et puis même, en les oubliants un peu, Aaron ne voulait pas retrouver Anaëlle comme les autres dans le fond du jardin, ou bien dans une chambre avec un parfait inconnu. Ca jamais. C'est donc d'un pas décidé qu'Aaron s'approcha de la piste de danse où Anaëlle était entouré de quelques filles mais surtout de garçon. Aux yeux d'Aaron rien ne le gênait jusqu'à ce qu'il n'intercepte ce regard et ce geste qui lui était destiné à lui. Aaron écarquilla les yeux, il ne s'attendait pas du tout ça. Surtout de la part d'un type pareil. Et le pire c'est qu'après ça il se mit à danser un peu trop près d'elle. Alors ça.

    « Allez Anaëlle vient on y va maintenant . »
    « Lâche là tu vois pas qu'elle s'amuse ! »
    « T'as un problème face de calculette ?! »
    « C'est que le petit mouton noir va s'énerver ! »

    Et aussitôt le poing d'Aaron vint s'écraser contre la figure de ce typer. Laissant derrière lui un immense silence parmi les invités, il y avait juste la musique qui restait comme fond sonore derrière. Anaëlle ne dansait plus elle regardait comme les autres Aaron avec de grands yeux, comme les autres. Aaron attrapa sa main et la guida à l'extérieur. Il lui remit sa veste sur ses épaules, ce qui faisait un peu trop grand sur elle mais qu'importe. Il appela très vite un taxi pour partir d'ici, la déposer, et ensuite rentrer chez lui se remettre de ses émotions. Le taxi arriva juste quelques minutes après le coup de fil d'Aaron. Un silence s'était de nouveau instaurer entre eux, chacun la tête collée contre la vitre. Aaron ne voulait pas s'expliquer sur son geste. Il avait ses raisons, mais il était déjà persuadé de devoir répondre à un interrogatoire demain matin au réveil. Anaëlle semblait vouloir des réponses à ça également.

    « Je peux savoir pourquoi t'as fais ça ? T'imagines il est dans mon lycée … je crois ! »
    « J'ai pas envie d'en parler. Demain peut-être. »
    « Maintenant Aaron. »
    « J'ai pas aimé la façon dont il te regardait c'est tout. »

    Fin Flash-Back ;

    Aaron se rappelait encore de toutes ses grosses crises qu'il lui avait fait vivre, et comme après chacune d'entre elle, Aaron s'en voulait toujours. Et à chaque fois après ça, il finissait par l'invité à prendre un café avec lui, et ça se finissait généralement en soirée DVD chez elle, elle en avait une collection impressionnante qui l'avait toujours bouché. Il adorait passer du temps chez elle, malgré le fait que c'était trop grand pour lui, il appréciait le charme de sa maison, il appréciait la convivialité de ses parents, il appréciait les repas plateaux sur le lit d'Anaëlle, il appréciait passé du temps en sa compagnie tout simplement. En même temps qui ne pouvait ne pas aimé passer du temps avec elle ? Anaëlle était premièrement bien plus amusante qu'un match de catch, plus vivante qu'un magazine, et beaucoup plus facile à chatouiller qu'un sims ! Oui parce que avant de la connaître, c'était les passe-temps d'Aaron, enfin c'était assez rare de le voir devant la télé, et encore plus devant les sims. Mais du peu qu'il savait de ce jeu, c'est qu'on contrôlait sa vie. Beaucoup trop facile pour Aaron bien que parfois il préférait la simplicité.

    Il avait bien entendu. Elle ne regrettait pas. Aaron se repassait ses mots depuis quelques secondes dans sa tête. C'était tellement incroyable qu'elle lui dise ça. Alors là franchement il était abasourdi. Ca paraissait incroyable, surtout venant d'elle. Et le plus fort dans tout ça c'est la confiance avec laquelle elle l'avait dit. C'était … Un sourire se dessina sur les lèvres d'Aaron un immense sourire, ou plutôt un sourire naturel, pas un de ses sourires forcés qu'il avait l'habitude de faire non c'était différent. Aaron était complètement ailleurs. Il laissa un petit rire s'échapper, il fallait avouer qu'on le lui disait pas souvent ça. Souvent c'était « Il est mignon. » pas plus, il se sentait plus … mature. Sexy c'était le grade au dessus de mignon. C'était ça d'acquis !

    « Je dois prendre ça comme un compliment c'est ça ? Où est ce que pour moins te mettre mal à l'aise tu veux que je me mochifie ? Son sourire s'accentua un peu plus et Aaron se rapprocha de nouveau d'Anaëlle et il constata avec surprise qu'elle avait grandit et qu'elle faisait la même taille que lui. Quel déception, pauvre Aaron. Au moins c'était plus pratique, il n'avait pas besoin de se baisser pour la regarder. Son regard et le sien était à la même hauteur. Plus parfait ça n'existait pas. Et puis on va pas se mentir, t'es plus sexy que moi, ce qui met encore plus mal à l'aise en ce moment même. »
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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Mar 31 Mar - 17:43

    « Now I'm here to say I'm sorry
    And ask for a second chance
    All I want to do is make it up to you
    Cause when it all comes down to the end
    You were the best I ever had »


    Si il y avait eu un mur devant elle, elle se serait sans doute cognée la tête contre. Pourquoi fallait-il qu'elle dise une chose pareille, hein ? D'accord, elle n'avait jamais été très futée lorsqu'il s'agissait de trouver des changements de sujets, mais là, c'était...voilà quoi. Est ce qu'une amie disait à un autre ami qu'elle le trouvait sexy ? Raah, nan mais quelle idiote; Elle garda les yeux baissés un instant, évitant le regard d'Aaron, qu'elle imaginait déjà surpris.
    En même temps, elle avait toujours été un peu comme ça, d'un naturel gaffeuse, elle ne pouvait pas combattre cela. Elle savait qu'elle ne devait pas parler, mais le flot de mots sortait tout seul de sa bouche, sans qu'elle ne puisse y faire grand chose. La plupart du temps, ce genre de gaffes étaient pris à la rigolade, puisqu'elle disait des choses pas forcément choquantes ou méchantes, le plus souvent ses gaffes étaient prises à la rigolade par ses interlocuteurs. Mais là, hum, il n'y avait pas vraiment de quoi rire, c'était plus que gênant d'avoir dit ça.

    Depuis qu'elle avait recroisé son regard, depuis à vrai dire cette nuit qu'ils avaient passé, ensemble, Anaëlle avait passé beaucoup de temps à penser à lui, à se demander comment elle le voyait, si il était toujours son ami ou pas, quels étaient ses sentiments pour lui. Elle s'était persuadée pendant tout ce temps qu'il était un ami, un simple ami, avec lequel elle pouvait rire sans retenue, être elle-même, la véritable Anaëlle Layla Andrews sans se faire juger et critiquer. Il était celui avec lequel elle passait le plus de temps, et elle en était ravie. Elle avait l'impression qu'ils pouvaient tout partager, les joies comme les peines, et qu'ils pouvaient affronter tous les malheurs du monde, parce qu'ils étaient ensemble. Mais...apparemment, ils ne pouvaient pas partager le même lit, sans aucune ambiguïté. Puisque Aaron ne la voyait plus comme une amie, mais comme beaucoup plus.

    Elle aurait dû s'en douter. Des centaines de scènes qu'ils lui avaient faites, et elle n'avait rien vu venir. Lorsqu'elle était à côté d'un garçon, même sans lui parler, Aaron venait éloigner le garçon d'Anaëlle, comme si elle risquait d'attraper une quelconque maladie en étant trop près de lui. Lorsqu'une personne de la gente masculine venait lui parler, Aaron la surveillait toujours du coin de l'oeil. Elle avait prit cela pour de l'attention pour elle, le fait qu'il soit plutôt protecteur envers elle, et elle appréciait cela; Vu leur première rencontre, il était normal qu'il soit protecteur envers elle. Mais elle n'avait pas vu derrière el masque, qu'en fait il était fou de jalousie. Il voulait la voir dans ses bras plutôt que dans les bras d'autres mecs, qui ne la voyaient pas comme elle était réellement.
    Ces crises de jalousie ; ils s'en remettaient toujours. Anaëlle lui en voulait, pour sûr. Limite s'il ne l'empêchait pas d'aller parler à son ami d'enfance, qu'elle connaissait depuis qu'elle avait trois ans et dont les parents étaient très amis. Mais ils se relevaient toujours, elle ne pouvait pas lui en vouloir longtemps, sans trop savoir pourquoi d'ailleurs. Leurs disputes ne duraient jamais très longtemps, une réconciliation autour d'un des milles DVD qu'Anaëlle avait chez elle, un paquet de pop corn et des bonbons en tout genre, et hop, la crise s'était envolée, pour laisser place à nouveau au paisible couple...d'amis, évidemment.

    Elle pouvait voir ce petit éclat dans ses yeux, comme si on y avait placé deux diamants brillants. Elle avait vu ses mains qui tremblaient, avant qu'il ne les enfouissent dans les poches de sa veste en cuir. Elle savait qu'il était sans doute plus perturbé par sa présence qu'elle ne l'était par la sienne. Quoique, pas sûr. Anaëlle en était au même point que lui, côté mains moites qui tremblent. Les yeux brillants, par contre, elle l'ignorait, puisqu'elle ne se voyait pas.
    Pendant quelques secondes, elle se demanda si elle avait bien fait. Enfin, elle n'avait pas fait exprès de faire cette gaffe, pour sûr. Mais pour une fois, elle aurait pu essayer de contrôler son flot de mots, en gros se la fermer. Mais elle en avait été incapable, et se demandait si elle n'avait pas été stupide. Encore une fois. Elle avait déjà eu une attitude idiote en ne le contactant pas pendant un long bout de temps...et maintenant ça. Elle ne regrettait pas. Elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle avait dit la pure et simple vérité. Elle ne regrettait rien, rien du tout. Peut-être qu'il fallait que ça se passe comme ça entre eux, peut-être que finalement, elle allait découvrir qu'au fond d'elle, ce qu'elle avait toujours ressentit pour lui était plus qu'une simple amitié. Beaucoup plus. Mais elle était incapable de dire ce qu'elle ressentait à cet instant précis, face à Aaron. Elle n'avait jamais ressenti cela auparavant, avec personne. Alors elle était complètement perdue.

    A la réponse d'Aaron, elle osa enfin lever les yeux vers lui, et un sourire se dessina sur son visage. Lui, devenir plus moche ? Impossible ; elle avait l'impression qu'il était né pour être sexy, et que quoi qu'il fasse, rien ne pourrait changer cela. Elle se mordit la lèvre, surprise par ses propres pensées, et rougit à nouveau lorsqu'il termina sa phrase. Un petit instant de silence s'installa entre les deux; un silence plutôt gêné. Anaëlle aurait aimé savoir ce qu'elle voulait, ce qu'elle ressentait, pourquoi elle avait tellement envie qu'il la prenne dans ses bras ; la serre contre lui comme il n'avait jamais serré personne auparavant. C'était Aaron, bon sang. Son meilleur ami, depuis des années maintenant. Son meilleur ami, point barre. Rien d'autre. C'avait été une simple erreur d'un soir. Hum, une minute. Il n'y a pas erreur si les personnes ne regrettent rien, si ?!Han, Anaëlle avait envie de mourir, comprendre ce qui se passait dans son cœur semblait trop compliqué pour elle. Si seulement il pouvait l'aider un peu...mais justement, pour la première fois, elle ne pouvait parler de ce qui la perturbait avec Aaron, puisque...c'était lui, qui la perturbait. De plus, il s'était rapproché d'elle ; ils faisaient désormais exactement la même taille, et ses yeux chocolats brillants étaient exactement en face des siens. Son cœur battait encore un peu plus vite qu'avant. Rien, il ne l'aidait en rien à démêler son sac de nœuds, là. Elle ne voulait pas lui dire quelque chose dont elle n'était pas sûre, mais elle ne voulait pas non plus briser son petit cœur. Jamais. Elle baissa et secoua la tête.

    « Je sais pas où j'en suis, je sais plus...elle leva à nouveau la tête, elle avait l'impression qu'il s'était encore rapproché d'elle, et que, si elle bougeait la tête de dix centimètres en avant, elle rencontrerait ses lèvres. Elle en mourrait d'envie, d'ailleurs. Non, mais non. Elle ne devait pas faire ça, ce geste aurait le don de l'embrouiller encore plus. A moins qu'il résolve tout d'un coup.
    Il y a un mois, t'étais...Aaron quoi, mon meilleur ami...elle déglutit. Mais maintenant...je te vois plus comme avant... »
    Et comment elle le voyait, maintenant ? Hum...elle savait qu'elle avait la réponse...pas très loin. Il lui suffisait de lever les yeux, de croiser à nouveau son regard...et elle l'aurait, la réponse à la question qu'elle se posait depuis un moment.


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Aaron N. Hellwood

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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Mar 31 Mar - 20:04

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    La situation lui échappait complètement. Aaron était complètement perdu, non pas à travers ses sentiments, mais à travers ceux d'Anaëlle. Le problème c'est qu'il avait toujours réussi à comprendre ou plutôt à déchiffrer ce qu'elle ressentait et là il n'y arrivait pas, ce qui le laissait complètement penaud. Il n'aimait pas ne pas savoir ou plutôt ne pas comprendre ce qui se passait, cette sensation de devoir juste attendre pour pouvoir ensuite réagir, ce n'était pas supportable, pour lui du moins. Il cherchait dans le regard océan d'Anaëlle la réponse à ses questions mais rien. Et même elle semblait perdue à son tour. Mais cela ne les aidaient pas, absolument pas. Il fallait que quelques choses se produisent là maintenant tout de suite,mais il ne fallait pas juste prier, il fallait aussi agir. Mais ce n'était pas, ce n'était plus à Aaron d'agir. Il avait fait ce qu'il avait désiré faire la nuit passée : l'embrasser. Anaëlle était devenue le maître de jeu et les dés étaient en sa possession. Et étrangement quoi qu'il arrive, quoiqu'elle fasse, Aaron savait qu'il pourrait le surmonter. Il avait réussi à surmonter d'autres épreuves beaucoup plus dures que ça. À vrai dire, Aaron prenait énormément de recul par rapport à tout ça, il savait que si il mettait de nouveau ses sentiments en avant, il était fichu.

    Aaron se demandait toujours comment eux deux avaient put en arriver là ? Et malgré le fait que la réponse était évidente Aaron recherchait dans sa tête une autre possibilité, une autre réponse possible pour qu'ils soient là, dans ce parc, l'un en face de l'autre. Enfin si Aaron ne s'était pas autant rapproché il ne serait pas aussi proche d'Anaëlle. D'ailleurs dans ce long silence, trente secondes à tout cassé, Aaron recula légèrement, laissant un peu d'air à Anaëlle. Il se sentait mal de s'était avancé autant près d'elle, et le fait de la voir si proche de lui le perturbait un peu plus, et si Aaron était instable, cela voulait dire qu'Aaron n'était pas dans un état normal, ce qui était anormal. Il devait être lui même, montré à Anaëlle qu'il n'avait pas changé, qu'il était resté le même et qu'elle pouvait de nouveau lui faire confiance. Mais qu'est ce qu'il croyait ? Jamais elle ne lui referait confiance, elle ne pouvait pas. Il lui promettais de rester amis toute la vie pour ensuite l'embrasser, et d'après ce qu'il savait embrasser une personne sur la bouche ne signifiait pas « Tu es mon amie » mais plutôt « Je t'adore plus qu'une amie » ou quelques choses dans le même genre. Aaron avait brisé sa promesse, et si ça se trouve elle ne s'en rappelait même plus. Et puis là n'était pas la question. Finalement si Anaëlle aurait juste voulu rester amie avec Aaron elle l'aurait repousser aussitôt. Mais elle ne l'avait pas fais. Non elle avait glissé ses mains derrière sa nuque et avait prolongé son baiser. Le contexte s'y prêtait également... ou pas. Est ce que le fait qu'elle venait de se faire plaqué le jour de ses 17 ans excusait ça ? Il ne savait pas et il ne voulait pas savoir. Il fallait tirer un trait sur le passé, Aaron pouvait le faire. Il le ferait seulement si elle l'y aidait, si elle ajoutait un peu de clarté à tout ça. Elle ne le faisait pas.

    Souvent, lorsqu'ils étaient encore meilleurs amis, c'était Aaron qui était à la source des disputes, il agissait souvent comme un garçon trop protecteur, c'était limite si il ne mettait pas une caméra dans son sac pour voir où elle se trouvait. Non quand même pas, il n'était pas fou non plus. Aaron n'avait pas d'excuses à cette jalouse maladive, mais il avait toujours eu trop peur qu'on lui fasse mal sentimentalement, il avait toujours trop peur qu'un jour elle l'appelle en pleurs pour lui dire que c'était fini avec son petit-ami. Et malgré tout Aaron ne se réjouissait jamais, il n'était pas heureux quand elle s'était fait quitté, parce qu'elle n'était plus heureuse. Si Anaëlle était heureuse alors Aaron aussi, sauf que parfois il cachait bien sa joie. Mais c'était l'essentiel, son bonheur passait avant le sien. Bien sur il en avait toujours fais un peu trop, et une fois que sa période de « crise » fini sa soeur lui parla clairement : « Franchement, laisse de lui de l'espace Aaron, t'es pire que jaloux, presque possessif, tu te rends pas compte ! ». En effet il ne se rendait compte. River était franche, et il appréciait ça chez elle, c'est d'ailleurs grâce à son honnêteté qu'il avait avançavancé face à cette situation. Sans elle, il ne réagirait surement pas de cette manière en ce moment même.

    Il fallait prendre sur soi dans ce genre de moment et c'est ce qu'il essayait de faire bien que ce n'était pas très facile. Comment ne pas résister à ces charmants petits yeux bleus, ou tout bêtement à ce petit bou de femme qui se tenait en face de lui, sérieusement. Elle était plus irrésistible dans cette jupe noir avec sa chemise blanche et ses petites ballerines noires. Il reconnaissait parfaitement son style vestimentaire, elle n'avait pas changé. Il aurait tellement aimé pouvoir là tout de suite la prendre dans ses bras comme il l'aurait fait quand ils étaient encore amis, bien évidemment il ne pouvait pas le faire, il ne pouvait pas la rassurer alors que lui ne l'était même pas. Raaah c'était bien trop compliqué pour lui tout ça. Impossible mais surtout incapable de suivre ce qui se passait sous ses yeux. Elle osa enfin briser le silence et ce qu'elle lui dit ne l'aidait vraiment pas. Il avait la confirmation en son elle était perdue tout comme lui. Comme quoi malgré le temps ils avaient toujours un point commun, même deux, c'était ça d'acquis.

    Aaron baissa les yeux. Elle ne le voyait plus comme avant, le fait est comment elle le voyait alors ? Et lui comment il la voyait finalement. Enfin Aaron n'avait même pas à s'interroger sur la question, comme il le disait naïvement à sa soeur, c'était son amoureuse. Lui avait été son meilleur ami il y a un mois, et elle aurait du l'être pour lui. Il fallait qu'il s'explique une bonne fois pour toute auprès d'elle mais il n'en avait pas le courage, c'était trop se demander à lui-même. Il n'avait plus la force pour ça.

    « Anaëlle je peux rien changer pour ce qui est tes sentiments envers moi... J'ai sincèrement pas envie de te perdre ni te te faire souffrir encore. Aaron avait remarqué juste à l'instant les griffures d'Anaëlle sur son poignet. Il se sentait encore plus coupable qu'il ne l'était avant. Il l'avait poussé à ça, et c'était évident que ce n'était pas des griffures de chat. Aaron ne s'approcha pas pour autant mais posa sa main sur son poignet. Elle avait ça et par sa faute, parce qu'il l'avait embrassé. Aaron Nate Hellwood était un ignoble monstre. Il regretta son geste et retira aussi vite sa main, elle était déjà assez perdue comme ça et ce geste là ne l'aidait pas. Je suis désolé Anaëlle. Je voudrais juste savoir ce que tu ressens si je touche ta main comme ça... Aaron reposa sa main doucement dans la sienne puis se rapprocha encore plus qu'il ne l'avait fait précédemment d'Anaëlle et la regarda dans le blanc des yeux. Et ce que tu ressens quand je me tiens en face de toi comme ça. J'ai besoin de savoir, j'ai surtout besoin de … toi, de quelle manière peu m'importe. »
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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Mar 31 Mar - 20:52

    « Now I know you're the only one that I want
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    C'est exactement dans ce genre de moments qu'elle se sentait stupide. Stupide de ne pas pouvoir comprendre ce qui se passait dans son cœur, dans sa tête. Elle se sentait incapable de lever les yeux vers lui, et pourtant, elle savait que la réponse se trouvait là, en face d'elle, dans les yeux chocolats d'Aaron. Ils étaient seuls dans le parc, comme si la Terre avait détesté de ses habitants, qu'ils étaient seuls au monde. Si il y avait eu une catastrophe naturelle, et qu'Ana' aurait du choisir une seule personne avec laquelle partager cette épreuve, elle l'aurait choisi lui, pour sûr. Sans lui, elle n'était rien. Comme une bombonne d'oxygène vide. C'était exactement la sensation qu'elle avait eue pendant ces derniers temps, celle de manquer d'air. La personne qui lui fournissait l'air qu'elle avait besoin de respirer était là, devant elle. Au fond, elle savait ce que tout cela signifiait.

    La vérité, le pourquoi du comment elle ne disait pas ce qu'elle ressentait, c'était la peur. La peur la nouait, et l'étouffait, la faisant mourir à petit feu. Toutes les personnes auxquelles elle s'étaient attachées l'avaient fait souffrir. L'une de ses amies, qu'elle avait rencontrée en sixième, et à laquelle elle racontait tout. Jusqu'au jour où cette dernière a commencé à dévoiler toute sa vie aux autres, qui ont fini par la montrer du doigt pendant plus d'un mois au collège. Puis son premier petit ami. Qui lui avait brisé le cœur. Elle était folle de lui, et lui se contentait de faire semblant, d'écouter l'avis de ses amis, et de..l'ignorer. Anaëlle en a beaucoup souffert ; c'est l'époque où elle a commencé à s'automutiler d'ailleurs. Après, avec le temps, le coup de poignard qu'il lui avait enfoncé dans le cœur, la douleur s'était atténuée, et elle avait arrêté. Grâce au soutien de ses amis..et aussi, surtout, à sa rencontre avec Aaron. Son ange, tombé du ciel pour la sauver.

    • Flash Back ;

    Anaëlle avait l'impression de tomber, une chute sans fin. Le responsable ? Son petit ami, enfin son ex désormais. Elle le détestait. Elle l'avait aimé depuis le premier regard échangé, et il lui avait brisé le cœur. C'était trop bau pour être vrai, de toute façon. L'amour, ça craignait. Elle détestait cela, elle avait l'impression d'avoir perdu la fois en tout, et surtout en l'amour, ce sentiment pourri qui vous donne de belles illusions et vous déçoit ensuite.
    Les écouteurs sur les oreilles, Anaëlle écoutait sa chanson favorite. Elle pouvait tenir le coup ; elle pouvait passer ce moment de déprime, ce moment de souffrance. Elle pouvait arrêter de s'enfoncer le compas dans les veines de l'avant-bras, elle en était capable. Elle allait y arriver.

    « Excusez-moi. »
    Elle s'apprêtait à continuer son chemin lorsque la personne qu'elle avait bousculée la retint par le bras. C'était un garçon un peu plus âgé qu'elle, à cette époque elle avait 14 ans, et il devait en avoir 17. Un rictus mauvais se dessina sur son visage, puis il planta son regard noir dans les yeux d'Anaëlle.
    « Alors ma jolie, où est ce que tu veux aller comme ça ? »
    Un autre garçon rejoignit soudain le premier, et eut un même sourire mauvais en apercevant Anaëlle.
    « Viens boire un verre avec nous, t’es pas pressée, si ? »

    Tout s'était passé tellement vite que la jeune fille avait mis un moment avant de comprendre que des garçons l'entouraient, et la...touchaient. Son ipod tomba sur le sol, et l'un des garçons l'écrasa avec le pied. Anaëlle déglutit. Elle avait peur, très peur. C'était pire que dans ces films, où l'on voyait des filles se faire agresser, puis violer, et ensuite torturée pour des conneries. Elle avait l'impression qu'elle n'était pas jolie, ce depuis toujours, alors pourquoi est ce qu'ils s'en prenaient à elle ? Peut-être qu'ils s'étaient dit qu'ils voulaient s'attaquer à une moche, pour changer. L'un des garçons s'approcha lentement d'elle, et lui serra la main jusqu'à la limite de lui broyer les os. Ana' ferma les yeux, en espérant vainement qu'ils s'en aillent.
    « Laissez-la tranquille, bande d’idiots. Dégagez ! »

    Anaëlle entendit des bruits de course, puis une main serrant sa main encore douloureuse. Elle osa ouvrir les yeux, et se retrouva face à face avec un garçon de son âge. Cheveux bruns un peu en bataille, un peu plus grand qu'elle, un petit sourire dessiné sur ses lèvres. Puis enfin, ses yeux. Des yeux chocolatés, qu'elle ne serait pas prête d'oublier.
    « Merci. »

    • Fin du Flash Back ;

    Il l'avait sauvée, ce jour là. Et bien plus que sauvée des voyous qui s'apprêtaient à l'agresser, voire pire. Il l'avait sauvée mentalement, aussi. Il l'avait écoutée pendant des heures, comprise aussi. Conseillée. Il l'avait aidée à remonter la pente. C'était grâce à lui qu'elle ne s'était plus automutilée ; grâce à lui qu'elle s'était sentie plus heureuse. Pour lui qu'elle se levait tous les matins. Parce qu'elle se disait intérieurement ; « si je me morfonds, Aaron me tueras. »

    Anaëlle déglutit, et leva les yeux. Enfin. Elle croisa son regard, et son coeur doubla la cadence, ses mains se mirent à trembler. Aaron lui prit le poignet, et remarqua ses cicatrices. Elle déglutit. Elle entrouvrit la bouche. Elle voulait lui dire que ce n'était pas de sa faute si elle s'était faite ça, c'était de sa faute à elle, uniquement.

    « Aaron, ces cicatrices, ce n'est pas de ta faute...»

    Elle s'interrompit lorsqu'il s'empara de sa main et se rapprocha, beaucoup plus près qu'auparavant. Deux centimètres, et elle l'embrassait. Il sentait la chlorophylle. Ce qu'elle ressentait ?! La jeune femme sentait des petits papillons dans son ventre. Elle déglutit. Elle devait dire quelque chose, n'importe quoi. Ce qu'elle ressentait ? Elle regarda dans les yeux d'Aaron, et sentit des frissons lui monter le long de sa colonne vertébrale. Elle s'approcha, et serra sa main dans la sienne. Deux centimètres, et elle l'embrassait. Elle le savait. Elle savait ce qu'elle voulait. Lentement, et un peu hésitante tout de même, elle déposa ses lèvres sur les siennes. Ce qu'elle voulait, c'était lui.

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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Mar 31 Mar - 21:43

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    Quand il l'avait vu pour la première fois, elle était entourée de ces trois types qui lui faisaient du mal. Elle lui avait dit quelques temps après. Et c'était à partir de là qu'Aaron s'était promis de la protéger pour que ne plus que ça lui arrive, plus jamais, et si par malheur ça se reproduisait il s'en voudrait pour toujours. C'était d'ailleurs cette instint protecteur qui avait plu aux parents d'Anaëlle. Il arrivait souvent à Aaron de ne pas rentrer chez lui le soir et de dîner avec sa familel à elle, ce qui, était assez étrange. Pas pour eux en tout cas, ils aimaient le respect qu'Aaron avait pour leur fille unique. Ils aimaient savoir qu'ils pouvaient compter sur lui lorsque sa fille sortait. Cette confiance en plus de son instinct protecteur maladif avait fait qu'Aaron ne laissait plus d'air à la pauvre jeune fille. Personne ne peut imaginer à quel point il regrette d'avoir joué les grands-frères plutôt que son meilleur ami. Mais finalement les deux se ressemblent ? Sauf qu'Aaron voulait être tout sauf un frère pour Anaëlle.

    Si on résumait leur histoire, elle serait digne d'un film romantique dramatique, et gagnerait même un oscar pour le scénario tellement celui-ci est développé et incroyablement original. Les deux meilleurs amis parfaits, qui se chamaillent pour la moindre petit choses, mais qui ont une confiance aveugle l'un dans l'autre, finissent un soir par s'embrasser. Là est le drame. Le lendemain le meilleur ami se réveille sans elle. Plus de nouvelle jusqu'à ce jour de retrouvailles mystères dans ce parc. Et fin ? Non justement pas fin. Le pire c'était que cette histoire prenne fin aujourd'hui. C'était la pire chose qui pouvait leur arrivé, aussi bien pour lui que pour elle. Un mois sans elle, ça avait éét de la pure torture. De la pure torture de savoir qu'elle fréquente les mêmes couloirs que vous, peut-être main dans la main avec un autre, qu'elle vous a surement complètement oublié. Et elle, elle souffrait aussi. Anaëlle avait raconté plusieurs fois à Aaron son auto-mutilation, pour des causes diverses, et que c'était plus ou moins récent. Aaron ne l'avait pas cru et elle lui avait montré. Aaron aurait put partir en courant, effrayé par ce geste et ne plus jamais lui reparler en la prennant pour une cinglée. Parce qu'apparement on lui avait déjà fait ce coup là. Mais non lui était resté assis en face d'elle sur son bureau sa main sur son poignet. « Je vais t'aider si tu veux bien. » c'était ces mots rassurant qu'il avait pronocé en apprenant ça. Et de jour en jour elle avait arrêté, quelle fierté lorsqu'elle s'était arrêté. Ils avaient même été dans un restaurant de restauration rapide pour fêter ça. Quelle soirée.

    Le fait de revoir ses marques sur son poignet mettait Aaron mal à l'aise. Il en avait détaché son regard pourtant il revoyait les cicatrices sur son poignet, il les voyait, c'était les mêmes qu'avant. Il l'avait embrassé, elle était parti, elle se mutilait. La cause c'était bien lui et c'était elle qui subissait les conséquences alors qu'il n'avait pas arrêté de se dire que justement sans lui elle devait se sentir beaucoup mieux. Peut-être pas finalement. Non peut-être qu'elle avait tout aussi besoin de lui qu'il avait besoin d'elle. Anaëlle avait complètement changé la vie d'Aaron, il l'avait rencontré à son arrivée dans Oxford et aussitôt elle l'avait intégré dans la ville. À sa manière évidemment, mais ce n'était qu'un excellent souvenir parmi d'autres. Ce déménagement des États-Unis à ici était un nouveau point de départ pour toute la famille Hellwood. Anaëlle faisait partie de cette nouvelle quoi qu'il arrive. Elle avait été là pour lui depuis le début, et ça même dans les pires du moment. Il se demandait toujours comment elle avait réussi à tenir aussi longtemps, comment elle avait réussi à le supporter aussi longtemps.

    Mais ce qu'il savait c'est qu'elle avait réussi, parce que quand ils étaient tous les deux, même si le pire arrivaient, ils savaient le surmonter parce qu'ils étaient ensembles. Parce qu'ils étaient ensembles elle avait arrêté de se mutiler, elle souriait. Déjà qu'elle souriait pas mal avant mais alors à près. Et lui aussi, lui aussi souriait, lui aussi était heureux. Parce que leur amitié leur permettait tout. Rien qu'à cette idée Aaron était nostalgique. Ils avaient un passé, ils avaient un présent, et le meilleur qu'Aaron pouvait espérer c'était qu'ils aient un futur. Peut importe la direction que celui ci aurait, il voulait juste la savoir à ses côtés. Il voulait juste savoir qu'à trois heures du matin elle l'appellerait pour lui dire qu'elle n'arrivait plus à dormir, ou bien que ça n'allait pas. Aaron voulait qu'elle le traine, qu'elle le pousse pour rentrer dans un autre magasin de vêtments de petites filles à papa. Aaron voulait encore se moquer avec elle de ses filles qui étaient plus que ridicules dans ce genre de magasins. Il voulait tellement de choses. Mais c'était le passé et il souhaitait encore de nouvelles activités à faire, avec elle, sans elle c'était inimaginable.

    Il se tenait en face d'elle. Étrangement son coeur se mit à frapper contre sa poitrine. Aaron eut la soudaine envie de mettre sa main devant son torse pour calmer les battements, mais il savait bien que c'était inutile. Ses yeux fixaient ceux d'Anaëlle, ses yeux océans dans lesquels il nageait complètement. Ce désir de vouloir la serer dans ses bras à nouveau était toujours présent dans sa tête mais il fallait qu'il se contrôle, si il ne se contrôlait pas, il allait surement la perdre de nouveau. Jamais. Il fallait qu'il la laisse faire, il fallait qu'il attende. Impatient comme il était c'était dur, dur de rester là passif, mais il l'aimait … il l'aimait tellement qu'il tenait. Et plus Aaron la regardait plus ses sentiments s'affirmaient peu à peu. Et là, comme par enchantement, ses lèvres vinrent de nouveau toucher les siennes. Cette sensation, ses petits papillons dans son ventre, ses frissons sur ses bras, il y a un mois. Cette sensation chaude et agréable il la ressentait. Aaron garda quelques secondes de plus ses lèvres contre les siennes tout en gardant sa main dans la sienne. Il sentait son poux frapper dans sa main ce qui eut le don de le gêner. Aaron réouvrit peu à peu ses paupières fixant Anaëlle. Il fallait qu'il parle. Pour dire quoi ? Les trois petits mots. Est ce que c'était le bon moment ? Pas pour l'instant, Aaron reposa de nouveau ses lèvres contre les siennes, juste car c'était tellement agréable. Tellement incroyable et pourtant, c'était vrai. Aaron se pencha alors près de l'épaule de la jeune femme, prenant une faible inspiration. Il allait les dire, il y était presque. Il allait tout gâcher. Alors il se contenta de déposer un baiser sur sa joue. Ses bras vinrent alors l'entourer. Il savait qu'il ne devait pas parce qu'elle faisait peut-être ça comme la dernière fois. Son coeur lui disait le contraire et c'est pour ça qu'il la voulait contre lui. Et elle l'était. Ses cheveux était à sa hauteur. Cette odeur de noix de coco. Il déglutit.
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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Mer 1 Avr - 15:08

    « Penser à vous fait battre mon cœur plus vite,
    Et c'est la seule chose qui compte pour moi. »



    Des jours, non, des mois qu'elle cherchait à comprendre ce qui se passait dans sa tête, des mois qu'elle se demandait pourquoi diable elle était incapable de le rappeler, pourquoi est ce qu'elle ne pouvait pas ouvrir sa boite mail et lui envoyer un message. Pourquoi, une fois qu'elle avait laissé ses doigts courir sur le clavier, elle fermait la fenêtre et se levait, pour aller..;prendre l'air. Pourquoi est ce qu'elle était aussi gênée, rien que dans le fait de penser à lui. Pourquoi elle n'avait pas dormi dans son lit pendant trois jours après qu'ils l'aient fait. Maintenant elle avait compris. Pourquoi elle sentait ses doigts trembler lorsqu'elle composait son numéro, ce qui faisait qu'elle finissait toujours par abandonner. Pourquoi elle ne voulait pas dormir dans son lit, pourquoi elle avait peur de sentir encore son odeur de chlorophylle dans ses draps. Pourquoi elle avait explosé son portable contre le trottoir d'une rue d'Oxford lorsqu'elle l'avait entendu prononcer les mots magiques, que toute fille rêve d'entendre.

    La réponse qu'il lui fallait, elle l'avait enfin trouvée. Dans les yeux d'Aaron, lorsqu'elle avait ses lèvres contre les siennes, lorsqu'elle pensait à lui. Ce sentiment qui s'emparait d'elle, qu'elle ne parvenait pas au départ à reconnaitre ; c'était l'amour. Cette connerie à laquelle elle ne voulait plus croire, car c'était de sa faute si elle avait eu le cœur brisé, de sa faute si elle avait aimé jusqu'à en crever, presque. Et elle n'avait pas pu reconnaitre ce sentiment, car il lui paraissait tellement différent par rapport aux autres fois où elle avait été amoureuse...elle avait déjà eu le cœur qui battait plus fort et plus rapidement que d'habitude, déjà eu les mains moites et tremblotantes mais..jamais autant. Maintenant qu'elle savait ce qu'elle ressentait, elle avait la trouille. Une trouille bleue. Pas de ne pas être voulue en retour, mais...de ses sentiments. Parce que jamais, auparavant, ils n'avaient été aussi forts.

    Anaëlle avait trouvé ce qu'elle avait tant recherché, depuis le début. Elle s'était toujours sentie stupide-pour ne pas changer- de croire à ces idioties, elle savait que les comptes de fées n'existaient pas, le prince charmant non plus. Pourtant, elle croyait que, dans le monde, il y avait une personne parfaite pour chacun. Depuis longtemps, elle s'était sentie comme si une partie lui manquait. Maintenant, ses mains enlacées dans les siennes, et ses lèvres contre les siennes, elle savait qu'elle avait trouvé sa partie manquante. C'était lui. Il avait été avec elle toutes ces années, il l'avait aidée à traverser toutes les épreuves qu'elle avait endurées, il l'avait aidée à remonter la pente lorsqu'elle était au plus bas, l'avait fait rire lorsqu'elle était triste. Il l'avait emmenée à des fêtes pour lui changer les idées, l'avait chatouillée jusqu'à ce qu'elle se roule par terre, larmes aux yeux. Il l'avait aidée durant une bonne partie de sa vie, et aimée. Il n'était pas question de lui briser le cœur, pas question. Certes, elle n'était pas prête à dire tout haut ce qu'elle ressentait, elle avait déjà du mal à contrôler ce qu'elle ressentait intérieurement, alors...mais elle savait qu'elle ne lui briserait pas le coeur. Jamais.

    Aaron s'éloigna quelques secondes après qu'elle aie posé ses lèvres contre les siennes, quelques secondes beaucoup trop courtes. Il devait se demander ce qu'elle faisait, si elle s'amusait avec lu pour ensuite partir, comme avant. Mais non, c'était loin d'être ce qu'elle faisait. Jamais elle ne lui ferait ça, du moins plus jamais. Il était la meilleure chose qu'elle avait au monde, la personne sans laquelle elle ne pouvait vivre. Ces quelques temps loin de lui lui avait fait comprendre cela. Il semblait vouloir parler. Anaëlle sentit son cœur cogner contre sa cage thoracique, et elle se mordit la lèvre. Elle devait dire quelque chose. Il avait sûrement trouvé une petite amie, vu comme elle l'avait abandonné pendant des mois. Il avait du l'oublier, même si ses sentiments n'avaient pas l'air de s'être complètement atténués. Il allait lui dire qu'il ne voulait pas ça, qu'il avait une petite amie, une blonde siliconée qu'il trouvait très à son goût. Comme les autres mecs, guidé par ses pulsions...Elle ne voulait pas qu'il s'en aille. Elle l'avait déjà perdu une fois, et elle en avait tellement souffert que jamais elle n'accepterait de le perdre une seconde fois. Il s'approcha de nouveau d'elle, et re-déposa ses lèvres contre les siennes. Leur baiser ne dura en tout que quelques secondes, mais c'était sans doute les secondes les plus magiques de la vie de la jeune femme.

    Sa bouche s'approcha de son oreille. Il allait le lui dire. Elle le sentait. Elle en avait mal au ventre, rien que de repenser à ce message qu'il lui avait laissé, quelques mois plus tôt, le jour même où elle l'avait lâchement abandonné. Je t'aime. Les mots tournaient en boucle dans son esprit. Mais ce n'était pas pareil, là c'était en direct, c'était loin d'être la même chose d'entendre ces mots en direct que de les entendre par téléphone. Surtout quand ils lui étaient destinés. Anaëlle avait l'impression qu'elle allait tomber dans les pommes d'une seconde à l'autre. Il était tellement près d'elle qu'elle pouvait lui mordre le nez en bougeant d'un millimètre. Pas qu'elle y pense...Elle déglutit, tandis qu'il se contenta de déposer un baiser sur sa joue. Elle savait qu'il avait voulu les lui dire. Trois mots, huit lettres; Mais au fond, elle ne savait pas si elle était vraiment préparée à les entendre de sa bouche. Les bras du jeune homme virent l'entourer, et elle fit de même, avant d'enfouir sa tête dans son cou. Les amis ne faisaient pas ça, elle le savait. Mais ils n'étaient plus amis. Ce qu'ils étaient ? C'était encore à définir.

    Après un instant, Anaëlle finit par s'écarter, mais garda toujours sa main dans la sienne, comme si elle avait peur qu'en la lâchant, il allait s'envoler. Se rendant compte qu'elle n'avait pas répondu à sa question, elle se mordit la lèvre et baissa les yeux.

    « Je..hum... »

    Jamais elle ne s'était sentie aussi gênée en face d'Aaron. D'ordinaire, elle lui disait tout sans soucis, mais là..;ce n'était pas pareil. Et ça ne serait plus jamais pareil entre eux. Aaron allait demander des explications sur ce baiser, et elle devrait lui répondre. Mais..elle ne savait pas comment le lui dire sans le faire fuir en courant. Puisque c'était le comportement typique des mecs, une fois que l'on dévoile à quel point on les aiment, ils prennent la fuite.

    « Je..sens plus mes mains...et j'ai l'impression que mon cœur va exploser. Je...»
    Pouvait-elle le lui dire ? Non, pas maintenant. Elle n'était pas certaine à cent pour cent. Elle voulait qu'ils se donnent une chance, mais pas tant qu'elle ne serait pas sure et certaine que c'était bien de l'amour qu'elle ressentait, et pas du désir. Elle ne voulait pas lui dire qu'ils devaient se donner une chance alors qu'elle-même n'était pas sûre d'elle. Ce qu'elle avait découvert lorsqu'elle avait passé des mois sans prendre de ses nouvelles, c'était qu'elle ne pouvait se passer de lui, qu'elle se sentait mal, au plus bas lorsqu'il n'était pas à ses côtés.

    « Tu..m'as manqué pendant tout ce temps. Je suis désolée, désolée de ne pas t'avoir contacté, j'aurais dû. Sans toi...j'avais l'impression que ma vie ne valait rien. »

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Aaron N. Hellwood

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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Mer 1 Avr - 17:23

      « Where are we going now ? »

      I don't want this moment to ever end
      Where everythings nothing without you
      I'll wait here forever just to see you smile
      'Cause it's true, I am nothing without you


      SUM 41 • With Me




    Un été anormal. Aaron n'était pa dans son état normal et il savait pourquoi. Personne ne pouvait imaginer la joie qu'il ressentait rien qu'à l'idée de savoir pourquoi son coeur agissait ainsi. Aaron était heureux de savoir que si son coeur cognait aussi fort dans sa poitrine c'était à cause de la personne qui était en face, il était heureux de savoir que si ses mains tremblaient c'est parce qu'elle était en face de lui. Aaron n'avait jamais ressenti ça. Ou il l'avait ressenti auparavant mais en beaucoup moins fort : ses mains ne tremblaient pas elle restait statiques ou alors la jeune fille venait les chercher pour qu'il les mette derrière sa nuque. Qu'est ce que Aaron détestait ça, il détestait qu'on kui dise ou se mettre ou se placer, ce qu'il devait faire. Avec Anaëlle il pouvait être complètement lui. Elle ne lui disait pas de lui tenir la main, elle ne lui avait pas demandé de l'embrasser bêtement comme certaines l'aurait fait, elle ne lui avait pas non plus demandé de la serrer contre lui. C'était des gestes naturels, pour lui en tout cas.

    La sentir contre lui, de nouveau, c'était … différent. En mieux. Aaron voulait ressentir cette sensation qu'il avait quand il la prenait dans ses bras car avant c'était différent. Avant, Aaron serrait Anaëlle contre lui quand ça n'allait pas, ou bien il passait son bras sur son épaule pour ensuite l' attirer contre lui. Elle ne supportait pas ça et généralement après, avec sa force, il recevait des petits coups de poings sur l'épaule qui évidemment le faisaient plus rire qu'ils lui faisaient mal. Aaron avait toujours aimé mettre Anaëlle mal à l'aise, le problème c'est qu'à chaque fois qu'il faisait ça, elle s'en sortait toujours parfaitement. Son petit jeu le plus fréquent était quand elle repérait un garçon mignon dans la rue. Après ça il lui arrivait souvent de piquer un fou rire, elle rentrait trop facilement dans son jeu. Avec le temps bien sûr elle avait réussi à trouver des excuses.

    Cette relation complice, finalement, est-ce qu'il l'aurait toujours ? Parce que maintenant, ils n'étaient plus amis, ils n'étaient plus indifférents, ils étaient … Aaron l'ignorait. C'était encore une des questions qui occupait son esprit. Il voulait savoir ce qu'ils étaient, et il le saurait, seulement il allait accepter son point de vue à elle, pas le sien. Il ne se voyait absolument pas lui imposer son opinion, parce qu'il n'en avait pas tout bêtement. Et supposons qu'il en avait un, il ne l'aurait pas fait. Il n'aimait pas qu'on lui impose un choix alors pourquoi il l'aurait fait. D'ailleurs si il y avait bien un autre domaine dans lequel Aaron était mauvais c'était bien prendre des décisions, il n'y arrivait jamais et était toujours très hésitante. Il confiait donc toujours la dur responsabilité de faire un choix à Anaëlle même s'il n'approuvait pas son choix il se sentait toujours obligé d'accepter. Il ne voulait même pas savoir ce qui se passait si il disait non, car c'était remettre sa décision en compte et donc repartir sur un choix. Un cercle vicieux.

    Comme toujours la direction que prendrait cette relation était entre les mains d'Anaëlle, Aaron n'avait pas peur, il savait que quoi qu'elle choisisse, il accepterait. Il avait confiance en elle. C'était surement ça aimer une personne finalement : avoir le coeur qui bat à tout rompre, les mains tremblantes mais aussi faire confiance en cette personne, ne pas avoir peur de ce qui se passera, parce qu'il fallait juste vivre le moment tel qu'il était. C'est ce qui désormais résonnait dans sa tête. Il fallait vivre ce qui se passait maintenant, comme il l'avait fait cette nuit là. C'est pour ça peut-être qu'il avait été aussi blessé : parce qu'il pensait trop à ce qui se passait avec elle et pas vraiment à ce qu'elle ressentait. Il ne pensait pas qu'elle avait fait ça à la légère alors que pour lui c'était plus qu'important. Surtout avec Anaëlle. Et le fait de se retrouver seul le matin, dans la maison de la fille avec qui vous avez couché qui était censée être votre meilleure, c'était bizarre. C'était triste, et même si il pensait l'avoir surmonter il se rendait encore compte qu'il avait du mal à le digérer. C'était peut-être un des moments les plus difficiles de cette longue période sans elle. C'est fou comme la vie peut vous paraître monotone et sans intérêts quand la personne que vous aimez n'est pas à vos côtés. Anaëlle était la personne indispensable à la vie d'Aaron. C'était un manque, un manque immense. Si Aaron n'avait pas été aussi bien entouré par sa famille et ses amis, qui sait où il serait à cet instant précis. Pas dans ce parc en tout cas.

    Mais pourtant, il y était. Il était dans ce parc. Elle était là aussi. Et cette impression qu'ils étaient seuls au monde s'accentuaient de minute en minute. Les battements de son coeur ne firent que s'amplifier lorsqu'elle déposa sa tête au coin de son cou, une nouvelle vague de frisson l'envahit complètement. Il était assez mal à l'aise sans ça, mais non il fallait qu'il frissonne. Il se sentait très malin, bien qu'il l'était, mais pas là. Là il était idiot, il était idiot et stupide, tout ça à cause de ce qui venait se produire. Sentir ses lèvres sur les siennes, c'était comme redécouvrir ce qu'était véritablement un baiser, et les quelques secondes que dura celui-ci parurent s'éterniser au jeune homme. Et il aurait tellement aimé que ses secondes durent plus longtemps, parce qu'il se sentait bien. Il pouvait se trouver n'importe où, n'importe quand, il se sentirait bien, parce qu'elle serait là à ses côtés. Aaron avait trop d'imagination, trop d'espoir et surtout trop de rêves. Il imaginait déjà son futur alors qu'il ignorait encore son présent.

    Elle venait de lui répondre à sa question ce qui le toucha et le rassura. Il était touché parce qu'elle ne l'avait pas esquivé , parce qu'elle n'avait pas l'intention de l'ignorer mais bien au contraire. Rassuré parce qu'elle était comme lui, ou du moins ses ressentiments étaient les mêmes. D'un seul coup Aaron se sentait beaucoup moins stupide. Et ce flot de parole qui sortait de sa bouche, tout ses mots, c'était pour lui. Ce manque, elle aussi elle l'avait vécu, différemment mais elle l'avait vécu. Aaron resserra légèrement sa main dans la sienne et se recula de quelques pas bien qu'il aurait aimé rester aussi près. Et si elle avait un copain ? Et si elle ne lui disait jamais qu'elle aimait un autre garçon, qu'elle recommençait ce qu'elle avait fait. Il fallait que ce soit une certitude pour Aaron.

    « Tu m'as … énormément manqué aussi. Un sourire s'inscrit sur son visage et disparut tout aussi vite. Anaëlle il faut que je sache ce que tu veux. Je ne veux pas t'obliger à faire un choix maintenant, je peux attendre aussi longtemps que possible, il faut que tu me dises ce que je représente pour toi. Aaron attrapa l'autre main d'Anaëlle entrelaçant ainsi ses doigts avec les siens. Il ne détachait pas son regard du sien, il n'osait plus le baisser. Il ne pouvait plus. Si demain je viens te voir est ce que tu m'embrasseras ou bien tu feras comme avant ? »
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Anaëlle L. Andrews
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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Mer 1 Avr - 21:05



« Either way I found out
I'm nothing without you »



    Peut-être aurait-elle dû se taire. Après tout, lorsque les femmes 'étendaient trop sur leurs sentiments, cela avait tendance à faire fuir les hommes...Mais Aaron n'avait pas bougé. Normal, il n'était pas comme tous les autres, et elle le savait depuis le départ, elle l'avait lu dans ses yeux lorsqu'ils s'étaient rencontrés pour la première fois, il y a environ quatre ans de cela. Quel garçon avait la patience de l'écouter raconter sa vie en détails pendant plus de deurs heures, quel garçon ne se plaignait pas de l'entendre sans cesse parler, pour raconter parfois des choses sans intérêt, mais au contraire appréciait d'entendre le son de sa voix ? Quel garçon était prêt à protéger sa meilleure amie, jusqu'à presque se jeter sous une voiture à sa place ? Anaëlle n'en connaissait aucun, mis à part lui, Aaron.

    En quelques heures seulement, ils étaient devenus plus proches qu'elle ne l'avait jamais été avec quelqu'un. Elle avait déjà l'impression de le connaitre depuis sa naissance, alors qu'elle n'avait croisé son regard pour la première fois que depuis quelques heures. Elle appréciait ce sentiment qu'elle ressentait en sa présence, celui d'être en sécurité, comprise, écoutée, appréciée. Elle savait, dès la fin de la première journée qu'ils avaient passée ensemble, qu'elle avait mis la main sur une personne unique, qu'elle ne devait laisser filer à aucun prix.

    Et pourtant, elle l'avait laissée partir. Pendant ces quelques mois. Elle voulait oublier cette période de sa vie, car c'était sans doute la pire. Sans lui à ses côtés, elle s'était sentie sans vie, une coquille vide. La vie n'avait semblé avoir aucun intérêt, ses gestes aucun sens. Elle avait envie de tout quitter ; elle avait envie d'entendre sa voix pour l'aider à remonter la pente, mais en même temps, elle avait l'impression que si elle l'appelait, ses sentiments allaient encore être plus confus. Mais maintenant qu'ils se trouvaient face à face, ses sentiments étaient on ne peut plus clair. Et dire que, pendant tout ce temps où elle n'avait osé l'appeler, répondre à ses mails, pendant tout ce temps où elle cherchait tant bien que mal la réponse à tout ces sentiments qui s'entrechoquaient dans son cœur...elle aurait pu avoir sa réponse tout de suite, en entendant sa voix. Tout simplement.

    Elle avait trouvé sans aucun doute l'endroit où elle se sentait le mieux, comme l'endroit où elle devait se trouver. Dans ses bras. Elle mourrait d'envie de s'y retrouver à nouveau, entourée par ses bras, et son odeur de chlorophylle, qui l'entourait comme une bulle de protection invincible. Mais elle ne voulait pas que ce soit déplacé, elle ne savait plus très bien ce qu'il fallait faire, maintenant. Ce qu'il était pour elle, ce qu'il allait devenir. Anaëlle resserra l'étreinte de sa main sur celle d'Aaron, et leva les yeux vers lui. Il venait de reculer. Elle avait envie de lui hurler qu'il ne devait pas s'en aller, elle voyait déjà sa main délaisser la sienne, et le voir s'évanouir dans le parc. Comme un mirage. Et si tout ceci n'était qu'un rêve, si Aaron n'était pas là, devant elle ? Au moins, ce rêve aurait été utile, puisqu'il lui avait permis de comprendre ses sentiments, enfin. Aaron serra sa main dans la sienne, et elle se mordit la lèvre. Il n'était pas un rêve, il était bien là, devant elle, lui disant qu'elle lui avait manqué. Elle esquissa un sourire. Ainsi il ne l'avait pas effacée de sa mémoire.

    Oui, elle le savait bien, qu'elle devait faire un choix. Aaron lui laisserait le temps dont elle aurait besoin, elle le savait aussi. Mais elle n'avait pas besoin de temps, tout lui semblait parfaitement clair. Parfait, peut-être un peu trop parfait, sans doute. Elle leva les yeux vers lui, et ils restèrent un long moment silencieux, se regardant dans les yeux. Les battements de son cœur battaient toujours à toute allure, et elle mit un moment avant de respirer normalement. Puis, soutenant son regard, elle finit par répondre.

    « Je t'embrasserais. Demain, après-demain, et encore après. »

    Sa voix n'avait été qu'un murmure, mais elle savait qu'il l'avait entendue. Elle déglutit, et un faible sourire se dessina sur son visage.
    Elle lui avait manqué, il le lui avait dit. Mais cela n'empêchait rien, elle le savait. Il avait du probablement se dire qu'il devait passer à autre chose, une fois que deux semaines étaient passées sans aucune nouvelle d'elle. Il avait du rencontrer d'autres personnes. Il avait du rencontrer une fille, peut-être n'était-il pas forcément amoureux d'elle, mais il avait du...l'emmener à des fêtes, boire des cafés, se promener sur le pont arc-en-ciel...ça avait été toujours l'endroit préféré d'Anaëlle. A cette pensée, elle ressentit un pincement au cœur. Et s'il avait quelqu'un d'autre ? Si il sortait avec quelqu'un en ce moment ; qu'il finissait par la choisir elle, et s'en aller ? Elle ne le supporterait pas, elle le savait. Déjà, rien que de l'imaginer avec une autre fille dans ses bras, en train de lui serrer la main, elle ressentit une bouffée de jalousie l'envahir. Elle devait savoir, elle devait lui poser la question. Il allait peut-être la prendre pour une idiote de penser une chose pareille, mais elle ne pouvait s'en empêcher.
    Elle finit par baisser les yeux.

    « Est ce que tu...as rencontré quelqu'un ? »

    Elle se sentait un peu stupide de poser cette question. Il était là, à quelques centimètres d'elle, la regardant comme personne ne l'avait jamais regardée. Et elle, se demandait si il en aimait une autre. Parfois, elle avait vraiment envie de se frapper la tête contre un mur.

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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Mer 1 Avr - 23:08

      « Where are we going now ? »

      When you look me in the eyes,
      And tell me that you love me.
      Everything's alright,
      When you're right here by my side.
      When you look me in the eyes,
      I catch a glimpse of heaven.
      I find my paradise,
      When you look me in the eyes.


      JONAS BROTHERS • When You Look Me In The Eyes



    C'était vrai ce qu'elles disaient toutes, l'amour donne des ailes, ou presque. Aaron aimait s'assoir à sa place et devenir subitement l'homme invisible, enfin cela dépendait des classes dans lesquelles il se trouvait. Dans son cours d'histoire américaine, Aaron était dans une classe de majorité féminine. Là il ne passait pas inaperçu, et pourtant parfois, c'était comme si il n'était plus là. Les sujets étaient divers, certaines parlaient de chaussures, d'autres de ce nouveau groupe qui passait en ville, et un petit groupe parlait souvent de leur conquête amoureuse et leur ébats de la nuit précédente. Sur ce point les filles et les garçons étaient les mêmes, quoi que les filles étaient un peu plus commères, voire plus méchante. Et c'est grâce à elle qu'Aaron informait les partenaires en question, la solidarité masculine. Mais aucune de ses filles ne lui rappelaient Anaëlle. En même temps elle était unique en son genre, et personne ne lui ressemblait. Souvent au détour d'un couloir, cette jeune fille avait les mêmes cheveux qu'elle, ou bien celle ci avait des chaussures qui étaient comme celles qu'elle avait porté tel jour. Il trouvait toujours un petit bout d'Anaëlle dans chacune des filles qu'il croisait. Il n'avait pourtant jamais retrouvé son regard. Son regard pouvait être charmeur comme il pouvait être troublant, il pouvait être les deux. S'en était presque perturbant parfois, il vous déstabilisait si vite. Pour Aaron ses yeux océans l'avaient hypnotisés des le premier coup d'oeil.

    Ce coup d'oeil, ce regard, cette rencontre. Toute sa vie il s'en rappellerait, il lui était complètement impossible de l'oublier parce que c'était le début d'une nouvelle aventure. Cette aventure qui subissait des hauts des bas mais qui duraient. Aaron avait beaucoup de respect pour Anaëlle, et pour lui même. On a tous entendu ce fameux préjugés qui dit qu'à force de passer du temps avec une personne, on s'en lasse, et on finit par la quitter. Ce préjugé Aaron l'avait entendu tellement de fois, surtout par ses prétendus amis, qui lui faisaient comprendre que bientôt elle ne serait plus là. C'est pour ça qu'Aaron avait apprit grâce à Anaëlle à profiter du moment présent sans se soucier de ce qui se passera dans deux jours, ou dans une semaine. Il ne pensait pas à ce qui se passerait après l'avoir emmener à ce café, leur café, il ne pensait pas que par la suite, une amitié indéfinissable se nouerait. Aaron ne pensait pas qu'en l'embrassant ils coucheraient ensemble. Vivre le moment présent était la philosophie du jeune homme.

    Bon nombre de fois Aaron était sorti, sorti de force par ses amis qui considéraient que dans ce genre de moment aller en soirée vous aidaient à surmonter des dures épreuves. Qu'ils étaient naïfs. Ils faisaient peines à voir en croyant qu'amener un jeune homme venant de subir la plus grosse peine de coeur de sa vie dans un endroit où justement les couples se créaient, lui remonterait le moral. Mais il devait montrer qu'il était content, il devait faire semblant, changer d'attitude. Il devait aller danser sur la piste et sourire, rire pour leur faire plaisir. Aaron détestait lire un sentiment de tristesse ou de déception sur le visage d'une personne. Et ils étaient contents de voir que leur meilleur ami semblait s'amuser. Et puis au fil du temps Aaron rentrait dans la peau de ce personnage, n'étant plus habitué à être vraiment lui même, puisque là seule personne qui lui rappelait encore qui il était réellement, l'ignorait et l'avait fait disparaître de sa vie. Il devait prendre le devant et ces nombreuses soirées lui changeaient l'esprit. Par contre Aaron n'avait jamais embrassé de fille, pas de son plein gré en tout cas. Il voulait garder cette sensation, celle que lui avait apporté Anaëlle sur ses lèvres et ne supportait pas qu'une fille espère finir la soirée dans ses bras. Dès qu'une d'entre elle s'approchait trop près, il quittait aussitôt le lieu. Mais lui aussi était naïf, il en l'avait pas vu venir elle. Apparemment elle était dans son cours de français et elle l'avait embrassé. La première fois depuis Anaëlle, il se sentait comme humilié, comme si il avait brisé une promesse qu'il s'était faite à lui même. Son état avait recommencé à s'aggraver après ça.

    Alors il avait entamé une nouvelle promesse, ne pas l'oublier. C'était évident qu'il ne l'oublierait pas. Et pour ça quasiment tous les jours il allait sur son pont. Elle connaissait le nom par coeur mais lui n'avait jamais vraiment cherché à le retenir et s'était devenu le pont d'Anaëlle, pour lui. Il y allait le plus régulièrement possible, s'accoudait sur la rambarde et observait les passants. C'est là où Aaron se sentait le mieux pour réfléchir à cette situation. Parce que là il se remettait en question, et puis au final finissait par rejeter la faute sur elle. Le lendemain c'était de nouveau de sa faute et ainsi de suite. Jusqu'à ce jour où River alla le chercher, elle avait compris à sa manière, ce qui se passait dans l'esprit de son petit frère et avait fermement décidé de lui interdire d'aller sur ce pont. Il allait donc sur internet. Là se trouvait la totalité de leur photo, puis étrangement le site disparu à cause du contrôle parental. C'était signé son père. Aaron ne comprenait pas leur geste mais aujourd'hui tout paraissait plus clair : il le protégeait et ç avait marché en un sens.

    Et grâce à eux il avait put reprendre contrôle sur lui même, s'était déconcentré sur ses études, s'était fait de nouveau ami, mais sans l'oublier. Parce que si dans la journée il n'avait pas une seconde pour penser à elle, il pensait à elle la nuit, dans la plupart de ses rêves elle était là. Elle apparaissait puis disparaissait et ça pendant quelques mois. Mais il avait survécu, parce que au fond de lui il se persuadait qu'un jour il la reverrait, et peut-être que ce jour là il aurait le droit de l'avoir dans ses bras et de respiré son odeur de coco. Peut-être que ce jour là il aurait droit de passer un mèche de cheveux derrière ce jour là. Peut-être que ce jour là elle l'embrasserais. C'est fou comme un rêve peut si facilement paraître réel. Une nuit il avait paru tellement semblable à la réalité qu'Aaron s'en souvenait parfaitement. Elle partait et lui avait beau hurlé pour qu'elle revienne, elle ne se retournait pas, elle n'entendait plus sa voix. Il ouvrit les paupières une à une pour voir qu'il était 3heures du matin et qu'il n'était pas avec elle dans cette rue déserte.

    Ce n'était qu'un cauchemar parmi tant d'autres. Il paraît pourtant, que si on croit fort en son rêve, il se réalisera. Aaron y avait surement trop cru, et il fallait que c'était le parfait hasard qui les avait réunis là. Parce qu'aujourd'hui c'était la réalité, c'était ce qui rendait ce moment encore plus intense. Il sentait bien sa douce main moite dans la sienne, il sentait son regard posé sur lui, il sentait son parfum. La réalité. Aaron sourit encore, parce qu'il ne pouvait pas être plus heureux, parce qu'elle venait d'égayer sa journée, et qui sait pour combien de temps encore. Elle voulait « sortir avec lui » et la façon dont ils avaient tous les deux tournés cette phrase était plutôt poétique, surtout la réponse d'Anaëlle. Aaron fit ensuite quelques choses qui ressemblait à une mine de chien battue. Il s'approcha de nouveau d'Anaëlle toujours avec ce petit air inoffensif tout en conservant sa main dans la sienne.

    « Tu sais … Si tu veux m'embrasser maintenant, personne ne te retient. Je dis ça, je dis rien. »

    Quel idiot. C'était quand même frustrant de savoir que la personne que vous aimez vous embrassera demain et tous les jours qui s'en suivent mais pas aujourd'hui. Cela gênait Aaron parce qu'il avait encore envie de sentir le contact de ses lèvres sur les siennes. Encore et encore, il ne s'en lasserait jamais. Aaron resta à sa place levant les yeux au ciel comme si ce qu'il venait de dire n'était qu'une simple suggestion. Puis ce même sourire revint à la charge sur ses lèvres. C'est incroyable comme Anaëlle pouvait lui faire ressentir tous les sentiments qui existaient : la tristesse, la joie, la déception, la colère, la jalousie, l'envie, le bonheur. Mais surtout l'amour. Sa question, il voulait le la lui poser, il s'apprêtait à lui poser mais n'osait pas, trop effrayé par la réponse qui s'en suivrait. Aaron de son autre main caressa la joue d'Anaëlle. La réponse à sa question lui paraissait don évidente, si elle lui demandait ça c'est qu'elle n'en avait pas. Quelle excellente déduction. Aaron se voulait rassurant et rien d'autre en ce moment même, il allait lui dire la vérité.

    « Quelqu'un … que j'aime comme toi tu veux dire ? Ou quelqu'un comme ça ? Parce que de toute façon dans les deux cas c'est non. Aaron adressa un petit clin d'oeil à la jeune fille puis continua ses petites caresses sur sa joue mais maintenant sur sa main. Quand on est amoureux d'une personne comme toi, on ne rencontre personne. Aaron n'attendit pas une seconde de plus, à vrai dire il en était incapable et revint à la capture de ses lèvres, pour des secondes qu'il aurait voulu plus longue. »
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Anaëlle L. Andrews
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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Jeu 2 Avr - 21:16

    « It's like catching lightning,
    the chances of finding someone
    like you »


    Si il avait rencontré quelqu'un, si il l'avait oublié, s'il avait réussi, contrairement à elle, ce qui s'était passé cette soirée là, il ne serait pas en face d'elle en ce moment. Mais avec sa petite amie. Et pourtant, il était là, leurs visages à quelques centimètres l'un de l'autre, et lui disait toutes ces choses qu'elle avait tant rêvées d'entendre. Pas venant de lui, forcément, mais venant de quelqu'un. Brooke Davis l'avait dit, dans One Tree Hil...« All girls really want is someone to want them back. » C'était ce qu'Anaëlle voulait, depuis le départ. Quelqu'un qui l'aime, pour ce qu'elle était, à l'intérieur. Pas parce qu'elle était brune, avait des yeux bleus ou encore que, comme les garçons aimaient à dire « était bien roulée ». Non, elle voulait quelqu'un qui l'aime, même si elle n'était pas comme toutes ces poupées Barbie qui semblaient parfaites en tout point, sauf qu'elles avaient un petit pois à la place du cerveau.

    Anaëlle avait tellement souffert, les relations précédentes qu'elle avait eues s'étaient toujours terminées en fiasco, jusqu'à ce qu'elle perde complètement foi en l'amour. C'était cette soirée là, de ces 17 ans, ,après que son dernier petit ami l'aie laissée tomber, qu'elle avait craqué. Elle n'avait bien évidemment pas montré sa faiblesse dès le départ, mais lorsqu'il avait quitté le Starbucks, elle avait fondu en larmes, tellement bruyamment que tous les regards s'étaient tournés vers elle. Elle le détestait, elle les détestait tous. Elle n'était pas faite pour ça, elle ne voulait pas souffrir à cause d'un garçon, stupide, qui la prenait comme un simple passe-temps alors qu'elle y croyait, de toute son âme.

    Mais le soir même, ce qu'elle avait ressenti lorsque les lèvres d'Aaron s'étaient collées aux siennes pour la première fois, ces picotements dans le ventre si intenses, ce cœur qui battait comme jamais il n'avait battu...au fond, elle le savait, elle l'avait su dès l'instant où elle avait ouvert les yeux et découvert Aaron allongé à ses côtés, une main sur ses hanches. C'était comme si la vérité l'avait frappée de plein fouet, qu'ils étaient fait pour être ensemble, qu'elle voulait se réveiller dans ses bras le lendemain, et encore le lendemain. Qu'elle voulait ressentir ses lèvres contre les siennes, et ces battements de cœur tellement rapides qu'elle avait l'impression que son petit cœur allait exploser. Elle avait trouvé en lui ce qu'elle avait toujours cherché, dans chacune de ces relations amoureuses. Et pourtant, elle avait fuit. Elle le regrettait, mais la peur l'avait tenaillée. Ce nouveau sentiment, qui s'emparait d'elle même seulement lorsqu'elle pensait à lui, était tellement fort qu'il l'effrayait. Elle regrettait chaque jour d'avoir fuit, et de ne pas avoir prit conscience de l'importante d'avoir Aaron à ses côtés. Maintenant qu'ils étaient tous les deux, elle avait l'impression que, si elle le laissait s'en aller, se laissait bouffer par sa peur stupide, jamais elle ne le retrouverait.

    Cette question, la petite amie, elle devait la poser. Parce que ça la torturait depuis un moment, à vrai dire. Elle se l'était imaginé avec une autre fille, et ça la tuait, c'était comme si on enfonçait un poignard dans son cœur déjà bien meurtri, et qui commençait tout juste à guérir. A la réflexion d'Aaron, elle esquissa un sourire. C'est vrai, rien ni personne ne la retenait. Mais il fallait tout de même qu'elle se tienne un peu, parce que si elle commençait, elle sentait qu'elle ne pourrait plus s'arrêter. Ces baisers, c'était comme une drogue, elle en était devenue accro.
    Il finit par lui caresser la joue, et Anaëlle sentit à nouveau ces frissons devenus si familiers se propager dans son corps. Ils n'allaient donc jamais la quitter ? Enfin, ce n'était pas si grave, elle appréciait cette sensation, lorsqu'il était près d'elle, la touchait, ou se contentait de planter son regard chocolat dans le sien.

    Elle ne put s'empêcher de sentir une vague de soulagement l'envahir lorsqu'il lui répondit que non. Il n'avait donc personne. Parce que s'il avait quelqu'un, et qu'il était tout de même là, à lui dire toutes ces belles choses, il aurait été le pire des boulets. Mais elle savait qu'il n'était pas un boulet, qu'il ne l'avait jamais été et qu'il ne le serait sans doute jamais. Anaëlle piqua un fard lorsqu'il termina sa phrase, et se mordit la lèvre. Elle entrouvrit la bouche, voulant répondre quelque chose, mais Aaron ne lui en laissa pas le temps, revenant capturer ses lèvres dans un baiser passionné. C'était mieux comme ça, aussi, de toute manière elle ne savait absolument pas quoi lui répondre. Que répondre à ça, hein ?

    Ils restèrent longtemps enlacés, à s'embrasser. Combien de temps, Anaëlle ne sut le dire. Mais ce n'était pas ça qui importait, de toute façon. Ce qui importait, c'était qu'ils étaient ensemble, comme entourés par une bulle de protection, que rien ni personne ne pouvaient les atteindre. Qu'ils étaient faits l'un pour l'autre, que c'était marqué quelque part; que d'une façon ou d'une autre, ils étaient destinés à se retrouver ce jour là, dans ce parc. Et à s'aimer, même si le monde s'écroule autour d'eux.

    Et fin, rideau. C'est un beau conte de fées que voilà, qu'Anaëlle s'imaginait, et s'était toujours imaginée. Mais la vie est loin d'être comme ça, elle le savait. C'est pire. Ils allaient se disputer pour des broutilles, surtout qu'ils sont tous les deux d'une jalousie maladive. Ils allaient avoir des hauts et des bas, peut-être des ruptures et des réconciliations. Elle ne voulait pas y penser, tout semblait tellement parfait pour le moment qu'elle ne voulait pas s'embrouiller avec ses pensées. Aaron, elle ne pensait qu'à lui, à ses lèvres contre les siennes, à leurs doigts entrelacés. Et au fait que quelque chose d'humide venait de glisser sur sa joue.

    A regret, elle s'écarta d'Aaron, et fronça légèrement ses sourcils, avant de poser une main sur sa joue, qui était humide. Elle leva les yeux au ciel, et constata qu'il s'était assombri, même très bien assombri.Une goutte tomba sur les amoureux, puis une seconde, et encore une. Anaëlle baissa à nouveau les yeux vers Aaron, et se mordit la lèvre. Il pleuvait désormais des cordes, mais elle ne bougeait pas, elle ne voulait pas bouger. Elle déposa ses lèvres humides contre les siennes à nouveau, mais un coup de tonnerre retentit, et elle sursauta, avant de s'éloigner brusquement d'Aaron. De l'orage, super. Elle avait toujours eu une peur bleue de l'orage. Oui, elle a 18 ans et peur de l'orage, et alors ? Ses doigts se resserrèrent autour de ceux d'Aaron, et elle se mordit la lèvre. Il savait qu'elle avait un e trouille bleue de l'orage. Ils devaient aller s'abriter, bien que ça ne servait plus à grand chose, puisqu'ils étaient tous deux trempés. Et Aaron savait aussi que la chemise d'Anaëlle était devenue dangereusement transparente.

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Aaron N. Hellwood

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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Jeu 2 Avr - 23:07

      « Where are we going now ? »

      When you look me in the eyes,
      And tell me that you love me.
      Everything's alright,
      When you're right here by my side.
      When you look me in the eyes,
      I catch a glimpse of heaven.
      I find my paradise,
      When you look me in the eyes.


      JONAS BROTHERS • When You Look Me In The Eyes



    Ils étaient là. Dans ce parc, dans cet immense parc. Et ce n'était du au hasard, ce n'était plus dut au hasard pour Aaron. Il 'agissait bien du destin et même si Aaron avait appris à ne pas croire à ce genre de choses, à cet instant précis, à l'instant où elle l'embrassait, il s'efforçait d'y croire. Il l'avait retrouvé, il l'avait enfin retrouvé, finalement c'est quelques mois d'attentes et de longue impatience avaient fini par payer. Aaron ne pouvait plus se passer de ça, de chacun de ses baisers, c'était devenue une addiction. Et désormais le fait de la sentir près d'elle lui donnait encore plus cette envie de l'embrasser. Il ne s'en était pas priver, personne ne lui interdisait, elle ne lui interdisait plus. Elle ne l'avait pas repousser, et elle lui avait fait comprendre qu'elle l'aimait. Ni lui, ni elle n'avait le courage de prononcer ses trois petits mots qu'on prononce si facilement quand on est petit. Mais quand on est grand c'est différent, les choses se passent autrement. Vous savez que ses mots valent quelques choses, qu'ils ont justement une valeur tellement importante à vos yeux que vous voulez les dire à LA personne, à cette personne qui vous aime en retour comme vous l'aimez. Aaron savait parfaitement que c'était Anaëlle, il savait que c'était à elle qui voulait lui dire, il n'avait pourtant pas le courage. Il lui avait dit au téléphone il y a quelques mois, mais ce n'était pas pareil. Le contexte était différent, leur relation était différente, son état était différent. Là tout était très clair, il l'aimait et il voulait le lui dire. Pas maintenant. Il voulait le lui dire mais dans de magiques conditions, parce que Anaëlle le méritait. Aux yeux chocolats d'Aaron, Anaëlle méritait tout l'or du monde. Elle méritait tout ce qu'il y a de plus parfait. Et Aaron représentait exactement ça, enfin plus ou moins. Il n'était pas parfait, il était un grand jaloux, un garçon bordélique comme jamais mais il était sociable, amusant et très attentionné. Aaron aurait surement put faire des pieds et des mains pour qu'elle le remarque si ils ne s'étaient pas rencontrés de cette manière là.

    Une goutte, puis une seconde, un regard vers le ciel et très vite Aaron comprit qu'il allait y avoir une averse. Il aurait put partir en courant main dans la main avec Anaëlle mais il restait là, venant de détacher ses lèvres des siennes en sentant la faible gouttelette atterrir sur sa main. Aaron plongea de nouveau son regard dans celui d'Anaëlle, avant de nouveau sentir ses lèvres, humides, sur les siennes. Quoi de plus romantique qu'un baiser sous la pluie. Dommage qu'il y est eu ce brutal coup de tonnerre suivit de cet éclair assez violent il fallait l'avouer. Bien évidemment Aaron n'ignorait pas la peur qu'avait Anaëlle face à ce phénomène météorologique. Il savait qu'il suffisait d'un simple éclat de tonnerre pour qu'elle se glisse sous sa couette. Il l'avait vu de ses propres yeux. C'était comme toujours, une soirée qu'ils passaient dans la chambre d'Anaëlle. Aaron assis au côté d'Anaëlle tandis qu'elle était allongée dans son lit. Par malheur un éclair apparut et elle disparut aussi vite. Elle avait plongé sous sa couette et Aaron avait dut être patient pour qu'elle sorte de là dessous. Il avait du la calmer, la rassurer, enfin faire son possible pour qu'il puisse de nouveau voir son visage. Et bien sûr elle ne voulait rien entendre, Aaron avait du donc prendre sur lui et passer sous sa couette aussi. Là il l'avait regardé et avait attendu, avec ce regard, le regard de chien battu qui vous fout une pression monumentale. Mais elle résistait. Il avait donc coupé la télé, fermer les stores la totale et était resté assis à côté d'elle le temps que l'orage passe. Il avait donc passer la nuit à ses côtés, en s'assoupissant quelques temps, mais en espérant surtout qu'elle aille mieux. C'était au début de leur relation, elle devait avoir 15 ans pas plus.

    Mais là c'était différent, ils sortaient ensemble, ils étaient dans un parc, sous la pluie, avec ce fameux orage. Cet orage bruyant. Aaron avait vite compris qu'il fallait qu'il réagisse, ce petit pincement de lèvres et surtout sa main qui se resserrait sur la sienne voulait tout dire. Aaron était en train de chercher une solution et ça très rapidement, sinon dans quelques secondes sa main droite n'existerait plus. Sauf que que son regard fut attirer par autre chose, en effet la pluie battante qui leur tombait dessus avait bien évidement trempé leur vêtements, pour Aaron s'était sa veste en cuir. Mais pour Anaëlle... c'était son chemisier blanc. Aaron déglutit et ne pouvait détacher son regard de sa poitrine. Il fallait absolument qu'il se ressaisisse, et sans vraiment le faire exprès lâcha un « Désolé. » à l'égard d'Anaëlle. Si elle n'avait pas comprit qu'Aaron venait de loucher sur son chemisier transparent pendant les deux dernières minutes, maintenant elle le savait. Et au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient sous ce bruit fracassant, Aaron sentait les faibles doigts d'Anaëlle se crisper sur les siens. D'après les expériences de certaines de ses amies, Aaron avait comprit qu'en ballerines il était plutôt difficile de courir pour une fille. Et marcher sur les petits graviers pieds nus n'était pas tout confort d'après Aaron. Il attrapa donc Anaëlle et la plaça sur son dos, il glissa la poignée de son sac à dos dans une de ses mains et de l'autre prit les ballerines d'Anaëlle dans sa main. Il se rappela alors soudainement l'existence d'une petite cabane, non loin de là où ils se trouvaient. Il avait eu l'habitude d'y aller avec ses copains quand il était arrivé ici, mais elle était toujours complètement déserte.

    Sans lâcher la main de sa chérie, Anaëlle avança dans le chemin du parc puis tourna à droite pour ensuite avancer vers la petite cabane. Il garda Anaëlle sur ses épaules et réussit au bout de plusieurs tentatives ne réussit pas à ouvrir la porte. Aaron déposa une à une les ballerines d'Anaëlle au sol puis la déposa à son tour. Il fonça droit dans la porte qui finit par s'ouvrir brutalement. Aaron attrapa la main d'Anaëlle et la guida à l'intérieur. C'était petit, il y avait une seule lampe qui ne marchait pas, un canapé ou ce qu'il en restait, une table basse. Aaron se rappelait parfaitement de cet endroit et rien qu'à l'idée des quelques souvenirs, Aaron esquissa un petit sourire momentané. Aaron regardait autour de lui et son regard ne put s'attarder longtemps sur le décor. Sa petite amie était en effet tremper, complètement apeuré parce que qui se passait dehors. Aaron la guida jusque sur le petit canapé. Il posa son sac à ses pieds et chercha désespérément quelques choses qui pourrait la réchauffer. Après 5 bonnes minutes de recherche il avait enfin trouvé la solution au problème.

    Aaron retira donc son blouson, assez chaud il fallait l'avouer, ce qui le laissait désormais habiller d'un simple t-shirt, et vint s'assoir au côté d'Anaëlle. Il la serra contre lui quelques minutes même si il aurait aimé plus. Il aimait tellement la sentir contre lui, et arrivait presque à sentir son coeur battre à l'unissons avec le sien. Aaron laissa un peu plus d'espace libre à Anaëlle en désaérant son étreinte et déposa un baiser sur son front. Il commença alors à la bercer doucement avant de glisser sa veste sur ses épaules. Seul le bruit de la pluie à l'extérieur tombant sur la vitre se faisait entendre, ce qui était un peu inquiétant. Aaron commença alors à chanter. Il savait que ça voit n'était pas la plus harmonieuse qui existait mais il aimait chanter et il aurait fait n'importe quoi pour calmer Anaëlle.

    « You're the remedy I'm searching hard to find
    To fix the puzzle that I see inside
    Painting all my dreams the color of your smile
    When I find you It'll be alright
    I need to try to get to where you are
    Could it be, your not that far

    You're the voice I hear inside my head, the reason that I'm singing
    I need to find you
    I gotta find you »


    Aaron s'arrêta. La pluie continuait de battre à tout va mais l'orage s'était éloigné. Quelques minutes et il ne serait plus là, un soulagement pour Aaron qui espérait que très vite le petit compte de fée qu'il vivait avant revienne à grand pas. Mais il pouvait courir. Aaron arrêta également ses petits mouvements de gauche à droite et finit par laisser Anaëlle s'allonger sur lui. Il ne bougeait plus, son regard chocolat était retourné à son activité favorite : la regarder, regarde ses yeux bleus, regarder ses yeux bleus fermés, la regarder tout simplement. Et pour la seconde fois Aaron sentit son regard par le chemisier transparent. Sans vraiment comprendre ce qu'il faisait, Aaron ferma la fermeture de son blouson. Il ne voulait pas avoir ce genre de penser à son égard.

    « C'est bon … l'orage c'est éloigné. Ca va mieux maintenant ? Si tu préfères je te raccompagne chez toi, ou alors on va ailleurs dans un endroit plus chaleureux, enfin c'est toi qui voit. »
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Anaëlle L. Andrews
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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   Ven 3 Avr - 21:11

    « Because tonight will be the night
    That I will fall for you
    Over again
    Don't make me change my mind »


    Parfois, elle avait l'impression d'être encore une gamine à l'intérieur, qui ne parvenait pas à se débarrasser de ses peurs idiotes. C'était un peu embarrassant, tout de même. Elle était là, avec Aaron, en train de vivre sans aucun doute le moment le plus magique de sa vie, et sa peur idiote de l'orage la rattrapait soudain. Ne pouvaient-ils donc pas être tranquilles, heureux pendant une seconde ? Sans que l'une de peurs idiotes d'Anaëlle vienne en travers de leur chemin ? Apparemment, non.

    Aaron connaissait sa peur de l'orage, ce depuis qu'ils s'étaient rencontrés. C'était deux, voire trois jours après leur première rencontre. Anaëlle était dans sa chambre avec Aaron, et ils étaient tous deux installés sur le lit de la jeune fille. Ils étaient censés bosser sur leurs devoirs, mais n'en avaient aucune envie; Résultat des courses, ils étaient allongés côté à côte et fixaient le plafond en racontant des idioties sur les personnes qu'ils connaissaient. Il commençait réellement à se faire tard, à vrai dire il était presque 23 heures. Mais alors qu'Aaron s'apprêtait à partir, un coup de tonnerre retentit, suivit d'un éclair illuminant la chambre. Les parents d'Anaëlle étaient sortis en amoureux ce soir là, et ils étaient donc seuls. Comme une gamine, elle s'était réfugiée sous ses draps, et avait refusé d'en sortir. Aaron l'avait donc rejointe, et ils avaient attendus, pendant une heure, que l'orage cesse, planqués tous les deux sous la couette. Heureusement que ses parents n'étaient pas entrés lorsqu'ils étaient cachés, sinon ils auraient sans doute pensé à autre chose qu'à une peur de l'orage et un soutien amical, si vous voyez ce que je veux dire.

    La pluie redoubla de violence, et la jeune femme se rendit compte qu'elle serrait la main d'Aaron sans doute trop fort, et qu'il devait se retenir de hurler de douleur. Elle relâcha un peu sa prise et lui adressa un léger sourire d'excuse. Elle n'y pouvait pas grand chose, en même temps, si elle avait une trouille bleue. Elle regretta de ne pas avoir emporté de manteau avec elle ; ou même une petite veste, quelque chose à mettre, parce que là, sa chemise était trempée et lui collait à la peau, et elle frissonnait. Bien qu'une partie de ses frissons soient causés par la présence d'Aaron, l'autre partie était bien à cause du froid. Après un instant, elle constata que le regard d'Aaron était dirigé légèrement au sud, et elle piqua un fard. Devant ce genre d'attitude à son égard, généralement, elle ne manquait pas de remettre la personne qui la matait ouvertement à sa place, avec un regard meurtrier et une réplique cinglante; Mais pas Aaron, c'était..différent. Elle se sentait plus gênée qu'en colère, surtout après ce qui s'était passé entre eux.

    Aaron s'approcha d'elle et lui fit signe de s'agripper à lui. Sans trop comprendre le pourquoi du comment, elle obtempéra et grimpa sur son dos, passant ses mains autour de son cou et espérant pour qu'elle ne soit pas trop lourde. La pluie continuait à tomber, toujours violemment, elle avait l'impression que ce n'était pas des gouttes d'eau mais des cailloux qui lui lacéraient la peau, puisqu'elle sentait tout à travers sa chemise loin d'être étanche à la pluie. Lorsqu'une petite cabane se dessina entre deux arbres, Anaëlle comprit enfin. Aaron était au courant d'un abri dans le parc, et cherchait à les abriter, ce qui n'était pas du tout une mauvaise idée. Après quelques essais, Anaëlle comprit qu'il serait plus logique qu'elle descende de son dos pour qu'il puisse ouvrir la porte. Elle descendit donc, et ses pieds nus se retrouvèrent dans le gazon humide, ce qui lui propagea un frisson. Elle s'écarta légèrement lorsqu'elle vit qu'Aaron voulait défoncer la porte, et se mordit la lèvre en le regardant faire, bon dieu ce qu'il était sexy.

    La cabane était loin d'être un cinq étoiles, mais elle semblait plutôt agréable tout de même, et pour un abri, en attendant que ça se calme, ça pourrait aller. Repérant un petit canapé, Aaron la guida jusqu'à l'autre bout du cabanon, et ils s'installèrent. Essayant d'oublier ce qui se passait au dehors, Anaëlle resserra le manteau qu'Aaron venait de lui passer autour des épaules.

    « Merci. »

    Elle sentit les bras d'Aaron l'entourer, et elle esquissa un sourire. Elle était heureuse, même si elle avait peur de l'orage, même s'ils étaient dans un cabanon qui était peut-être habité par un malade mental, même si elle était frigorifiée, même si l'orage durait des heures et qu'ils devraient restés coincés ici pour un bout de temps, elle s'en fichait. Au moins ils étaient ensemble.
    Puis, quand il commença à chanter, et qu'Anaëlle reconnu la chanson, elle cru qu'elle allait défaillir. C'était l'une de ses chansons favorites. Celle qu'elle ne pouvait même pas écouter tellement elle faisait espérer, à propos de l'amour, de tout ça. Cette chanson lui donnait envie de pleurer. Jamais elle n'aurait imaginé qu'un jour, ça serait Aaron qui lui chanterait cela. Et, vu son regard qu'il lui lançait, en pensait chaque mot. Lorsqu'il se tut, Anaëlle se sentait un peu calmée. Déposant sa tête sur les genoux d'Aaron, elle ferma les yeux. Mais elle sentit lorsqu'il lui ferma la fermeture de son blouson, et un sourire se dessina sur son visage. Aah, les mecs. Guidés par leurs pulsions. Mais bon, elle ne pouvait lui en vouloir. Si, ce soir là, il y a quelques mois, Aaron ne s'était pas laissé emporté par son envie de l'embrasser, ils n'en seraient sans doute pas là en ce moment. Et ça, elle ne l'échangerait pour rien au monde.

    Elle acquiesça de la tête, et se redressa, avant de se lever complètement. La pluie s'était calmée, et l'orage était loin maintenant. Elle ne savait pas trop ce qu'elle avait envie de faire, où elle voulait aller. En fait, elle s'en fichait, tout ce qui lui importait, c'était d'être avec lui. Elle tourna la tête vers lui, se mordit la lèvre et réfléchit un instant.

    « Hum...je voudrais bien rentrer chez moi me changer. »
    Esquissant un sourire, elle ajouta, puisque les fringues d'Aaron étaient toutes aussi trempées que les siennes, et de plus, qu'il avait eut la gentillesse de lui donner sa veste.
    « Si tu veux, je pourrais te prêter quelque chose à te mettre ; bien que je t'aime bien comme ça... »

    Elle se mordit la lèvre et esquissa un nouveau sourire. Les cheveux du jeune homme étaient trempés, ses vêtements lui collaient à la peau, et pourtant elle ne l'avait jamais trouvé aussi attirant que maintenant. Elle se rapprocha de lui et lui tendit la main, dont il se servit pour se relever. Ne la lâchant pas, elle l'attira contre lui et déposa un rapide baiser sur ses lèvres. Si elle le pouvait, elle l'embrasserait tout le temps. Mais bon, il faut bien respirer quand même.

    Ils restèrent un instant face à face, les yeux dans les yeux, puis Anaëlle déglutit, et, serrant la main d'Aaron dans la sienne, se dirigea vers la porte défoncée du cabanon.

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MessageSujet: Re: « Where are we going now ? » feat. Anaëlle   

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« Where are we going now ? » feat. Anaëlle
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