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 « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'

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Anaëlle L. Andrews
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MessageSujet: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Mer 22 Avr - 20:47


    © own_world & radiioactivated


    « On cherche l'amour, on croit le trouver. Puis on retombe. De haut. Mieux vaut tomber que ne jamais s'élever ? Tu fais de ta vie un calvaire.Des visages implorants, la solitude, des mains sales, un bébé qui pleure, la nuit, le néant...Le néant est une question de point de vue...Des bras m'enserrent et annihilent ma détresse,je sens une caresse dans mes cheveux, sur mes yeux qui me brûlent, sur mes joues inondées,sur mes lèvres avides. Je ne sais plus pourquoi je pleurais. Je ne pleure plus. Plus vraiment ? Ça coule toujours mais c'est parce que je ne peux pas l'arrêter. Je suis si bien. L'espoir renaît du fond du gouffre. Ré-illusionnée. Peut-être que ce sont des larmes de joie... Je ne sais pas. »
    © Lolita Pille - Hell








    Elle était tombée amoureuse d'une pensée, d'un idéal. C'était un garçon, comme les autres. Il ne se différenciait pas par des cornes sur la tête, des yeux d'une couleur inhabituelle ou un style démarqué, non. Il était comme les autres, et se fondait dans la masse. Mais elle avait pourtant cru que c'était lui, celui qu'elle avait toujours recherché. Son prince, son âme sœur. Elle y avait cru, elle n'avait rien vu venir. Trois mois, il s'était pourtant passé trois mois, où elle n'avait pas daigné ouvrir les yeux sur ce qui se passait autour d'elle. Elle l'avait entouré d'un halo, une bulle parfaite, impénétrable, ou rien ne pouvait atteindre à sa beauté, sa perfection. Mais elle avait entouré la mauvaise personne, elle était tombée amoureuse de la mauvaise personne. Ce n'était pas elle, c'était juste le mal incarné, venu sur terre sous la forme d'un garçon tout ce qu'il y a d'ordinaire..avec les plus beaux yeux verts de la terre. Elle avait cru chacune de ses paroles, bues chacun de ses gestes avidement. Elle y avait cru, sans doute un peu trop. Elle avait fini par tomber de la falaise, poussée par sa soit disant âme sœur. Et elle s'était fait mal, très mal.

    Ce sentiment, jamais plus elle ne voulait le ressentir. Elle savait ce qu'elle faisait en s'engageant dans une relation amoureuse avec Aaron, en s'assumant désormais comme un couple, en s'affichant face aux autres. Elle savait qu'elle se risquait, une fois de plus, à l'échec. Elle savait qu'Aaron n'était pas quelqu'un de spécial, qu'il était comme tous les autres, jaloux et possessif, qu'il ne manquerait pas de le lui rappeler. Elle savait qu'il pouvait la pousser à nouveau du haut de la falaise, elle savait qu'elle risquait beaucoup plus que la première fois. Parce que là, en plus de perdre un petit ami, elle perdrait un meilleur ami. Quelqu'un d'irremplaçable. Elle avait beau essayer de ne pas y penser, de vivre au jour le jour son amour pour lui, elle ne pouvait s'empêcher de se demander si il était vraiment sincère, si derrière chacun de ses sourires, de ses baisers, de ses caresses ne se cachait pas un mensonge. Elle ne devait pas douter, elle se détestait chaque jour un peu plus de douter de lui, de son amour. Elle le connaissait tellement bien, même mieux qu'elle ne se connaissait. Mais pourtant, elle vivait dans l'angoisse de le perdre. A nouveau.

    Elle avait déjà fait l'erreur d'essayer de l'effacer de sa mémoire, après leur première nuit ensemble, mais cela lui avait été impossible. Lorsqu'il avait enfin cessé ses appels, ses mails, tout, elle l'avait senti s'éloigner de plus en plus d'elle, d'une manière irrémédiable. Elle voulait le rattraper, composer son numéro, répondre à ses mails, mais elle en avait été incapable. D'un côté, il y avait la peur de le perdre, et de l'autre..la peur de recroiser son regard, et de commettre l'irréparable. C'est à dire tomber amoureuse de lui pour de bon..et risquer de le perdre vraiment.

    Elle ne l'avait pas vu depuis le début de la journée, et il lui manquait déjà énormément. Elle avait bien conscience qu'elle devenait complètement folle, le genre de fille qui ne peut pas passer une matinée sans son petit ami, et elle détestait ça. Mais elle avait toujours été comme ça, elle avait besoin de lui plus qu'il ne s'en rendait compte. Elle ne pouvait continuer à rester ainsi, allongée sur son lit à lire ses vieux journaux intimes un samedi soir. Elle avait besoin de ressentir qu'elle était vivante, parmi les humains, une personne normale, une étudiante comme les autres qui faisait la fête les samedis soir avec ses meilleurs amis et son petit ami. Aller dans des bars louches, danser comme une folle, boire de la vodka et juste se laisser aller avec l'air du temps, voilà bien longtemps qu'elle ne l'avait pas fait. Motivée par son idée toute fraiche, elle se leva d'un bond de son lit. Direction...folie.

    Une heure plus tard, Anaëlle arriva devant le bar le plus mal famé de la ville d'Oxford. Le Raoul's Cocktail Bar. Les battements de son cœur s'accélérèrent, mais elle poussa la porte et entra. Tous les regards se tournèrent vers elle dès que le grincement de la porte se fit entendre. La plupart des personnes présentes étaient des hommes qui devaient avoir l'age d'Ana', certains plus. Ils la regardaient tous comme si elle était couverte de détritus, ce qui était loin d'être le cas. Elle portait une jupe noire descendant jusqu'aux genoux ; une chemise blanche à manches courtes et sa fidèle et inséparable cravate noire. S'asseyant à l'un des tabourets près du bar, elle commanda une vodka. Autant tout de suite commencer.

    Quelques minutes à peine s'étaient écoulées, et elle se sentait seule, très seule. Maintes fois elle avait sortit son portable, pour composer le numéro d'Aaron, mais elle n'avait pas appuyé pour l'appeler, et avait finit par ranger son portable avant de recommander une vodka. Elle en était déjà à sa troisième, et elle commençait à se demander pourquoi tous les hommes présents se ressemblaient tous, et avaient tous une longue barbe verte et rose. Elle fronça les sourcils et secoua la tête pour chasser cette vision, puis reposa son verre de vodka. Suffit. Du moins pour maintenant. Elle se mordit la lèvre et ressortit son portable. Tant pis, elle avait besoin de lui. Maintenant.

      Citation :

      Meet me at Raoul's.
      Love you.


    Sentant une forte odeur d'alcool lui chatouiller les narines, elle retourna la tête pour se retrouver face à face avec un homme beaucoup plus âgé qu'elle; qui avait vraiment une barbe blanche. Elle écarquilla les yeux lorsqu'il se rapprocha dangereusement, et le repoussa de la main. Il tomba du tabouret de bar et se retrouva allongé au sol la bouche grande ouverte, tel un poisson mort au bord de l'eau. Elle fit une grimace de dégout en le voyant, et deux hommes baraqués ne tardèrent pas à le jeter dehors sans ménagement. Elle poussa un soupir, et vida son verre d'un trait, avant d'en recommander un autre. Elle n'avait plus qu'à espérer qu'Aaron était en route; qu'il voulait la voir. Sinon, dans un endroit pareil, elle n'aurait plus qu'à se tirer une balle dans la tête.

_________________

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      Let me show you all the things that we could do
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Aaron N. Hellwood

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MessageSujet: Re: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Jeu 23 Avr - 1:22

Présentation à venir Wink


    Aujourd'hui il y avait de quoi s'occuper. Avec ses amis bien évidemment. Aaron avait un emploi du temps bien chargé pour un samedi, il devait passer la matinée avec une bande d'amis et l'après-midi avec d'autres personnes. Il n'affectionnait aucun des deux groupes plus que l'autres, bien qu'il aurait bien aimé passer la matinée dans son lit au lieu de courir les rues avec 5 filles et 2 garçons. Il n'était pas en majorité dans les deux cas. Et pour changer de d'habitude il n'appréhendait pas ces deux sorties. Généralement Aaron n'aimait pas le dimanche, parce que dans le fond, ile exagérait son caractère, il n'était pas totalement lui même, il était avec des gens d'un an de plus que lui, et ça l'avait toujours mis mal à l'aise. Le pire était quand on le regardait avec un immense sourire et qu'on lui sortait une réplique débile du style « Tu es beaucoup plus mature que ton âge. » Ce n'était pas une découverte pour le jeune homme, il l'avait entendu tellement de fois. Il avait sauté une classe, il était considéré comme anormal, et beaucoup de personnes dans son entourage ne cessaient de lui faire remarquer. Par exemple à chaque fois qu'il allaient dans un café et qu'ils faillaient se partager la note à la fin, tous les visages se tournaient vers Aaron pour qu'il calcule. Heureusement pour lui, avec le temps, les moeurs s'étaient apaisées et il était devenue plus normal.

    Ce matin il devait donc retrouvé tout le petit groupe en face de l'Apple Store au alentours de 10heures. Aaron était souvent en retard pourtant ce matin il s'était fixé l'objectif d'y être en avance. Il se leva assez rapidement juste avant que son réveil sonne d'ailleurs. Une fois prêt, il remonta dans sa chambre attrapa son lecteur mp3 et prit également son téléphone qu'il glissa dans son blouson. Un dernier coup de main dans les cheveux et le voilà partie. Cette histoire de cheveux était une réelle obsession chez lui. Une fois River qui avait passée la journée avec lui s'était amusée à compter le nombre de fois où il passait sa main dans ses cheveux. Au total c'était un nombre impossible à imaginer dont même lui ne se rappelait plus. C'était une sorte de tic, parfois il ne s'en rendait même pas compte, c'est pour dire. Aaron ferma délicatement la porte de la maison. Une fois la porte fermée il se rendit compte qu'il avait laissé ses clés à l'intérieur de sa chambre. Or la porte une fois fermée se verrouillait automatiquement, un système de sécurité astucieux, sauf à cet instant précis. Ca n'était pas du tout astucieux, comment allait-il faire pour rentrer chez lui sans ses clés ? La seule solution possible était d'appeler River dans une heure quand elle serait réveillée pour qu'elle lui apporte ses clés. Il savait déjà la réponse à l'avance et planifiait déjà son excuse pour récupéré son trousseau avant d'aller déjeuner. Il tâta légèrement ses poches de blousons, vérifiant qu'il avait bien tout sauf ses clés évidemment. Il attrapa donc son lecteur mp3 et lança sa playlist du moment, il mit ensuite la main sur son téléphone et commença à prévenir son retard.

    La matinée se passa plutôt rapidement. Une fois devant le magasin, les jeunes étaient restés pour un concert privé d'un groupe méconnu. Mais visiblement d'après les filles, le chanteur était assez mignon et elle tenait absolument à aller le saluer à la fin du concert. Du coup les garçons étaient partis dans le parc à coté et avait passé la matinée à parler. Ce qui était plutôt étrange d'ailleurs, mais sympa. Bien sur, Aaron était au centre de la conversation, enfin il n'était pas seul, Anaëlle était aussi mentionnée. Au départ la conversation avait commencé avec des propos vulgaires à son sujet et Aaron avait bien montré son mécontentement à cette manière de parler de celle qu'il aimait. Et très vite la conversation avait prit une autre tournure. En effet tout de suite les propos s'étaient affaiblis et parlaient, pour des garçons on pouvait dire que c'était mieux, plus sympathiquement. Aaron avait donc appris donc que son couple, faisaient beaucoup parlé de lui, surtout depuis leur arrivée triomphante main dans la main à leur retour du parc. Aussi en bien qu'en mal, mais Aaron montrait bien son désintérêt à ce genre de rumeur et après avoir reçu un sms assez enthousiaste d'une des filles qui les accompagnaient ils se retrouvèrent tous dans un Starbucks pour manger quelques choses. Aaron n'avait pas manqué d'appeler River pour son histoire de « coincer dehors » et bien évidemment il dût partir avant les autres pour prendre ses clés.

    L'après-midi était tout aussi sympa, encore une fois A&A revenaient souvent dans les conversations. Et la différence avec ses amis qu'il avait vu le matin, était que ceux là parlaient en se cachant de lui comme pour se moquer de lui. Aaron en profita justement pour envoyer un texto à la jeune femme et pour l'informer de la situation. Il aurait malgré tout, bien aimé passer cette fin de journée avec elle, mais il n'avait pas osé lui demander. Enfin il avait été prêt à l'appeler pour savoir ce qu'elle faisait ce jour là sauf que la seconde avant on l'apellait pour l'inviter. Il l'avait donc laissé à ses occupations, qui devaient surement être plus passionnante de ce qu'il faisait lui. Il savait qu'Anaëlle n'était pas la fille la plus populaire de l'école, mais il savait qu'elle avait quand même quelques amis. Enfin du moins il l'espérait. Une fille comme Anaëlle avait forcément des amies, c'était une évidence, elle était bien trop … elle. Aaron passa donc l'après-midi avec plus de filles cette fois, ils n'étaient que deux garçons, surtout que son ami était avec sa petite-amie ce qui n'aidait pas. De le voir agir ainsi avec elle lui montrait tout à fait l'exemple à ne pas suivre. Tout ces « je t'aime » dit à la va vite comme si ça n'avait plus aucune importance, ces marques d'affections, franchement c'était mignon mais à la fin c'était lourd. Le pire était à venir étant donné qu'ils devaient tous allés au cinéma. Heureusement Aaron et deux des filles qui étaient présentes partirent voir un film d'action.

    Aaron sorti de la salle au alentour de 21h30. Il faisait déjà nuit noir, il avait prévu de suivre ses amis en boîte de nuit, mais cela ne l'enchantait absolument pas. Il y allait uniquement dans le but de leur faire plaisir. Ce qu'il aurait aimé lui … On ne lui demanderait pas de toute façon. Il n'y avait même pas songé. Il s'apprêtait à suivre le groupe quand soudain il sentit une vibration au niveau de son bassin. C'était Anaëlle. Un sourire s'inscrit sur son visage et Aaron s'empressa de répondre.

    Citation :

    I'll come as soon as i can
    Love u A.

    Et le voilà reparti. Il avait de la chance, c'était à côté de l'endroit où il était. Il avait tellement marché aujourd'hui qu'il ne se sentait plus capable de faire un mètre de plus mais pourtant, pour retrouver Anaëlle il le pouvait. Il repassa encore une fois dans cette fichue tignasse histoire de paraître en forme. Il arriva donc légèrement épuisé devant le bar. Une scène assez incroyable se déroula sous ses yeux, un homme était trainé à l'extérieur de force. Visiblement il était ivre, enfin Aaron l'avait plutôt remarqué à l'odeur d'alcool. Aaron poussa finalement la porte du bar, et là vision d'horreur. Des hommes à moitié ivre partout, il y avait quelques filles mais en minorité. Ca allait donc être plus facile de retrouver Anaëlle. Il avait pensé trop vite. Il fit une fois le tour de la salle, sans succès. Il s'approcha donc du bar, dans l'espoir cette fois-ci de la trouver. Et il la vit accouder sur le bar dans sa petit chemise blanche. Il n'était pas content, enfin pas à ce qu'il voyait. Il les voyait tous autour d'elle et pour se faufiler derrière elle c'était le parcours du combattant. Il devait prendre sur lui et ne pas se laisser emporter. Ca sentait l'alcool de partout. Aaron posa donc sa main au niveau des hanches de Anaëlle pour parvenir à se mettre à côté d'Anaëlle.

    « Anaëlle je peux savoir ce que tu fais ici ? Toute seule en plus ! Aaron en effet ne se sentait pas au mieux de sa forme et en plus il retrouvait sa petite amie dans un bar mal fréquenté, du moins cette nuit en tout cas. Aaron retira le verre des yeux d'Anaëlle pour essayer d'attirer son regard vers le sien. Tu préférés pas qu'on aille ailleurs ? Tous les deux, loin de ce bar et de … tequila. Il jeta un regard au verre qui venait d'être rincé, il aurait aimé la tirer de force de cet endroit. Mais il n'avait pas le droit, il devait la respecter, et dépasser cette possessivité maladive.
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Anaëlle L. Andrews
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MessageSujet: Re: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Jeu 23 Avr - 11:31

    « I knew that there was more
    than just chemistry. »


    Elle n'aurait pas dû l'appeler. Bien qu'elle mourrait d'envie de le voir, elle ne pouvait s'empêcher de se dire qu'elle n'allait pas tarder à devenir une sangsue pour lui, la fille obsédée par son copain, au détriment de ses amis. Elle savait qu'elle aurait dû appeler Nigel. C'était son meilleur ami, enfin après Aaron évidemment. Lorsqu'il était arrivé en cours d'année à l'université, elle avait été la seule à le connaitre véritablement, à savoir ce qui s'était passé dans sa vie pour qu'il débarque ici, sorti de nulle part. Et elle ne l'avait pas jugé, parce que ce n'était pas dans ses habitudes. De plus, elle n'avait pas, comme la plupart de ses "amis" riches, des préjugés sur la classe soit disant inférieure. Elle se détestait, c'était exactement dans ce genre de moments qu'elle se sentait stupide. Ce soir, elle aurait parfaitement pu appeler des amis pour qu'ils viennent la rejoindre, autres que Nigel. Anaëlle était loin d'être seule au monde, elle avait pas mal de connaissances et d'amis proches qui étaient et seraient toujours là pour elle. Mais ils n'étaient pas Aaron.

    Anaëlle poussa un soupir et passa sa main dans ses cheveux, avant de s'accouder au comptoir.Entendant un bruit bizarre et une odeur nauséabonde, elle se retourna..pour découvrir un homme en train de vomir, installé dans l'un des petits fauteuils en face du bar. Ecoeurant. Quelle idée de venir dans un endroit pareil, franchement. Mais, tu pouvais demander à n'importe qui dans le campus, riches ou pauvres, lorsqu'il s'agissait d'un endroit où passer un bon moment, c'était bien ici. A première vue, on ne dirait vraiment pas. Quand elle était entrée pour la première fois dans ce bar, Ana' s'était tout de suite dit que c'était l'endroit attitré des pervers, des célibataires endurcis, la buvette pour les filles des trottoirs, bref, l'endroit le plus mal famé de la ville. Mais après y avoir passé une petite heure, elle s'était rendue compte que l'endroit était plutôt amusant. Il fallait juste attendre aux alentours de 22 heures, puis enfin la musique résonnait dans les enceintes et tout le monde s'amusait enfin. L'ambiance était incomparable. Enfin, il fallait tenir la première heure dans le bar, et après ça allait mieux.

    « Je vous sers encore quelque chose Mademoiselle ? »
    Anaëlle sortit de ses pensées et leva les yeux vers le barman. Il ne devait pas être beaucoup plus âgé qu'elle, et la regardait les yeux brillants. Elle ne s'était jamais trouvée très jolie, et, pendant les...8 premières années de son adolescence, donc encore maintenant..elle n'avait pu envisager qu'un garçon la regarde de cette façon, sans se demander si elle avait une tache sur le visage, ou un truc entre les dents. Jamais elle ne s'était classée parmi les belles et intelligentes ; elle avait une bien piètre image d'elle même. Haussant les épaules, elle lui tendit son verre de vodka vide.
    « La même chose. »

    Elle ne devait pas boire, elle ne savait même pas pourquoi elle buvait. Parce qu'elle se sentait stupide ? Sûrement. Stupide de ne pouvoir se passer d'Aaron, stupide de se retrouver ici à descendre vodka sur vodka, stupide d'être ce qu'elle était. Elle finit son verre cul sec, puis, voulant se redresser sur son tabouret, faillit tomber par terre. La main du barman la rattrapa de justesse.

    « Hey, doucement sur l'alcool si tu veux pas te faire jeter dehors comme l'autre avant. »

    Anaëlle haussa les épaules, elle se sentait déjà bizarre. Pourquoi est ce qu'il la tutoyait, le connaissait-elle ? Son visage était drôlement allongé, et il avait une mine atroce, comme s'il était une sorte de zombie. Elle déglutit et secoua la tête. Elle devait reprendre ses esprits, tout de suite. Jamais elle n'avait été le genre de fille à aller dans des bars se souler pour oublier ses problèmes. Non. Hum..elle était plutôt le genre à se taillader les veines. Elle baissa les yeux sur ses poignets, qui étaient encore recouverts de cicatrices indélébiles. Elle se mordit la lèvre.

    La porte s'entrouvrit à nouveau, pour laisser apparaitre dans l'encadrement une silhouette familière. Anaëlle sentit les battements de son coeur s'accélérer, et regretta aussitôt de lui avoir envoyé un message. Elle avait un pois chiche à la place du cerveau, ou quoi ? Tous les garçons bourrés autour d'elle, cette odeur d'alcool, et la jalousie maladive d'Aaron. Tout cela ne collait pas ensemble; ça allait faire des étincelles. Elle enfonça ses ongles dans la paume de sa main, et les retira lorsque Aaron prit enfin place à côté d'elle.

    Elle était incapable de répondre à sa question, ses pensées étaient embrouillées par les six verres de vodka qu'elle avait engloutis. La bouche d'Aaron s'entrouvrait et se refermait pour dire quelque chose, mais elle ne parvenait pas à comprendre le sens de ses paroles. Il l'hypnotisait. C'était comme s'ils étaient seuls au monde, les personnes autour d'eux s'étaient évanouies, il n'y avait que lui en face d'elle, la regardant les yeux brillants. Elle se détestait, elle ne le méritait pas.

    « Je...elle déglutit, sentant l'alcool remonter dans sa gorge. Elle prit une profonde mais discrète inspiration. Manquait plus qu'Aaron la voit complètement bourrée. Non, c'est bon. »
    A peine avait-elle finit sa phrase qu'elle se demandait si elle avait du sens. Qu'est ce que ça voulait dire, déjà, ça ? Elle tourna la tête vers le bar, le barman n'avait pas bougé, se tenant toujours en face d'eux.
    « Je vous sers quelque chose Monsieur ? »

    Anaëlle se mordit la lèvre et pria pour qu'Aaron prenne quelque chose, pour qu'il se retrouve aussi bourré qu'elle. Au moins ne constaterait-il pas son état.
    La musique commença à sortir des enceintes, laissant échapper un air rock. Elle se surprit à sourire toute seule en regardant les gens se déhancher maladroitement sur la piste de danse improvisée, au milieu des fauteuils et bouteilles d'alcool. Puis elle tourna la tête vers Aaron. Bon sang, elle avait oublié à quel point il était sexy. Ne pas lui sauter dessus, nous sommes dans un lieu public. Elle ne voulait pas paraître complètement folle, non plus.
    La musique venait de changer en un slow, et la plupart des personnes avaient quitté la piste de danse, faute de trouver quelqu'un avec qui danser. Il devait rester trois couples - dont un couple...de filles - dansant collés l'un contre l'autre. Anaëlle tourna la tête vers Aaron, faisant une moue suppliante.

    « Tu veux danser ? »

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MessageSujet: Re: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Ven 24 Avr - 14:56

    Il n'aimait pas ce bar. Non ce n'est pas qu'il n'aimait pas en fait, il le détestait. Il était déjà venu plusieurs fois ici, sans Anaëlle, lorsqu'ils ne se parlaient plus. Ou du moins lorsqu'elle ne voulait plus lui parler. Il était venu la deux ou trois fois avec ses mêmes amis, et à chaque fois ça se terminait mal. Généralement à la fin de la soirée une de leur amie était en train de faire du charme à un homme qui avait vingt ans de plus qu'elle, parfois même certains de ses amis étaient tellement ivres qu'ils leur étaient impossible de rentrer chez eux et donc, ils passaient la soirée dans un parc à attendre qu'ils aillent mieux. Aaron détestait ce bar et il avait beaucoup de raison pour le prouver. Mais ce soir il n'était pas question de prouver que ce bar était pour lui, le pire de la ville, ce soir il s'agissait d'être Anaëlle, ce qui par principe, était totalement différent.

    En effet, depuis que Aaron connaissait Anaëlle, il l'avait accompagné de nombreuses fois à des fêtes, et toujours avec la même responsabilité aussi dure soit-elle, faire attention à ce qu'il ne lui arrive rien. Et à chaque fête c'était le même rituel, Aaron passait chercher Anaëlle chez elle, ses parents lui expliquaient les conditions de sortie d'Anaëlle etc. C'était toujours la même chose, et depuis cette première soirée où il avait décidé de l'accompagner, Aaron ne buvait plus d'alcool ou bien juste un verre mais c'est tout. Il ne pouvait pas se permettre. Pourtant qui lui interdisait ? Personne. Il devait juste faire attention à ce qu'Anaëlle n'est aucun problème. Mais ce fait faisait qu'il ne devait pas boire d'alcool. Et rien qu'à l'idée dans boire, cela le dégoutait presque. Ils finissaient tous dans le même état, certains à moitié allongé par terre en train de vomir, d'autres à moitié explosé qui voyait la vie comme un film Disney, et d'autres qui ne pouvaient s'empêcher de sauter sur tout ce qui bouge. C'était ça qui inquiétait Aaron, c'étaient eux qui l'obligeaient à agir ainsi. Il ne s'était jamais battu à une soirée, ou plutôt si une fois. Pourtant ce garçon ne lui avait rien fait de mal, il avait juste danser trop près d'elle. Aaron ou plutôt sa jalousie, ne l'avait pas supporté et le poing d'Aaron avait attiré dans la figure de ce jeune garçon. Plusieurs fois Aaron avait reçu des tonnes de reproches après chaque fête de la part d'Anaëlle, et c'était toujours les mêmes dites dans le même état. Il l'empêchait de s'amuser, c'était sa vie elle faisait ce qu'elle voulait, il était un crétin qui ne pensait qu'à lui, et j'en passe. Il ne savait pas pourquoi mais c'était important pour lui, de prendre soin d'elle, de plus la confiance que Mr et Mme Andrews lui accordait comptait aux yeux du jeune homme.

    Il n'avait jamais cherché à ce justifier sur cette attitude de body-guard. Anaëlle savait pourquoi il agissait de la sorte, c'était tout ce qui comptait. Et ce soir il aurait aimé ne plus être ce garçon protecteur et s'amuser lui aussi. Mais à voir l'état d'Anaëlle et surtout ceux des personnes qui l'entouraient, il ne pouvait pas s'amuser. Il devait encore être ce garde du corps, encore et encore. Maintenant c'était presque devenu une habitude. Alors lorsque le serveur lui proposa quelques choses à boire Aaron en put s'empêcher de lu lancer un regard noir. Non il ne boirait pas. Il le regarda comme ça pendant quelques secondes qui parurent durer une éternité pour le jeune homme. Il tenta tant bien que mal de retenir son sang froid. Il ne devait pas s'emporter trop facilement, surtout que ce n'était pas méchant. Et puis après une longue réflexion … Non il ne fallait pas. « Non merci. » Aaron regarda alors Anaëlle qui ne paraissait pas très net, enfin il l'avait vu en meilleure forme qu'à cet instant c'était sur. Le problème était qu'elle ne voulait pas sortir d'ici, enfin c'est ce qu'il avait cru comprendre quelques minutes avant. Il avait l'impression que la phrase n'était pas sortie correctement de sa bouche. Il la regarda en arquant un sourcil et essaya après ça d'afficher un petit sourire.

    Danser ! Elle rêvait éveillée là. Elle savait très bien que Aaron était le pire danseur sur cette planète, même de la galaxie. À chaque fois qu'il dansait il marchait sur un pied ou alors ses mains n'étaient jamais placé aux bons endroits si bien que parfois la jeune fille avec qui il dansait le traitait de pervers et partait. Le pire dans ce genre de moment était qu'il ne faisait pas du tout exprès, parfois si mais c'était juste pour se débarrasser de sa partenaire. Aaron aimait danser, mais il était tellement mauvais danseur qu'il ne dansait plus. La musique avait brutalement basculer d'un morceaux entrainant à une sorte de slow. Aaron arriverait peut-être à maitriser les pas après tout. Et puis il ne pouvait pas résister à cette moue, il fallait justement qu'il s'entraine à dire non. Mais bon, demain elle ne se souviendrait plus de rien, elle ne se rappellerait donc pas du piètre danseur qu'avait été Aaron cette nuit là. Aaron déglutit en voyant le couple de fille sur la piste, en fait ce n'était pas l'histoire que ce soit deux filles, mais plutôt la façon dont elle dansait. Aaron attrapa alors la main d'Anaëlle et la guida avec lui jusqu'à sur la piste de danse. Ou plutôt sur le dancefloor.

    Une fois sur la piste de danse, Aaron resta quelques minutes à calculer ce qu'il devait faire, comment il devait danser. Heureusement pour lui, Anaëlle était là. Il sentit alors les mains de la jeune femme se glisser derrière sa nuque et comme par magie Aaron suivit son geste en posant ses mains sur les hanches de la jeune femme. Il venait soudainement de se rendre compte qu'elle n'avait pas répondu à sa question précédemment. Elle ne lui avait pas expliqué sa venue ici. Il aurait aimé savoir. Sa bouche s'apprêtait à s'ouvrir pour le laisser parler, mais il préférait pour une fois se taire et ne rien dire. Il continuait malgré tout à regarder autour de lui, sentant un bon nombre de regard posés sur eux. Et il s'en fichait, il s'en fichait complètement. Il sentit alors un homme s'approcher derrière elle, enfin il voyait plutôt et Aaron essaya comme il le pouvait de faire bouger Anaëlle vers un coin de la piste. Le problème était qu'elle ne voulait pas bouger. C'est comme si ses pieds étaient destinés à rester dans un certain périmètre et que ce périmètre était là où se trouvait ce pauvre type. Aaron hésita cette fois si à ouvrir sa grande bouche, mais il ne pouvait pas continuer comme ça. Aaron se recula doucement d'Anaëlle et jeta le même regard qu'au barman précédemment. « T'es sympa mais dégage s'il te plait. »
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MessageSujet: Re: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Lun 27 Avr - 12:49

    « Even when the lights go down,
    I can still see that sparkle in your eyes. »

    ©Ariia*


    Plus elle avançait, plus les jours passaient, et plus elle avait 'impression d'accumuler les regrets. Depuis son enfance, elle en avait, de ces foutus regrets, qui lui rongeaient le cœur, la colonne jusqu'à la moelle. Mais son plus gros regret avait sans aucun doute été celui de le laisser s'en aller, Lui. Chaque jour depuis que les trois mots étaient sortis de sa bouche, elle se demandait pourquoi elle l'avait laissé s'en aller, pourquoi elle n'avait pas prit conscience de ses sentiments plus tôt. Tout cela leur aurait évité bien des complications.

    Attendant toujours une réponse de sa part, elle commença à s'enfoncer les ongles dans la paume de sa main, signe nerveux de sa part. Elle savait bien qu'Aaron n'était pas à l'aise dans cet endroit. Même si il ne le lui avait pas clairement fait comprendre, elle le voyait dans son regard qu'il ne rêvait que d'une chose : la sortir d'ici. Mais elle n'en avait pas très envie, elle se sentait..plutôt bien. C'était un sentiment bizarre, pas tout à fait comme être chez soi, mais proche. Enfin, c'était probablement l'effet de l'alcool plus qu'autre chose.

    Il accepta, et elle fut quelque peu surprise, mais ravie. Elle savait bien que la spécialité d'Aaron n'était pas la danse, et qu'il acceptait dans le seul but de ne pas la décevoir, et elle appréciait cela. Beaucoup d'autres garçons l'auraient envoyer balader, avec une phrase dans le style « va danser toute seule ». Sympathique, mais c'est les mecs. Mais Aaron n'était pas comme eux, elle savait et reconnaissait la chance qu'elle avait de l'avoir trouvé. Maintenant, il ne lui restait plus qu'à s'accrocher à lui, telle un bouée de secours, pour ne pas se noyer dans l'enfer qu'était sa vie.

    Se laissant entraîner par Aaron, ils finirent sur la piste de danse, entre un couple s'embrassant depuis cinq bonnes minutes sans même prendre la peine de reprendre son souffle et un autre se regardant dans le blanc des yeux, et donnant l'impression qu'ils allaient se dévorer mutuellement dans quelques secondes. Passant ses mains autour de la nuque d'Aaron, elle se laissa aller au rythme de la musique. Anaëlle avait toujours été une très bonne danseuse; à vrai dire ses parents l'avaient inscrite à des cours de danse alors qu'elle n'avait que 6 ans. Elle en avait fait pendant une dizaine d'années, puis avait arrêté, sur un coup de tête. Aussi à cause d'une dispute violente avec sa professeur. Mais ses talents qu'elle avait acquis au cours de ses 10 années, peu de personnes les ont découverts. Même Aaron ignore à quel point elle est douée. Ana' déteste se donner en spectacle, se mettre en avant, et donc elle préfère attendre que quelqu'un découvre par hasard ce talent.

    « T'es sympa mais dégage s'il te plait. »

    Anaëlle fronça les sourcils, croyant tout d'abord qu'Aaron lui avait adressé la parole. C'était absurde, il ne lui dirait pas cela. Elle tourna alors la tête, pour découvrir un homme, lui lançant des regards en coin plutôt douteux. Déglutissant, elle prit une inspiration puis retourna la tête vers Aaron, qui semblait plutôt en colère. Il ne l'avait pas touchée, ni approchée de trop près. Mais le jeune homme avait toujours été d'une nature jalouse. Qu'est ce que je dis, d'une jalousie maladive plutôt. A certains moments, cette jalousie était plutôt bien, puisqu'elle empêchait des garçons louches de s'approcher trop près d'elle ou de la regarder de travers. Mais à d'autres moments, c'était vraiment hyper...chiant.

    FLASH BACK ;

    Juillet 2006. Ana' et Aaron avaient 15 ans. C'était peu de temps après leur rencontre, quelques mois à peine après qu'il l'aie sauvée de la main de ces adolescents pervers cherchant à l'agresser. Une fête de fin d'année avait été organisée par des amis d'Ana', et ils n'étaient pas spécialement riches. De plus, ils n'avaient rien contre le « mélange des classes ». Donc Ana' avait bien évidemment invité Aaron. Mais voilà, au cours de la soirée, alors qu'Ana' était sur la piste de danse, un garçon s'approcha d'elle et la prit par les hanches pour danser avec elle. La brunette n'y voyait pas d'inconvénient..enfin, elle ne voyait pas non plus la personne qui se tenait devant elle, les pensées embrouillées par l'alcool.

    « Allez Anaëlle vient on y va maintenant . »
    Surprise, Anaëlle se retourna. Elle n'avait pas vu son ami venir. Elle ouvrit la bouche, s'apprêtant à lui répondre, mais le jeune homme qui avait toujours la main sur ses hanches, le fit à sa place.
    « Lâche là tu vois pas qu'elle s'amuse ! »
    « T'as un problème face de calculette ?! »
    « C'est que le petit mouton noir va s'énerver ! »

    Tout s'était passé bien trop vite pour qu'Anaëlle ait eu le temps de réagir. Le poing d'Aaron était parti dans la figure du jeune homme, qui avait le nez en sang. Prenant sa main dans la sienne, il entraina la brunette en dehors de la maison.

    Plus tard, dans un taxi ramenant Ana' chez elle.

    « Aaron, bon sang c'est quoi ton problème ? »
    « Mon problème ? Deux secondes de plus avec lui et il..Il avait du mal à le dire, tellement ça lui faisait de la peine. te tripotait. »
    « Et alors ? T'es pas mon père à ce que je saches ! »
    « ... »
    « Pourquoi t'as fait ça, bon sang ? T'imagines il est dans mon lycée … je crois ! »
    « J'ai pas envie d'en parler. Demain peut-être. »
    « Maintenant Aaron. »
    « J'ai pas aimé la façon dont il te regardait c'est tout. »

    FIN DU FLASH BACK ;

    Après quelques secondes de réflexion, elle décida de passer l'éponge sur la remarque de son petit ami. Il cherchait à la protéger, point barre. Pas à faire d'elle sa possession. Encore heureux, sinon ça serait lui qui se serait prit un poing dans la tronche.
    La musique changea pour laisser place à quelque chose de plus animé, une musique rock qu'Ana' ne reconnaissait pas. Les gens se précipitèrent sur la piste, et Anaëlle avait lâché Aaron au mauvais moment. Une dizaine de personnes s'approcha en bousculant et gesticulant dans tous les sens. Elle perdit Aaron de vue, et sentit son cœur commencer à battre la cadence. Elle fut tentée de hurler, mais avec la musique, il ne l'entendrait pas. Décidant finalement de s'approcher du bar afin de le repérer dans la foule, elle sentit soudain une main à la hauteur de ses fesses, et se retourna brusquement. Cinq garçons se tenaient là, la regardant comme s'ils allaient l'attaquer. Ils lui faisaient penser à quelqu'un, mais elle ne parvint pas à les reconnaitre.

    Un second bruit se fit entendre, et la musique stoppa net. Un bruit d'explosion, et toutes les lumières s'éteignirent. De plus en plus paniquée, et sachant que des garçons mal intentionnés se tenaient pas très loin d'elle, elle se mordit la lèvre et essaya de trouver son chemin. Mais elle n'y voyait rien, et avait oublié où elle avait posé son portable, ne pensant même pas qu'il pouvait être simplement dans sa poche. Elle sentit une main sur son épaule, et se retourna brusquement, avant de découvrir qui lui faisait face. Les souvenirs l'assaillirent, souvenirs d'une Ana', 15 ans, dans la rue. Et d'un garçon essayant de l'agresser. C'était lui. Il plaqua de force ses lèvres sur les siennes, et Anaëlle voulu se dégager, mais elle était trop faible. Elle n'avait qu'une pensée. Aaron.

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MessageSujet: Re: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Mar 28 Avr - 19:54

    Ce bar et danser. La soirée s'annonçait mal depuis qu'il avait poussé cette fichue porte. Il n'aurait peut-être pas dut finalement. Il aurait lui dire qu'il était bloqué quelques part ailleurs, qu'elle sorte de cet endroit et qu'elle vienne le retrouver. Mais c'était lui mentir, et il ne devait pas lui mentir. Mentir dans un couple c'était le début de très gros problème. Cela commençait par un minuscule mensonge et puis cela se terminait par une infidélité. Il avait bien fait, peut-être. Au moins il avait un oeil sur elle et était sûr qu'il ne pouvait rien lui arriver enfin tant qu'il était avec elle. Aaron était un garçon, et c'était bien sut que lorsqu'un garçon était avec une fille, on ne venait pas l'embêter. Aaron savait que pour Anaëlle il allait devoir faire pas mal d'effort sur son caractère évidemment. Mais il ignorait que sortir avec elle impliquait également de danser un slow dans un bar, enfin de danser tout court.

    Aaron n'aimait pas danser mais pourtant sur la piste de danse aujourd'hui, il se sentait à son aise. Surement parce qu'il dansait avec Anaëlle mais il appréciait le moment, il trouvait ça plutôt reposant. Aaron avait toujours eu un penchant pour les musiques du style balade que les musiques rocks. Il préférait tranquillement chantonner sur une chanson posée plutôt que de devoir hurler sur une chanson plus animée. D'ailleurs il murmurait à voix basse les paroles de la chanson sur laquelle il dansait. Il la connaissait et étrangement sa voix aussi faible soit-elle par rapport au volume de la musique s'harmonisa à la musique. Il aimait chanter. Quand il en avait l'occasion Aaron s'installait dans un coin de sa chambre et écrivait des dizaines de chansons qui se retrouvait toute ensuite dans une pochette plastique. Il les gardait toutes espérant un jour entendre quelqu'un marcher dans la rue entrain de chantonner justement sa chanson. Bien évidemment ce n'était qu'un rêve. Il écrivait souvent à propos de ses histoires amoureuses, peu nombreuses certes mais il écrivait souvent sur ce sujet ou bien sur des sujets qui concernaient tout le monde. Il en avait écrit une particulièrement touchante sur le départ de sa mère lorsqu'elle était partie. Événement qui avait marqué le jeune homme à vie. Rien qu'à cette pensée il la revoyait dans sa tête en train de lui sourire le regarder et lui dire qu'ils étaient tous une famille. Elle lui avait menti. Aaron ne supportait décidément pas le mensonge, trop de mauvais souvenir.

    Un pauvre type s'approchait ou plutôt lançait des regards beaucoup trop louche à Anaëlle et Aaron ne put s'empêcher d'ajouter sa petite réflexion. C'était sa copine, les garçons avaient le droit de la regarder bien sur, mais pas de cette façon là. Ce non-respect. Aaron déglutit tout en le regardant repartir de là où il était venu. Il se laissait bercer par la musique quand la chanson s'arrêta pour laisser place au genre de musique qu'il ne lui plaisait pas. Rapidement Aaron se décolla d'Anaëlle, juste parce que ça faisait un peu débile de rester comme ça sur ce genre de musique. Et sans le vouloir il la lâcha. Et là plus rien. Anaëlle disparut. Aaron se retrouvait soudainement entouré d'une dizaine de personne qui se mirent à danser autour de lui. Il fallait qu'il parte d'ici. Qu'il parte d'ici avec Anaëlle. Mais pour partir avec elle encore fallait-il qu'elle soit avec lui. Aaron commença très vite à s'inquiéter ce n'était pas bon signe du tout. Et il ne pouvait pas bouger comme emprisonné. Il fallait surtout qu'il garde son sang-froid, prendre sur soi, c'est ce qu'il se repassait en boucle dans sa tête depuis quelques secondes. Aaron réussit au bout d'une bonne minute à sortir du tas, se mettant sur la pointe des pieds pour voir si il ne remarquait pas Anaëlle de là où il était mais rien. Et pour en rajouter une couche une coupure de courant. Ca n'allait pas l'aider. Aaron chercha dans ses poches son téléphone, il l'appellerait et elle allait répondre. Fin de l'histoire et il pourrait enfin partir d'ici. Il composa alors le numéro de la jeune femme mais rien, aucune réponse. Il entendit alors une voix annoncée que c'était une coupure de courant du quartier et que quelqu'un était partit démarrer le disjoncteur de nouveau. Aaron s'impatienta facilement et heureusement la lumière revint très vite.

    Sans s'en être rendu compte il était arrivé près du bar et là. Aaron n'en croyait pas ses yeux. Elle, lui, leur lèvres. Comment, pourquoi. Des tonnes de questions se posaient dans la tête du jeune homme. Pour l'instant il ne voulait pas de réponse, il voulait juste lui montrer les conséquences de cet acte. Adieu self-control. Aaron tenta tant bien que mal d'approcher le petit groupe et sans comprendre pourquoi il s'arrêta brusquement. Il se rappelait parfaitement, cette nuit là, sa rencontre avec Anaëlle, et eux. Oui c'étaient eux qui lui avaient briser le bras, ou presque. C'était les crétins, et l'un d'entre eux l'embrassait. Le temps de compréhension était rapide, pour une fois. Le courage revint tout aussi rapidement. Il posa une main sur l'épaule de ce crétin attendant qu'il se retourne. Le temps qu'il retourne sa tête et le poing du jeune homme attérit dans la tête de l'abbruti. Il avait surement mal visé étant donné qu'il avait juste atteint sa joue. Aaron se retourna vers Anaëlle lui lançant un regard noir. Il lui en voulait. Il lui en voulait énormément. Peut-être qu'elle n'avait rien à voir avec tout ça mais il l'avait vu et rien que ça. Aaron se retourna pour voir l'état du garçon et sans le voir venir il reçut à son tour un coup dans la figure.

    Quelques minutes après Aaron était dehors, la lèvre et le nez en sang. Il n'avait pas parlé à Anaëlle, les seuls derniers mots qu'il avait prononcé était des injures à ce type et avait par la suite quitté le bar, pour son plus grand contentement. Il ne savait pas du tout comment agir, ce qu'il devait dire. Il fallait qu'il contrôle ses mots. « Tu te rends compte de ce que tu viens de faire, de ce qu'il vient de te faire ! Anaëlle t'as vu où ça nous mène tes petite sorties nocturnes ? À chaque fois c'est la même chose. Et par là il faisait allusion à la soirée où il avait dut encore une fois frappé un garçon. Aaron chercha désespérément un mouchoir dans sa poche qu'il finit par trouver et plaça sous son nez. Tu peux pas boire autant d'alcool, regarde l'effet que ça à sur toi, t'es même plus capable de te défendre. Je serai pas toujours là derrière toi, faut que tu trouves tes limites. T'as trop bu ce soir tu le sais ou pas ? » La réponse allait tout dire, enfin à vu d'oeil elle semblait aller mieux. Très vite le mouchoir finit à la poubelle et la main libre d'Aaron frappa le mur en face de lui. À vrai dire il reportait la faute sur Anaëlle mais il savait bien qu'il était coupable autant qu'elle. Si il avait été plus attentif et sans cette fichue coupure de coupure de courant rien de tout ça ne serait arrivé.
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MessageSujet: Re: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Mar 28 Avr - 20:53

    « Somebody save my life. »




      FLASH BACK.


    Une autre nuit froide d'hiver venait de tomber sur la ville d'Oxford. Les rues enneigées étaient vides à cette heure là, et seuls quelques rares voitures circulaient toutes les cinq minutes. Une petite silhouette frêle marchait pourtant dans ce froid glacial. Anaëlle, 15 ans. Ses écouteurs sur les oreilles, et plongée dans ses pensées. Ce qui fit qu'elle ne pouvait pas voir qu'elle se dirigeait droit vers un groupe de garçons, la regardant d'un air intéressé, comme des rapaces ayant repéré leurs proies.
    La jeune fille fonça soudain dans l'un des garçons. Levant les yeux, elle commença par s'excuser, puis voulu continuer son chemin. Mais il lui barrait la route. Un rictus mauvais se dessina sur son visage, puis il planta son regard noir dans les yeux d'Anaëlle.
    « Alors ma jolie, où est ce que tu veux aller comme ça ? »
    Un autre garçon rejoignit soudain le premier, et eut un même sourire mauvais en apercevant Anaëlle.
    « Viens boire un verre avec nous, t’es pas pressée, si ? »
    Le garçon la saisit par le bras, et elle du retenir un gémissement tellement il la serrait fort. Il s'approcha d'elle, et, tétanisée par la peur, et la douleur aussi qui se propageait dans tout son corps, elle ne put se défendre lorsqu'il approcha ses lèvres des siennes. Elle ne pouvait même pas hurler, elle n'en eut pas le temps puisque ses lèvres recouvrirent rapidement les siennes.

    « Laissez-la tranquille, bande d’idiots. Dégagez ! »
    Deux secondes s'étaient écoulées. Ana' s'autorisa à ouvrir les yeux, pour apercevoir les trois garçons prendre leurs jambes à leur cou. Fronçant les sourcils, elle se retourna. Il avait son âge, des cheveux bruns en bataille...et des yeux chocolats.

      FIN DU FLASH BACK


    Coupable, elle se sentait coupable. Ce n"était pourtant pas sa faute si, par le passé, des garçons s'en étaient pris à elle, ni si en ce moment même ce garçon essayait de glisser sa main sous son tee-shirt. Elle n'avait rien fait, rien demandé. Elle avait toujours pensé qu'elle était le genre de fille à laquelle on ne prêtait pas attention, une fille qui se fondait dans la masse, pas spécialement jolie, ni plus intelligente, ou bizarre. Elle ne s'était jamais vue comme une fille se distinguant par un détail quelconque. Et elle avait raison, elle était tout ce qu'il y avait de normal. Mais voilà, ce jour là, il y a quatre ans, elle était tout simplement au mauvais endroit, au mauvais moment. Et voilà qu'elle les retrouvaient, ces voyous. Quatre ans plus tard, l'histoire se répétait. Certes, pas le même endroit, pas le même moment, mais mis à part ces détails, tout était pareil. Sentant la main rugueuse et glacée se glisser sous le tee-shirt d'Anaëlle, elle songea qu'il allait beaucoup plus loin qu'il y a quatre ans. Parce qu'il n'était pas là pour l'arrêter.

    Si seulement elle s'était arrêtée à un verre de vodka, elle aurait été capable de lever le genou pour le lui balancer dans la partie sensible. Mais elle était trop faible, et l'étau du jeune homme était si serré autour d'elle qu'elle était incapable de bouger, tétanisée. Ses muscles ne répondaient plus, son cerveau n'était même pas capable de réfléchir correctement. Les larmes coulaient sur ses joues, sans qu'elle puisse les arrêter. Elle le détestait, elle se détestait, pour être incapable de faire quoi que ce soit.

    Il lui sembla que les lumières étaient revenues, mais elle ne pouvait le dire avec certitude. Après un long instant; elle sentit l'étreinte de son agresseur se relâcher un peu, pour finalement la laisser complètement. Elle baissa les yeux sur son poignet, qui était rouge, presque au delà du possible, et constata après quelques secondes qu'elle était incapable de le bouger sans que cela lui arrache un petit gémissement de douleur. Cependant elle n'y prêta pas plus attention, reportant rapidement son regard sur ce qui avait empêché le jeune homme de continuer. Ou plutôt celui.

    Il était là, comme la dernière fois. Et son poing venait de partir dans la tête de l'autre garçon. Elle le regarda les yeux brillants, sans pouvoir prononcer un mot, esquisser un sourire à son sauveur. De toute manière elle n'en eut pas le temps, les événements s'enchainèrent beaucoup trop rapidement; qu'elle n'y comprit pas grand chose. Mais la seule chose qu'elle n'oublierait sans doute jamais...c'était le regard noir, et la colère qui l'habitait en la regardant.

    Depuis qu'ils étaient sortis de ce bar, Ana' sentait un poids lui comprimer le cœur, lui écraser les côtes. La douleur de son poignet, qui traversait désormais son bras tout entier, n'était rien comparé à ce qu'elle ressentait à l'intérieur. Deux fois, deux fois en quatre ans qu'il venait à son secours ainsi. Pour certains, cela aurait pu paraitre peu, mais pour la jeune femme, c'était trop, beaucoup trop. D'autant que là, il n'en était pas ressorti indemne. Elle se sentait mal, elle avait mal pour lui ; et mal pour elle. Mais sa douleur était moins physique que mentale.

    Baissant les yeux, elle se mordit la lèvre, laissant Aaron déverser sa colère sur elle. Il lui en voulait, elle le savait. Pourtant elle n'y était pour rien, elle n'avait pas à se sentir coupable de ce qui s'était passé, puisqu'elle n'était pas allée volontairement à l'encontre de ce type, et ce n'était pas comme si elle ne voulait pas se défendre. Elle sentit quelque chose exploser en elle, et ses larmes commencèrent à envahir son visage. Depuis trop longtemps qu'elle les retenaient, ces larmes. Elle ne pleurait pas seulement pour cette agression, mais pour tout ce qui allait de travers dans sa vie. Pourquoi fallait-il qu'elle soit comme ça, hein ? Elle avait le meilleur petit ami au monde, des amis sur qui compter, travaillait dans la plus prestigieuse université d'Oxford. Mais voilà, derrière toutes ces bonnes choses, tous ces sourires qu'elle s'efforçait de garder, elle souffrait. Elle leva ses yeux embués de larmes vers Aaron.

    « Tu crois que je suis sans doute allée volontairement vers ces types ? Bah oui, parce que j'adore ça, me faire agresser dans des bars par des inconnus.Sa voix tremblait, et ses larmes continuaient à couler sur ses joues déjà bien humides. Et pourtant, elle continua. Tu ne me connais pas, ou quoi ? Je me demande vraiment, là. Prenant une voix exagérément aiguë, elle commença à imiter le genre de personnes qu'elle détestait. J'suis Anaëlle, mais appelle moi Ana'. J'adore aller me souler la gueule dans des bars et me faire tripoter par des garçons deux fois plus âgés que moi. Reprenant sa voix normale, elle continua. Sérieusement, Aaron. A t'entendre, on dirait que j'aime m'attirer des ennuis, et tu sais bien que ce n'est pas le cas. Je ne sais pas pourquoi j'ai bu, parce que oui, j'ai bu un peu.Elle baissa un peu la voix, étant un peu pudique par rapport à ses sentiments. Mais c'est seulement parce que tu me manquais, parce que je me sentais atrocement seule. J'ai l'impression d'être rien sans toi à mes côtés. Elle se mordit la lèvre et se laissa tomber le long du mur qu'Aaron avait frappé du poing quelques secondes plus tôt. Ses larmes recommencèrent à couler le long de ses joues. Baissant les yeux vers le sol, elle finit par murmurer. Je suis désolée. Tu passes ton temps à me sauver...»

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MessageSujet: Re: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Mar 28 Avr - 22:48

    Il n'avait pas réfléchi. Depuis 15 minutes Aaron ne cherchait plus à penser. Ses paroles et ses gestes s'effectuaient sans le vouloir. Sauf pour le coup de poing. C'était la deuxième fois, une fois de trop. Il n'avait pas été attentif, pas assez actif et il l'avait trouvé là avec lui, dans ses bras à lui. Il ne savait pas si il lui faisait mal, si c'était comme il y a 4 ans, il n'avait pensé qu'à lui et à sa propre petite personne. Il s'en voulait encore d'avoir pensé à lui dans ce moment là. Bien qu'il avait également pensé à … elle ? Peut-être. Il avait remarqué qu'elle ne se défendait pas. Et il avait agit pour elle. Sauf que cette fois-ci, manque de chance pour le jeune homme s'était prit un coup en retour. Visiblement ces pauvres garçons avait grandement prit en muscle étant donné que Aaron ne sentait plus du tout son nez. Et quant à sa lèvre, celle-ci devait ressemblé à un ballon de baudruche, d'où sa main couvrant le bout de son nez et sa bouche. Il n'avait pas peur du sang et savait qu'Anaëlle comme beaucoup n'aimait pas ça. Le mouchoir s'étant rapidement imbibé, il avait du prendre un autre et ainsi de suite. Mais son état physique l'importait peu. C'était le sien qui l'inquiétait, et pas seulement physique. Elle devait être mal, pire que ça, parce que ça faisait deux fois qu'on lui faisait subir ça. Et ils n'avaient aucun respect pour elle, ce que Aaron ne supportait pas. Il l'avait embrassé. Il avait embrassé sa Anaëlle, et surement pas de la bonne manière, pas de celle qu'elle aimait. Seul Aaron le savait. Elle lui avait tellement dit tout ce qu'elle attendait d'un garçon que sans le vouloir Aaron était rentré parfaitement dans le moule.

    Elle pleurait, en face de lui, par sa faute, par leur faute. Il venait de lui remettre la faute sur elle, il était en colère contre lui même, contre elle aussi, et il s'était lâché. Le Aaron calme et patient qu'il était en compagnie avec Anaëlle venait de s'envoler comme par un claquement de doigt. Il était en colère, et ce regard, il se rappelait chaque détail de l'expression de son visage lorsqu'il avait regardé Anaëlle. Ce regard noir qui veut tout dire : une déception, une colère. Pas un sentiment très joyeux. Il s'en voulait de l'avoir regarder ainsi, de lui avoir parler ainsi. Mais il le fallait. Aaron était un garçon beaucoup plus mâture que les autres, il avait grandit beaucoup plus vite à cause de sa vie de famille. Et il arrivait toujours à prendre beaucoup de recul sur n'importe quoi. Mais là il en était parfaitement incapable, essayant de comprendre ce qu'elle lui disait. Il entendait encore la musique de l'intérieur du club lorsque tout venait de se produire. Et il faisait un énorme effort de concentration pour entendre chacune de ses paroles. Il venait, en plus, de lui faire peur par le coup qu'il venait de donner dans le mur. Encore une fois il agissait sous la colère et il avait un énorme besoin de se défouler. Mais il fallait qu'il se contrôle, pas devant elle. Il prit alors appui sur le mur, posant sa tête contre le mur tout en restant de dos à Anaëlle.

    Et cette phrase, cette question qu'elle venait de lui poser. Il ne comprenait pas. « Tu ne me connais pas, ou quoi ? Je me demande vraiment, là ». Il ne voulait pas répondre, ne pas s'enfoncer encore plus. Pourtant il aurait voulu lui dire que si, si il la connaissait par coeur. Il savait qu'elle avait des cicatrices sur son poignet depuis une dure rupture amoureuse, qu'elle avait peur de l'orage, qu'elle adorait s'habiller de noir et de blanc, qu'elle n'aimait pas qu'on insiste sur certains faits, qu'elle avait tendance à se soucier de l'image des autres en prétendant le contraire, qu'elle avait écouté le même CD pendant 4 mois sans écouter autres choses, qu'elle était née dans une des familles les plus riches de la ville et il savait encore tellement de choses. Et pourtant, il ignorait si il devait prendre cette question au sérieux. Il n'allait pas y répondre. Il décida finalement de se retourner et les larmes coulaient à flot sur ses joues. Il s'en voulait encore plus. Il regarda ses mains, assez rouges qu'il essuya dans son pantalon. Il n'avait pas le choix et s'approcha à petit peux d'Anaëlle jusqu'à s'assoir à côté d'elle.

    Sans rien dire il resta là une bonne minute, l'entendant juste pleurer. Il aurait voulu la prendre dans ses bras, mais ce n'était pas le moment. Il fallait qu'ils parlent de ce qui venait de se passer. Et ce n'était pas de sa faute, ni de la sienne, encore moins de la sienne. Elle avait encore une fois était un jouet. Il déglutit comment on pouvait voir ça en Anaëlle. Il se retint de ne pas donner un nouveau coup sur le sol. Il leva alors les yeux en face de lui qui donnait également sur un mur. « Et si il fallait te sauver encore, je le referais. Je pourrais le faire à chaque fois que tu as besoin de moi. Parce que quand on tient à une personne on peut faire tout et n'importe quoi pour elle. Sans rien demander en retour parce qu'on sait que dans tous les cas c'est réciproque. Aaron avait dit ça avec une voix qu'il aurait aimé normale, rassurante aussi, hélas à cause de ce fichu coup de poing, ce n'était pas tout à fait sortit de sa bouche comme il le voulait. Il resta quelques secondes encore à fixer ce mur. Un silence s'installa de nouveau. Son regard se tourna de nouveau vers Anaëlle les larmes coulaient encore. Il essuya une de ses mains de nouveau dans son pantalon et passa ensuite sa main sur la joue d'Anaëlle enlevant les petites gouttes qui s'étaient perdues sur sa joue de nouveau. Tu sais très bien que si tu veux me voir tu as juste à m'appeler ou même me bipper, je saurait que c'est toi. Il lui adressa un petit sourire tout en se rapprochant un peu plus d'elle. Tu sais également que tu peux tout me dire, quand tu veux, là maintenant si tu veux, je m'en fiche. Je veux juste que tu ailles bien et là, ça ne va pas. Parce que si tu vas mal, je vais mal. Aaron ne se rendait pas compte des choses censées qu'il disait à cet instant précis. Tu te rappelles il y a quelques mois encore … quand tu me racontais ta vie en long et en large mais là au moins tu riais et c'était sincère. Aujourd'hui, demain, c'est pareil. Je te connais assez bien pour te comprendre. Et étrangement la question qu'elle lui avait posé précédemment revint aussitôt à son esprit. Il soupira faiblement, il avait déjà du mal à respirer, si bien que sa respiration était assez forte et ce soupir ressemblait à une sorte de ronflement étrange. Je suis désolé de te donner l'impression de ne pas te connaître. Je suis un garçon, non sans blague, et je sais ce qu'ils pensent à ton égard. Tu es jolie, tu dégages quelques choses de très spéciales mais de tellement attirant qu'il y aura toujours des garçons qui te courront après. Aaron écarquilla les yeux il avait dit ça. Il fronça les sourcils et se traita de nouveau d'idiot. Pardon. Ce que je veux dire par là c'est que tu as forcément besoin d'un garde du corps robuste … comme moi tu vois ?! Aaron esquissa un petit sourire tout en effleurant doucement la main d'Anaëlle de la sienne. Sincèrement, si tu as des choses à me dire, à dire, n'ai pas peur de les dire. Parce que je sais que derrière tous ses sourires, derrières certains rires, il y a Anaëlle. Ma Anaëlle celle dont je suis tombé amoureux. Enfin cette Anaëlle là me plait aussi énormément hein ! » Le come back ? Le boulet de retour.
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MessageSujet: Re: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Jeu 30 Avr - 15:02


    « 'cause it's true,
    I am nothing, without you. »



    Jamais elle ne s'était sentie aussi faible, aussi vulnérable. Elle détestait cela. Elle était conscience qu'Aaron ne serait pas toujours là pour elle, qu'elle devait apprendre à contrôler ce qu'elle faisait, qu'il ne pouvait être constamment en train de lui dire ce qu'il fallait faire, ou ne fallait pas faire. Et d'ailleurs, ce n'"était pas ainsi que c'était censé fonctionner entre eux, désormais. Lorsqu'il était son meilleur ami, son confident, les choses pouvaient, à certains moments, fonctionner de cette façon. Il avait le droit de lui dire qu'elle ne devait pas se fier à telle et telle personne, qu'elle ne devait pas boire tellement d'alcool. Mais là, non. Il devait arrêter, il n'était pas son père, mais son petit ami. Une personne sur laquelle elle peut et pourra toujours compter, une personne qui l'aime pour ce qu'elle est, malgré les erreurs qu'elle peut faire, les problèmes qu'elle a pu rencontrer par le passé. Pas une personne qui lui dit ce qu'elle doit ou ne doit pas faire.

    Anaëlle se demandait si elle avait bien fait de dire tout ce qu'elle avait sur le cœur, enfin, une partie du moins. Elle regrettait certaines phrases, qui se voulaient peut-être blessantes pour Aaron. Il la connaissait depuis quatre ans, peu de temps, mais en ces quelques années il avait appris à la connaître mieux que personne. Il savait tout d'elle, même les choses les plus stupides et inutiles à savoir. Qu'elle avait peur de l'orage, qu'elle détestait les araignées, les gens égoïstes et les filles portant des jupes au ras des fesses, qu'elle ne jurait que par le noir et le blanc, qu'à des moments dans sa vie elle avait tenté de fuguer pour aller en Australie, qu'elle s'était tailladée les veines à plusieurs reprises... bon, il y avait toujours des petits détails qu'il ignorait, comme le fait qu'elle soit une excellente danseuse, qu'elle aie une côte fêlée et qu'elle a une peur bleue de mourir brûlée vive. Mais tout cela n'était pas important., de toute manière. Il la connaissait vraiment, et elle le savait. Elle regrettait d'avoir osé lui dire ça, et espérait qu'il ne le prenne pas comme une insulte.

    Elle n'eut pas besoin de lever les yeux pour savoir qu'il venait de s'asseoir à côté d'elle. Elle déglutit et essuya d'un revers de main les quelques larmes qui coulaient encore sur ses joues trempées. Un air pathétique, voilà ce qu'elle devait avoir. Et elle détestait ça. Depuis le début de son adolescence, c'était comme si elle cherchait à fuir le bonheur. Une fois qu'elle était enfin heureuse, surtout par rapport à ses relations amoureuses, elle trouvait le moyen de tout bousiller. La plupart du temps par une gaffe mal placée, et vlam célibataire. Et voilà qu'elle avait enfin trouvé son bonheur dans les bras d'Aaron, ce garçon adorable qui la connaissait sur le bout des doigts, en lequel elle savait qu'elle pouvait avoir confiance. Mais elle ne parvenait pas à être heureuse. Sa vie avait toujours été comme ça, un bonheur intense qui ne durait pas, puisqu'elle ne parvenait pas à l'entretenir. Toujours plongée dans ses années noires, les premières années de son adolescence qu'elle ne parvenait pas à effacer, et même le temps n'atténuait pas ses blessures. Toujours à se demander si elle mérite ce bonheur, si on ne va pas le lui enlever, ou s'il ne va pas s'enfuir. Ana' avait toujours mis tellement d'espoir dans ses précédentes relations, et avait toujours fini par tomber. De haut, très haut. Chaque nouvelle chute, elle avait de plus en plus de mal à se relever. Elle ne voulait pas encore tomber.

    Les secondes passèrent, se transformant rapidement en minutes. Ce silence commençait à devenir pesant, et c'était sans doute la première fois entre eux que le silence pouvait être qualifié ainsi. D'ordinaire, ils appréciaient ces moments, sans que l'un ou l'autre ne prononce une parole, ces moments où ils savaient exactement ce que l'autre pensait. Et, étrangement, lorsque l'un des deux brisait le silence, c'était pour dire la chose à laquelle l'autre était en train de penser. C'était comme s'ils étaient en communication par la pensée. Mais cette communication, Anaëlle voyait bien qu'elle avait été rompue, du moins maintenant. Elle n'osait même pas tourner la tête pour le regarder, elle avait mal rien qu'en pensant aux problèmes qu'elle ne pouvait s'empêcher de lui attirer. Il souffrait, saignait de la lèvre et du nez, tout ça par sa faute, pas sa faiblesse. C'était le genre de chose qui lui redonnait envie de prendre n'importe quoi comme objet coupant et de...non. Elle ne pouvait pas penser à ça, elle devait arrêter. Adopter une toute nouvelle philosophie de vie, vivre au jour le jour, et essayer de savourer le bonheur qui lui était offert. Ouvrir les yeux, et enfin voir la chance qu'elle avait. Arrêter de vivre dans le passé, pour de bon.

    Finissant par lever les yeux vers lui, elle eut l'impression que ses côtes se comprimaient contre son coeur pour le faire exploser. Aaron avait vraiment l'air mal en point. La lèvre gonflée et le nez aussi d'ailleurs, tous deux couverts de sang. Elle avait mal pour lui, et, à la vue du sang, se sentit prise de nausée. Elle inspira plusieurs fois à fond, pour ne pas dégobiller devant lui -manquerait plus que ça, tiens - puis elle ouvrit enfin la bouche.

    « Je suis désolée...et voilà qu'elle s'excusait encore. Pourquoi ? Aucune idée, c'était sorti tout seul. Comme son ami Nigel, elle passait son temps à s'excuser. (HS. Tu verrais la tête de Nicky xD) Je me sens vraiment nulle, vulnérable, stupide...Elle baissa les yeux vers le sol, puis murmura. Tu te souviens, juste après que l'on se soit rencontré ? On avait parlé des heures dans ce Starbucks, il devait être 11 heures du soir. On riait de tout et de rien, on se sentait forts, invincibles, comme si le monde était à notre portée, que d'un mouvement de la main on pouvait faire tout ce dont on avait envie. Ce sentiment, je l'ai perdu. J'avais l'impression que tout était si simple...mais avec l'âge, tout s'est compliqué. L'université, le mélange des classes, les gens qui s'enfoncent des poignards dans le dos, ces amitiés qui ne signifient rien...même l'amour a perdu de sa valeur...j'ai l'impression que s'aimer ne suffit même plus. Et pourtant, j'ai envie que ça suffisse. Ça nous suffit, à nous, pas vrai ? Elle leva ses yeux brillants vers Aaron, mais les baissa aussitôt, de peur sans doute de ne pas découvrir la même lueur dans son regard. J'ai l'impression de n'être rien sans toi, mais j'ai tellement peur...du regard des autres par rapport à nous, notre relation, nos différences. Elles ne nous empêchent pas de nous aimer, mais les autres en tiendront forcément compte, nous jugerons, chuchoterons à notre passage...J'aimerais tellement savoir que tout va bien se passer, que dans quelques années les gens s'y seront faits, que tous ces préjugés auront disparus...et qu'on puisse enfin vivre heureux. C'est sans doute trop demander. »

    Son monologue terminé, Anaëlle leva les yeux vers Aaron, et constata que son mouchoir était tellement imbibé de sang qu'il ne ressemblait même plus à un mouchoir, mais plutôt à un truc rougeâtre non identifié. Elle se mordit la lèvre et s'approcha de lui, avant de lui prendre le mouchoir des mains. Repérant une poubelle à quelques mètres, elle alla jeter le mouchoir, puis en sortit un de sa poche. S'agenouillant devant lui, elle lui tendit le mouchoir qu'il posa sur sa lèvre gonflée, et se mordit à nouveau la lèvre. Elle avait même mal pour lui.

    « Ça va aller ? »

    La terre tourna soudain autour de la jeune femme. Elle n'eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait, et ses yeux se fermèrent, tandis que sa tête alla heurter le sol. Son corps était immobile, allongé sur le sol ; et elle était inconsciente. Elle n'avait jamais supporté la vue du sang.

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MessageSujet: Re: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Sam 2 Mai - 14:18

    Quelle soirée ! Comme quoi tout pouvait changé par un seul claquement de doigt, ou ici par une coupure de courant. Il détestait de plus en plus ce bar à chaque seconde qu'il se rappelait le coup qu'il s'était pris dans le visage. Aaron n'était pourtant pas un garçon violent, bien au contraire, il ne frappait jamais personne et personne ne le frappait jamais. Il ne résolvait jamais ses problèmes par la violence. Pourtant, aujourd'hui, il avait prouvé le contraire. En même temps ce n'était pas tellement de sa faute, ce pauvre type n'aurait pas dut approché sa petite-amie de trop près. Et même si Anaëlle n'avait pas été sa petite-amie, Aaron lui aurait quand même mit son poing dans la figure. Il l'avait agressé il y a quatre ans, il se souvenait parfaitement de la scène, mais surtout de l'expression d'Anaëlle une fois qu'il lui avait lâché le bras. Cette marque rouge sur son bras. Il aurait voulu savoir si elle était présente aujourd'hui, si il lui avait fait mal comme la dernière fois. Mais Aaron était trop préoccupé par sa propre douleur, ne pouvant s'empêcher de ce qui allait lui arriver ensuite. Il se voyait déjà à l'hôpital allongé sur un lit avec un énorme pansement sur le nez, lui faisant ainsi perdre tout son charme. Enfin personne ne lui avait dit qu'il avait du charme. Aaron trouvait d'ailleurs cette expression idiote, il entendait toujours des garçons à des filles qui étaient plus ou moins belle. En gros ce mot était classé entre moche et belle ce qui n'était jamais gratifiant. Pour un garçon c'était pire, d'après lui.

    Aaron l'écoutait attentivement. Il faisait tout les efforts de concentration du monde pour comprendre ce qu'elle disait, et il comprenait. Il l'avait toujours compris, et lorsqu'il lui arrivait de ne rien assimiler il lui suffisait d'un simple regard pour que tout paraisse évident. C'était comme ça avec Anaëlle, ils avaient toujours été sur la même longueur d'onde. Sauf ce soir. Cette soirée était bien différente de toutes celles qu'ils avaient put passés ensemble. Et pour exemple, elle pleurait, elle pleurait par sa faute, sa faute à lui Aaron Nate Hellwood. Il n'aurait peut-être pas dut venir finalement. Il serait juste venut la chercher en fin de soirée et peut-être que les choses se seraient passées différemment. Peut-être bien. Il était son petit-ami et sincèrement, il devait y avoir dix fois mieux que lui sur cette planète. Pourtant, de jour en jour, il se persuadait que lui, ne la laisserait pas tomber. Parce qu'il savait à quel point elle avait souffert, il savait ce qu'elle avait enduré avant lui, il savait tout ça. Et il ne voulait pas qu'elle rechute, et qu'elle rechute avec lui. Parce que si cette fois-ci elle tombait, il la perdait complètement, ils ne seraient plus rien. Rien que des exs des exs qui ne s'adressent plus la parole, qui se haïssent secrètement cherchant sans cesse la petite bête. Bien que cela paraissait impossible aux yeux du jeune homme. Il ne pourrait pas laisser ça arriver, il l'aimait beaucoup trop pour que cela se produise.

    Et dans ses paroles elle paraissait incertaine. Elle avait peur du regard des autres sur eux, sur elle. C'était la seule chose que Aaron ne pourrait surement jamais comprendre. Il savait qu'ils n'étaient pas tous les deux issus du même milieu social et il ne voyait aucun problème à ça. Et si Anaëlle était justement comme sa mère, qu'elle attachait trop d'importance à ce regard et qu'elle finissait par le quitter pour un garçon qui ai le même niveau qu'elle. C'était une des craintes d'Aaron, crainte qui s'accentua au fur et à mesure du monologue d'Anaëlle. Il aurait aimé lui dire qu'il fallait juste vivre le moment présent, qu'il ne fallait pas se soucier du regard des autres. Il voulait lui dire que leur amour suffisait et qu'elle aussi avait droit à sa part de bonheur et que cette fois-ci elle ne devait pas y renoncer parce qu'elle le méritait. Elle méritait d'être heureuse, elle méritait cette dose de bonheur qui avait toujours finit par être détruite. Mais pourtant elle semblait penser le contraire. Ce n'était pas facile certainement, mais si Aaron avait apprit quelques choses de ses expériences amoureuses, ou plutôt celle de son père et de sa soeur, tout était beaucoup plus facile avec une personne à ses côtés. Aaron voulait être ses personnes. Il voulait lui montrer à quel point il était amoureux d'elle. Il aurait put faire n'importe quoi pour elle et encore aujourd'hui il en serait capable. Pour l'instant il n'était même pas capable d'articuler un mot, sa lèvre trop enfler ne lui permettait pas de pouvoir parler pourtant il aurait aimé répondre à tout ça.

    Son mouchoir ne ressemblait plus à un mouchoir, mais à quelques choses de rouge. Il essayait de le cacher tant bien que mal, sachant qu'Anaëlle ne supportait pas le sang ou plutôt d'en voir. Mais elle l'avait vu et son geste l'étonnait très étrangement. Elle avait prit cette chose pour la jeter et lui en tendait un autre. Il eut à peine le temps de lui faire comprendre que oui ça allait allé parce qu'elle était là qu'elle n'était déjà plus là. Qu'elle était allongée sur le sol, inconsciente, il avait décidément tout gagné ce soir. Aaron se releva aussitôt et souleva Anaëlle qui était aussi légère qu'une plume. Il la tapota doucement sur les joues tentant comme il pouvait de la réveiller mais rien. Il essayait de lui parler mais sans réponses. Une vague de panique s'abattit sur Aaron. Il pensa à appeler une ambulance, mais il y avait bien mieux qu'une ambulance. Aaron farfouilla dans les poches d'Anaëlle tentant de trouver son téléphone. Elle devait surement l'avoir appeler il y a quelques heures, et il ne s'était pas tromper. Il appuya sur la touche de rappelle et heureusement pour lui il répondit. « Nigel c'est Aaron. Anaëlle est tombée dans les pommes, je t'expliquerai tout sur place mais faut que tu dépêches. Je suis au croisement du Raoul's et une autre rue. » Il raccrocha immédiatement sachant parfaitement qu'il allait arriver d'une minute à l'autre. Pendant ce temps là Aaron ne pouvait s'empêcher de parler à Anaëlle et toujours pour dire la même chose, s'excuser, lui dire qu'il fallait qu'elle se réveille maintenant etc.

    Et là comme une apparition dans la nuit Nigel arriva. Aaron était sauvé, il allait forcément trouvé une solution à ça, à cette situation. Sa lèvre était toujours bien enflée et elle lui empêchait de prononcer certains mots et son nez, il ne fallait même pas en parler. Il tentait comme il pouvait de ne pas saigner sur le chemisier blanc d'Anaëlle. Aaron agita la main comme un déspéré, c'était un peu le cas. Il attendit que le jeune homme s'approche de lui et avec l'expression la plus pitoyable du monde, la situation la plus bizarre qui soit Aaron annonça avec toute son incohérence : « Je te promets que je peux tout t'expliquer. »
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Nigel J. Camden
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MessageSujet: Re: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Sam 2 Mai - 20:53

    1ohoo. Un rayon de soleil vint frapper le visage de Nigel. Celui-ci ouvrit les yeux avec difficulté puis se releva un peu de son lit afin de s'étirer tout en baillant. Il avait la vague impression que sa tête allait exploser ou alors qu'elle se faisait écrasée par un camion deux tonnes. Gloups. Nigel s'étala à nouveau sur son lit soudain pris d'un mal de tête. Il n'avait pourtant pas abusé de l'alcool hier soir. Si ? A vrai dire, il ne s'en souvenait plus trop. Après quelques minutes, le jeune homme finit par se lever et se traina jusqu'à la salle de bain. Il prit une bonne douche chaude qui lui éclaircit les idées en moins de trois minutes. Ahahaha on dirait que Monsieur a trouvé le remède miracle à la gueule de bois. Une serviette sur les hanches, il se dirigea vers la placard. Il enfila un jean, une chemise blanche et une cravate noire. A première vue, on pourrait croire qu'il est imbu de sa personne et qu'il fait très attention à son look mais ce serait très mal le connaitre. En effet, si Nigel s'habille ainsi c'est tout simplement car c'est son style. Point à la ligne. Il s'inspecta dans le miroir tout en passant une main dans ses cheveux afin de les ébouriffer un peu. Le jeune homme finit par sortir de l'appartement en claquant la porte. Il avait besoin d'air. Sa vie était un tel fouillis en ce moment qu'il ne supportait même pas de rester une minute enfermé. Il fallait qu'il bouge. Il déambula alors à travers la ville passant devant cinémas, bibliothèques, bars sans même les voir. Ses endroits lui rappelait bien trop de souvenirs. Des bons comme des mauvais. Après quelques minutes de marche, Nigel se stoppa net. Il déglutit puis finit par pousser les lourdes portes du café. En entrant une odeur de croissant et de café vint lui emplir les narines tandis qu'une musique pop ringard résonnait à ses oreilles. Il était un habitué ici mais depuis qu'il avait retrouvé Eden dans ce même lieu, c'était comme si quelque chose avait changé. Il ne voyait plus ce café de la même manière, il le trouvait extrêmement banal lorsqu'elle n'était pas là pour l'illuminer. Gloups. Nigel se dirigea vers le comptoir et commanda un café avant de prendre place à une table. Il tapota sur celle-ci, nerveux. Il n'aimait pas se retrouver ici. C'était...bizarre. Il s'attendait à la voir surgir de tous les coins. Il n'avait jamais été aussi anxieux de toute sa vie. Il faillit même sursauter lorsque le serveur vint lui apporter son café. Il le remercia et celui-ci s'éloigna en clopinant.

    Des pensées assaillirent alors Nigel. Sa vie était un tel bordel en ce moment qu'il n'arrivait même plus à se concentrer sur ses cours. Le retour d'Eden avait fait basculé sa vie entière. C'était, en quelque sorte, grâce à elle, qu'il avait montré son vrai visage. Qu'il avait enfin révélé la vérité. Il se demandait comment il aurait finit si elle n'avait pas fait irruption dans sa vie. Serait-il devenu un de ces riches écervelés ? Comme son père ? Il chassa cette idée noire de son esprit. Non. Il voulait croire qu'il aurait trouvé le bon chemin tout seul mais il ne pouvait qu'en douter. Ses retrouvailles avec Eden avaient été...magiques. En effet, ils s'étaient d'abord montrés tous deux très distants, ce qui était normal après deux longues années de séparation. Mais par la suite, ils se sont enfin montrés honnêtes l'un envers l'autre. Nigel a commencé à s'excuser de ne lui avoir donné aucunes nouvelles lui disant que c'était trop dur d'entendre sa voix alors qu'elle était loin de lui. Elle l'a ensuite remis à sa place pour avoir osé prendre cette décision sans elle. Elle avait raison. Puis, une chose en entrainant une autre, Nigel a finit par lui avouer ses sentiments. Le baiser qu'elle lui avait donné lors de leur séparation lui avait fait réaliser combien il l'aimait. Beaucoup plus que comme une meilleure amie. Il était littéralement fou amoureux d'elle. Sauf qu'il n'a jamais eu le courage de lui dire, ses sentiments lui foutaient trop la trouille d'autant plus qu'ils étaient à des kilomètres l'un de l'autre. Eden lui a alors dit qu'il était trop tard ce qui était vrai. Totalement vrai. Il l'a embrassé car à ce moment là il ne désirait qu'une chose : la sentir tout contre lui, sentir ses lèvres contre les siennes. Elle lui avait tellement manqué. Le voile venait de se lever. Il ne pouvait plus faire semblant. Cependant, il avait une copine, une copine qui était une amie à Eden. Gloups. Quel chanceux notre Nigel, c'est fou. Prenant son courage à deux mains, il lui avait alors dit ce qu'il avait sur le coeur : "La seule chose que tu dois te poser est : est-ce que tu penses que...enfin..que notre histoire a une chance. Comme je l'ai dit avant si tu penses qu'il vaut mieux que je m'efface je le ferais. Mais pas avant que tu m'aies dit que tu es bien plus heureuse sans moi. Pas avant que tu me dises que notre histoire n'en vaut pas la peine et que quelqu'un saura te donner tout ce que tu désires et recherches. Je t'aime et je sais que...le 'nous deux' a lieu d'être mais si tu penses que je suis incapable de te rendre heureuse dis-le et je m'en irai quoi que cela m'en coûte.". Quel dilemme. Vraiment dramatique. Nigel s'est donc rendu chez Ashleigh. Il lui annonça qu'il voulait rompre. Il lui raconta tout. Toute la vérité. Comme quoi il n'était pas issu d'un quartier aisé de Manhattan. Qu'il avait eu peur de son jugement. Qu'il ne la voyait que comme une amie. Et...et que son coeur appartenait à Eden. Bien sûr, elle l'a très mal pris mais Nigel a tenté de diminuer les dégâts en lui disant qu'elle ne devait pas en vouloir à Eden. Qu'elle était son amie. Et qu'il ne voulait surtout pas briser une amitié. Voilà où en était Nigel. Seul. Affreusement seul. Son bonheur était entre les mains d'Eden. Il ne savait pas si elle avait parlé à Ash' ou pas. Il ne savait pas si Ash' allait lui pardonner un jour. Il ne savait pas s'il pourrait serrer Eden dans ses bras. Encore une fois. Son futur était dans le brouillard total.

    Quelques heures plus tard, Nigel se trouvait dans son appartement assis sur le lit des papiers jonchaient le sol et sa guitare était posée à côté de lui. Une inspiration soudaine l'avait pris mais il n'arrivait pas à écrire ce qu'il ressentait. C'était très frustrant. D'habitude, écrire lui permettait de s'évader et de se vider l'esprit mais là il n'y arrivait pas. Tout restait enfoui en lui. Comme si son coeur était fermé à double tour et qu'il ne pouvait rien en extraire. Il déchira la feuille qu'il tenait entre ses mains et la balança à travers la pièce. Même son inspiration était touchée par tous les malheurs qui avaient lieu dans sa vie. Muarff il n'était qu'un nul. Il faisait souffrir tout le monde autour de lui et il osait se plaindre ? Mais quel genre de gars était-il ? On devrait l'enfermer et il ne devrait pas être autoriser à parler. Était-il maudit ? Devait-il finir sa vie ainsi ? En sachant qu'il a fait souffrir les gens qu'il aimait le plus au monde ? Ça ne pouvait se finir ainsi, pas vrai ? Si seulement, sa mère ne l'avait pas laissé le forçant à vivre chez son père. Tout serait bien différent. Peut-être qu'il serait auprès d'Eden, peut-être pas dan ses bras mais c'était mieux que rien. Il n'arrivait pas à se faire à l'idée que la solution était peut-être qu'il s'en aille. Encore une fois, il était lâche. Un lâche rongé par les regrets.

    Soudain, son portable se mit à vibrer. Nigel se releva d'un bond et se saisit du téléphone. Anaëlle s'afficha sur l'écran. Il sourit puis décrocha. « Nigel c'est Aaron. Anaëlle est tombée dans les pommes, je t'expliquerai tout sur place mais faut que tu dépêches. Je suis au croisement du Raoul's et une autre rue. ». Quoi ? Pourquoi Aaron téléphonait avec le portable d'Ana' ? Il sentit alors son coeur s'emballer tandis qu'Aaron débitait ses paroles à une vitesse incroyable. Il était paniqué cela s'entendait nettement. Que se passait-il ? Ana' ? Tombée dans les pommes ? Le coeur de Nigel s'emballa alors. Aaron raccrocha alors après avoir mentionné l'endroit où il se trouvait. Nigel resta figé une bonne minute. Que s'était-il donc passé ? Que foutaient-il au Raoul's ? Il chassa toutes les questions qui l'assaillaient et sortit en trombe de l'appartement. Le jeune homme se mit à sprinter renversant quelques passants. Il s'excusa avant de reprendre sa route à toute allure. Ce n'était pas grave, hein ? Bah si ça l'était pas il t'aurait pas appelé banane. Aaron était le meilleur ami de Nigel depuis...euh...depuis toujours. Ils se connaissaient par coeur et ils ne passaient pas un jour sans se voir. Ils avaient de nombreux points en communs. Quand à Anaëlle, elle était une amie commune. Nigel l'avait rencontré grâce à Aaron. Si Aaron appelait c'est que c'était grave et qu'il avait besoin de lui. Et jamais Nigel ne le laisserait en plan. Jamais. Et puis c'était d'Ana' qu'il s'agissait. Il l'adorait et il savait qu'Aaron aussi..enfin...qu'il l'aimait quoi, ça crevait les yeux.

    Après seulement quelques minutes de course, Nigel arriva à destination et le spectacle qu'il vu le figea. Aaron avait le nez en sang et la lèvre gonflée comme un ballon de baudruche. Quand à Ana', elle se trouvait allongée sur le sol. Inconsciente. Nigel déglutit et s'approcha de son meilleur ami. Il lui dit alors, un air grave et vulnérable collé au visage : « Je te promets que je peux tout t'expliquer. ». Il avait du mal à parler. Nigel fronça les sourcils. Il ne l'avait jamais vu dans cet état. Jamais. Nigel lui lança alors :

    Hum...laisse moi deviner. Elle t'a invité dans ce bar louche et avec ta jalousie maladive ça a mal tourné. Elle t'a frappé puis elle s'est évanouie. Ou un truc dans le genre.
    Une boule se forma dans sa gorge. Il savait que ce n'était pas le moment de plaisanter mais il ressentait le besoin urgent de détendre l'atmosphère. Il s'approcha alors d'Ana' se mettant à genoux à côté d'elle. Il posa délicatement sa main contre son cou pour sentir sa respiration. Il se retourna ensuite vers Aaron.

    Je suis désolé mais..enfin...j'ai pas le choix. lui dit-il un sourire navré recouvrant ses lèvres tout en désignant la lèvre enflée d'Aaron. Il s'approcha alors d'Ana' mais alors que ses lèvres allaient toucher les siennes, il se recula. Il se tourna à nouveau vers Aaron : Je plaisante.
    Nigel releva alors la tête d'Ana' faisait de son mieux pour qu'elle est assez d'air et ne se sente pas oppressé.

    Ana'. Réveilles-toi.
    tonna-il. Il fallait qu'elle se réveille. Tout de suite. Ils avaient besoin d'elle. Aaron surtout, il ne pourrait pas vivre sans elle. Jamais. Nigel tenait tant à elle. Que deviendraient-ils sans elle ? Quelques secondes plus tard, Nigel sentit Ana' remuer alors qu'il l'avait délicatement posé sur ses genoux, Aaron à côté de lui. Un onde d'espoir l'envahit alors. Il tourna la tête vers Aaron qui esquissa un faible sourire. Ana' finit par ouvrir les yeux, son malaise passé.
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MessageSujet: Re: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Dim 3 Mai - 17:08


    « Some things are just
    meant to be. »




    Le sol arrivait à une vitesse vertigineuse. Pourtant, ce n'était pas comme si elle tombait du haut d'une falaise...là, elle était assise par terre. Ce qui ne l'empêchait pas d'avoir l'impression plus qu'étrange que le sol était loin d'elle, et que sa chute dura une longue, interminable minute. Sa tête finit par heurter le sol, et elle sentit des tremblements se propager dans tout son corps, comme si des centaines et des centaines de moustiques venaient la piquer. Puis, plus rien.

    Elle flottait. Mais elle ne voulait pas flotter. Elle avait l'impression de voir Aaron, le nez et la lèvre en sang, tendre la main vers elle et hurler son nom. Ana' avait beau ouvrir la bouche, aucun son n'en sortait, et elle s'éloignait irrémédiablement de lui. Elle ne voulait pas, mais ses jambes ne lui obéissaient plus, partant dans le sens contraire, là où elle ne désirait pas aller. Loin de lui.

    Ce rêve signifiait-il réellement quelque chose, n'étaient ils pas fait pour être ensemble ? Anaëlle entendait pourtant cette petite voix dans sa tête, qui ne cessait de lui répéter que ce qui s'était passé il y a quatre années devait se passer à un moment ou un autre, qu'ils étaient forcés de finir ensemble, pas forcément leur vie, mais un grand, immense bout de chemin. Mais elle avait peur, que dis-je, elle était morte de trouille. Une riche, et un "pauvre" ? Qu'allaient donc penser tous les étudiants du campus, désormais mélangés ? Ou plutôt, qu'avaient-ils déjà pensés ? Anaëlle se revoyait entrer dans l'université, dégoulinant de pluie, avec Aaron & ses cheveux en bataille à ses côtés, et tous les regards tournés vers eux, parce qu'ils osaient se tenir la main. Ainsi l'amour n'avait pas lieu d'exister entre deux personnes de classes sociales différentes ? C'était ridicule.

    Non, elle n'était pas en train de rêver. L'image d'Aaron et elle entrant dans l'université se brouilla, puis ce fut le trou noir. Si elle ne rêvait pas, qu'est ce qui était en train de se passer, pourquoi ne voyait-elle plus rien ? Soudain, elle entendit une voix, lointaine, très lointaine. A peine perceptible pour elle, et pourtant, elle était capable de la reconnaitre entre milles. Aaron. Elle voulait entrouvrir la bouche, lui dire qu'elle ne comprenait pas ce qui se passait, lui demander de la sortir de ce tourbillon noir infernal, mais elle était incapable de le faire, sa bouche refusait de s'ouvrir, elle ne pouvait pas bouger, immobilisée par une force inconnue.

    Était-elle morte ? Non, elle ne voulait pas. Tant de fois par le passé, elle s'était dit que sa mort en arrangerait plus d'un, que personne ne la regretterait sur cette Terre. Mais, maintenant qu'elle ne savait pas si elle était en train de mourir, ou si c'était juste un coma, elle se demandait vraiment si elle devait mourir maintenant. Il y avait encore tant de choses à faire, à découvrir. Et Aaron, elle ne pouvait pas, elle ne voulait pas le voir sortir avec une blonde sillonnée, ça pas question.

    Inspiration, expiration. Elle respirait, elle se sentait respirer. L'air entrait dans ses poumons et ressortait, un air empli d'odeur d'alcools, de sang aussi. Jamais elle n'avait été si heureuse de sentir ces odeurs malsaines. Elle ne pouvait toujours pas bouger, mais au moins, elle était toujours vivante. Une autre odeur arriva soudain, se rapprochant dangereusement d'elle. Elle voulait froncer les sourcils, mais en était incapable. Chlorophylle, ça sentait la chlorophylle. Aaron était-il en train d'agiter un chewing gum devant son nez pour la réveiller ? A cette vision, elle eut envie de rire, mais, encore une fois, aucun son ne sortit de sa bouche. Elle lutta pendant quelques secondes de plus, et parvint enfin à remuer les doigts, puis les paupières. Ses yeux enfin ouverts, elle regarda autour d'elle, un peu perdue. Ana' n'avait aucune idée d'où elle était, ni de ce qui s'était passé. Elle se redressa lentement, puis son regard croisa une tache de sang sur le sol, et la mémoire lui revint, la frappant comme un boomerang. Aaron.

    Sans trop savoir pourquoi, elle savait qu'elle n'était plus allongée sur le macadam dur et recouverts de chewing gums pourris. Elle leva les yeux, et croisa le regard de Nigel. Quoi ? Elle n'y comprenait plus rien, plus rien du tout. Qu'est ce qu'il faisait là ?

    « Nigel ? »

    Fronçant les sourcils, elle se redressa un peu plus, et croisa le regard d'Aaron. Elle lut son soulagement dans ses yeux lorsqu'il constata qu'elle était réveillée. Anaëlle passa une main dans ses cheveux, et resta un instant inerte, essayant de remettre ses idées en place. Aaron et elle, dans ce bar. Ça, elle s'en souvenait. La bagarre aussi. Mais...Nigel, elle ne s'en souvenait pas du tout.

    « Je t'ai pas invité, ...si ? »

    Anaëlle secoua la tête, encore un peu sonnée. Tournant la tête vers Aaron, elle se redressa complètement et s'approcha de lui. Elle se mordit la lèvre à la vue de sa lèvre plus gonflée qu'un ballon de baudruche, et à son nez ensanglanté. Mais elle ne faiblit pas, et se contenta de planter ses yeux dans les siens. Ses beaux yeux chocolats. Elle déglutit.

    « Excuse moi Aaron, je... »
    Mais elle ne put terminer sa phrase. Un coup de tonnerre l'interrompit, et, sursautant, elle leva les yeux au ciel. Une multitude d'étoiles tapissait le ciel d'un noir d'encre, et la lune, qui était pleine, semblait à portée de main. Sentant les battements de son coeur s'accélérer, elle tâcha de se calmer en respirant doucement, mais rien n'y fit. Elle avait toujours eu une trouille bleue de l'orage. Un grincement de porte, et leurs trois têtes se retournèrent vers la porte du bar, à quelques mètres d'eux. Une ombre, une immense ombre apparut dans l'encadrement de la vieille porte en bois. Anaëlle s'entendit hurler de terreur. On se serait cru dans un film d'horreur..et elle détestait les films d'horreur. La pluie s'abattit soudain sur eux, les trempant en deux secondes. Elle ne savait plus ce qu'elle faisait, ce qu'il fallait penser. Elle savait qu'il y avait de l'orage, qu'elle était trempée, que Nigel sentait la chlorophylle & que, malgré sa lèvre gonflée, elle mourrait d'envie d'embrasser Aaron. Et elle savait que l'ombre les regardaient, la seule chose visible dans cette masse de chair était ses deux yeux brillants fixés sur eux. Prise de panique, elle se leva d'un bond, attrapa sans réfléchir la main d'Aaron, et couru. Tout, plutôt que cet endroit maudit.

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MessageSujet: Re: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Dim 3 Mai - 20:25

    Aaron avait pensé à plusieurs solutions pour le sortir d'une solution pareil. Il avait premièrement pensé à appeler une ambulance ce qui était surement la solution la plus raisonnable, mais étrangement si ils y allaient tous les deux, ils n'étaient pas près de sortir. Lui à cause de son visage et elle à cause de la chute qu'elle venait de faire. Même si ça ne paraissait pas très haut comme ça, sa tête avait malgré tout heurté le sol et elle devait surement s'être fait mal. Il avait ensuite pensé à la ramené par ses propres moyens à l'école mais deux choses l'en avaient dissuadés. Si il la portait il allait forcément et toujours saigné, sans pouvoir s'arrêter si bien que le T-Shirt d'Ana' allait être recouvert de rouge et la seconde raison, lui paraissait futile mais il savait que pour elle s'était important. Et il savait encore une fois que si ils étaient vu dans cet état rentrant à l'université Anaëlle lui tiendrait le même monologue. Il sentait qu'elle était mal à l'aise par rapport à cette différence sociale, lui en faisait pourtant abstraction mais pas elle. Il l'avait entendu de sa propre bouche quelques minutes avant ce malaise soudain. Il savait qu'il ne pourrait rien faire à ça, qu'il ne pourrait pas arranger la situation, pourtant, elle ne savait pas à quel point il aurait aimé être riche à cet instant précis. Juste pour qu'enfin elle accepte le regard des autres.

    Et pourtant être riche ne l'avait jamais intéressé. Il était entouré de gens d'une classe sociale supérieure à la sienne, qui ne pouvait s'empêcher de juger les autres sur leurs apparences et sur leur moindre fait et gestes. Et Aaron était persuadé que aucun d'entre eux n'avaient de vrai valeur, sauf bien sur Anaëlle que son meilleur ami Nigel. Aaron ne regrettait pas d'être d'une classe moyenne, parce que lui, avait des vraies valeurs, des valeurs qui lui paraissaient bien plus essentielles que l'argent et toutes ces choses superficielles. Cette solution de la ramener à l'université lui échappa très vite. La seule solution se résumait à Nigel. Aaron le connaissait depuis son arrivée dans la ville d'Oxford et c'était une des premières personnes à connaître sa vraie histoire. Parce que comme Anaëlle, Nigel se montrait différemment avec lui qu'avec les autres. Comme tout le monde d'ailleurs. Mais Nigel lui prétendait être riche et tout le monde avait cru en ce mensonge. Aaron et Nigel avait toujours eut une très grande complicité, presque comme deux frères ce qui étaient peu surprenants d'ailleurs. Deux garçons comme eux étaient comme amenés à bien s'entendre. Bien sur ils leur étaient arrivés parfois de se chamailler mais ça se finissait toujours bien. De plus, c'était Aaron qui avait permit à Nigel de rencontrer Anaëlle et ils étaient très vite tous les trois devenus très complices. C'est pour cela qu'Aaron avait appelé Nigel à la rescousse. C'était le seul qui allait pouvoir l'aider et heureusement pour lui il ne tarda pas à arriver.

    Il avait été très rapide ce qui était assez surprenant. Mais il était là tentant de faire de l'humour. Pas très drôle pour Aaron. Le pire c'est qu'il n'avait pas complètement tort. Aaron si il en avait eu le courage aurait répondu mais non, cette fois ci il avait bien trop mal pour répondre étant beaucoup trop inquiet pour Anaëlle. Priant à chaque seconde qui s'écoulait qu'elle allait enfin se réveiller. Lui ne pouvait absolument rien faire dans son état, Nigel si. Et lorsqu'il le vit s'approcher un peu plus d'Anaëlle, Aaron ressera fermement son poing dans sa main prenant sur lui. Et pourtant il savait que peut-être c'était le seul moyen qu'elle se réveille et il ne fallait pas qu'il devienne jaloux de son meilleur ami. À la petite blague de Nick Aaron eut soudainement envie de lui donner une claque amicale, rien que pour le fait de l'avoir fait stresser un peu plus durant ces quelques secondes. Il était plus ou moins rassuré par sa présence. Il ne savait pas pourquoi mais Nigel avait toujours eu tendance à détendre l'atmosphère. Il l'écouta alors lui parler, comme il venait de le faire quelques minutes avant son arrivée. Et très étrangement elle commença à bouger ses doigts puis ses yeux s'ouvrirent petits à petits. Aaron lâcha un soupir de soulagement mais était tout de même véxé. Son égo venait d'en prendre un coup, Anaëlle s'était réveillée grâce à Nigel, pas grâce à lui. Il n'avait rien à se reprocher mais il se sentait mal de ne pas avoir put agir. Ouch. Maintenant elle parlait à Nigel. Aaron se sentait mal sans trop savoir pourquoi. Il se sentait surtout idiot. Il avait envie de partir et de les laisser entre eux. Il savait qu'il ne fallait pas réagir ainsi c'était son meilleur ami et Anaëlle était réveillée, c'était l'essentiel. Aaron tenta de sourire comme il le pouvait pour montrer son soulagement, mais cela devait surement ce voir aux petites étincelles qui brillaient dans ses yeux quand il l'avait enfin vu ouvrir les yeux.

    Aaron se recula alors légèrement ne voulant pas refaire tomber Anaëlle tomber dans les pommes. Si elle le voyait maintenant ça allait être pire que toute à l'heure. Et là son regard, son regard qui avait soudain pris une couleur grisée croisa le sien. C'était ça qui rassurait complètement Aaron mais malgré tout il se sentait mal. Il ne voulait pas qu'on le voit dans cet état et tenta comme il pouvait de se mettre au second plan. Il ne comprenait pas pourquoi elle s'excusait, elle s'excusait de quoi au juste ? De tomber dans les pommes ou de son monologue d'avant ? Parce que dans les deux cas elle n'avait aucune raison de s'excuser. Elle avait dit ce qu'elle avait dire et elle ne supportait pas la vue du sang. Il entendit alors ce brutal coup d'orage, puis ce grincement de porte et là cette ombre assez effrayante il fallait l'avouer. Il n'eut pas vraiment le temps de réagir, il senti juste la main de Anaëlle attraper la sienne et le tirer. Il courrait, et Nigel courrait derrière, et il semblait pourtant que si il continuait de courir à cette vitesse il allait bientôt arriver à sa hauteur. Et ils courraient tous les trois sans savoir où ils allaient. Jusqu'à cette lueur, cette lueur voilée. Puis en s'approchant un peu plus près c'était une porte entrouverte qu'ils pouvaient voir. Anaëlle entrainée par Aaron arriva avec Nigel à l'intérieur de cet immeuble. Aaron lâcha alors la main d'Anaëlle et se retourna illico pour encore une fois améliorer son état qui semblait s'aggraver à chaque minute qui s'écoulait. Il fit par de nouveau faire face aux deux qui étaient tous aussi trempés que lui.

    « Ca va aller Anaëlle ? Tu veux qu'on te ramène à l'université ? Il avait hésité à juste prononcer le prénom de Nigel. Une seconde entrée fracassante en peu de temps ne plairait peut-être pas à Anaëlle. Ce n'était vraiment pas leur soirée. Il posa alors sa main devant sa moitié de visage et cette fois-ci s'adressa à Nigel. Merci d'être venu c'est sympa. Il se recula et se laissa tomber contre le mur, le mur où se trouvait toutes les boutons pour sonner chez les gens. Plusieurs bips se firent entendre. Aaron se retourna et écarquilla grand les yeux. Il regarda ensuite Nigel et Anaëlle tout en haussant les épaules. Franchement ce soir il avait tout gagné.
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MessageSujet: Re: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Dim 3 Mai - 21:38

    Après quelques secondes qui lui parurent durer des heures, Ana' finit par ouvrir les yeux. Nigel se décala un peu afin de lui laisser un peu d'air pour respirer, en effet elle se trouvait à moitié allongée sur ses genoux. Nigel leva alors les yeux vers Aaron qui esquissa un sourire. Il ne l'avait jamais vu aussi soulagé de toute sa vie, il devait vraiment tenir à elle. Rien qu'en entendant sa voix paniquée au téléphone et son regard vide lorsqu'il est arrivé, il avait compris combien il aimait Anaëlle. La jeune femme remua alors puis croisa le regard de Nigel. Celui-ci lui sourit tandis qu'elle s'exclamait surprise : « Nigel ? ». Elle fronça les sourcils et se redressa à la recherche d'Aaron. Elle croisa son regard puis se retourna vers Nigel. « Je t'ai pas invité, ...si ? ». Nigel ne put s'empêcher de rire. Ralala cette Anaëlle, elle ne changera jamais. Nigel se releva alors d'un bond essuyant son pantalon. Il regarda Ana' et lui répondit un sourire narquois se dessinant sur le visage.

    Un merci m'aurait suffit mais bon.
    La jeune femme se dirigea ensuite vers Aaron. Elle planta son regard dans le sien avant de balbutier quelques excuses. Nigel détourna le regard puis se mit à marcher un peu. Il sentait qu'ils avaient besoin d'intimité alors il allait leur en donner. Ohh que c'est généreux de sa part. Mais...attendez...Nigel tourna à nouveau le regard vers ses deux meilleurs amis et déglutit. Ils...ils sortaient ensemble ou il rêvait ? Hum...bon déjà il faut qu'il arrête de les fixer comme ça. Réfléchissons. Aaron a toujours eu un faible pour Ana'. Mais Ana' ? En fait, il ne savait rien de ses sentiments pour Aaron bien qu'il ai vainement essayé d'en savoir un peu plus. Pfiouu de quoi il s'occupait ? Ce n'était pas ses affaires de toute façon et puis s'ils sont ensemble il était franchement heureux pour eux. Il ne pouvait pas imaginer deux personnes plus parfaites l'un pour l'autre. C'était comme s'ils étaient faits l'un pour l'autre. Ralala que c'est beau l'amour. Enfin il souriait à des gens proches. Pour une fois, cela ne se terminerait pas mal. Un vague espoir emplit alors Nigel. Peut-être que tout n'est pas perdu ? Peut-être que Cupidon sait ce qu'il fait. Peut-être que lui aussi connaitrait ça un jour. Arff il en doutait. Le jeune homme chassa ses idées noires de son esprit. Il devait être heureux pour eux et pas jaloux. Et si le fait qu'ils forment un couple changent leur amitié ? Leur trio inséparables ? Quel égoïste il faisait. Ne pouvait-il pas être un heureux ? On dirait qu'il s'interdit d'être heureux. La question est : pourquoi ?

    Un coup de tonnerre retentit alors. Nigel se rapprocha de ses amis tout en scrutant le ciel qui était devenu d'un noir d'encre. Un éclair traversa alors le ciel et Nigel cru voir Ana' sursauter. Bon, ils feraient mieux de rentrer au plus vite s'il ne voulait pas se retrouver trempés de la tête aux pieds. Un grincement de porte se fit alors entendre. Les trois amis se retournèrent d'un coup leurs yeux soudain fixés sur la porte. Une ombre gigantesque sortit du bar louche et un cri strident déchira la nuit. La cri d'Ana'. Des torrents de pluie les inonda alors tandis que l'homme les fixait l'air ébahi et vaguement intéressé. Anaëlle s'empara alors de la main d'Aaron et prit ses jambes à son cou. Nigel resta comme figé sur place pendant une bonne minute avant de s'enfuir à son tour. Il attirait les malheurs ou quoi ? Les trois amis coururent pendant quelques minutes, allant au hasard à travers la ville plongée dans le noir. De nombreux habitants les dévisagèrent tandis qu'ils accéléraient l'allure. Nigel faillit glisser sur la chaussée une bonne dizaine de fois mais il tint bon ne cessant de repenser au balourd qui les avait maté comme s'ils ressemblaient à de la viande à dévorer. Gloups.

    Une lumière filtrait au loin. Ils se dirigèrent alors vers elle comme attirés. Ils s'approchèrent et constatèrent alors qu'un porte d'un immeuble était entrouverte. Haaann la cachette parfaite. Ils pourraient échapper au psychopathe et à l'orage. Héhéhéé. Aaron lâcha la main d'Ana' et se retourna comme pour améliorer son état. Nigel essoufflé et trempé jusqu'au os tenta de reprendre son souffle tandis qu'Ana' regardait Aaron comme si elle ne pouvait le quitter des yeux une malheureuse seconde. Après quelques minutes, le temps qu'ils reprennent leur souffle, Aaron brisa le silence : « Ça va aller Anaëlle ? Tu veux qu'on te ramène à l'université ? ». Nigel lisait son inquiétude. C'était tellement touchant. Nigel fit les cents pas s'éloignant un peu d'eux se sentant soudain un peu exclu. Mais Aaron se tourna vers lui et s'exclama : « Merci d'être venu c'est sympa. ». Nigel lui sourit.

    C'était normal. J'allais pas te laisser.
    Son meilleur ami se laissa alors glissé le long du mur. Plusieurs bips se firent alors entendre. Aaron se retourna et écarquilla grand les yeux. Il regarda ensuite Nigel et Anaëlle tout en haussant les épaules. Nigel ne put s'empêcher de rire. Pourquoi tout allait de travers ce soir ? C'était un jour maudit ? Ou étaient-ils maudits ? Nigel se dirigea alros vers la porte, bah ouai il fallait mieux qu'ils se tirent avant que les habitants appellent la police. Il était quelle heure déjà ? Mais lorsqu'il voulut se saisir de la poignée elle ne bougea pas d'un bouge. Fronçant les sourcils, il se mit à la tourner dans tous les sens avec rage. Mais c'est quoi ce bordel ? Il déglutit puis se retourna vers les deux amoureux. Comment leur dire qu'ils étaient coincés sans les faire paniquer. Il eut soudain une illumination. Super Nigeeel.

    Je crois qu'on est bloqués...mais c'est pas grave. J'ai une idée.
    Le jeune homme leur fit signe de le suivre tandis que des pas précipités se faisait entendre à l'étage. Nigel gravit les marches de l'escalier, Aaron et Anaëlle sur ses talons. Après avoir gravit plus d'une centaine de marches, ils se retrouvèrent face à une lourde porte en acier. Nigel la poussa et les trois amis se retrouvèrent dehors. A l'air frais. Sous la pluie qui s'était un peu calmée. Le ciel était remplie de petites étoiles qui les guettaient et la lune brillait de son saoul. Le jeune homme s'approcha du bord afin d'admirer la vue. Des milliers de petites lumières se trouvaient au sol. Comme des millers de petites fourmis. A son arrivée dans cette ville, il a tout détesté. Les gens. La ville. La nourriture. Même les petits fourmis qui n'avaient absolument rien fait de mal. Il ne désirait qu'une chose : retourner auprès d'Eden. La prendre dans ses bras. Mais même ça lui était interdit et il avait bien trop la frousse. Il avait du s'habituer, s'adapter. Ça n'avait pas été facile mais à présent ça allait. Et cela il le devait à Aaron. A Anaëlle. A Ashleigh. Sans eux, il se serait peut-être perdu lui-même. Il avait failli mais à présent il était sur le bon chemin. Il avait tenté de réparer ses erreurs mais il ne savait pas si ça serait suffisant. Et si ça ne l'était pas ? Et s'il ne pouvait jamais réparer ses fautes ?

    Nigel sentit un vide l'envahir. Il savait très bien à quoi c'était du, ce vide le torturait depuis plus de deux ans. Depuis qu'il avait quitté Eden. Et maintenant, elle est ici mais pas auprès de lui. C'était comme s'ils avaient perdus leur lien qui était si précieux pour lui. Il ne voulait pas la perdre, ça faisait bien trop mal. Même s'il devait se sacrifier et nier ses sentiments pour elle afin de ne pas la voir s'éloigner de lui, il le ferait. Il doutait d'être capable de la laisser s'en aller et pourtant cela était peut-être la meilleure chose à faire, elle était peut-être mieux sans lui qui sait ? Nigel s'arracha à la vue et s'approcha de l'échelle de secours qui les conduirait sur le sol ferme. Il jeta un coup d'œil à ses amis.

    Bon. A qui l'honneur ? s'exclama-t-il tandis que des bruits de pas et des injures provenaient des escaliers.
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MessageSujet: Re: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Mar 5 Mai - 20:57

    « It's good to be scared,
    it means you still have something to lose. »


    Pourquoi cette soudaine prise de panique ? Ce n'était qu'un homme un peu enveloppé qui sortait d'un bar louche, à une heure avancée de la nuit. Rien de plus normal dans cette partie de la ville d'Oxford. Mais voilà, Anaëlle avait parfois tendance à paniquer trop vite; Peut-être que cet homme ne les avaient pas aperçus, ou peut-être qu'il était de toute manière trop bourré pour pouvoir s'en prendre à eux. Pourtant, Ana' avait vu cette lueur dans ses yeux, une lueur qu'elle avait tout de suite interprétée comme méchante. Et la vue de cette immense silhouette prenant tout l'encadrement de la porte n'était pas là pour la rassurer. Saisissant la main d'Aaron, elle n'avait pas cherché à en savoir plus, et avait prit ses jambes à son cou.

    Et Nigel, alors ? Anaëlle tenait sans doute à lui plus qu'à tous ses autres amis -excepté Aaron, mais elle ne pouvait plus le compter dans ses amis désormais. Ils s'étaient rencontrés par le biais d'Aaron il y a des années de cela, et avaient tout de suite sympathisé. Tout avait commencé par une erreur d'emploi du temps : Aaron avait donné en même temps rendez-vous à ses deux amis. Après réflexion, ils avaient donc décidé de passer l'après-midi tous les trois, et la jeune femme et Nigel s'étaient tout de suite bien entendus. Certes, il n'était sûrement pas encore au courant de la toute nouvelle relation de ses deux meilleurs amis, mais bon, même si il était parfois un peu boulet, il constaterait bien vite par lui même qu'Aaron et elle n'étaient plus que des amis.
    Elle n'avait pas peur pour lui, elle savait qu'il pouvait, s'il ne parvenait pas à courir à leur suite, tabasser l'homme qui venait de sortir, même si ce dernier faisait deux fois sa taille. La brunette avait tout de suite pensé à Aaron, qui avait le visage complètement ensanglanté, et qui perdait de plus en plus de sang au fur et à mesure qu'ils s'attardaient.

    Ils ne pouvaient pas courir jusqu'au campus, il était beaucoup trop loin. La pluie ruisselaient sur leurs vêtements, et la chemise d'Anaëlle lui collait déjà à la peau, et était beaucoup trop...transparente. Le plus important pour le moment était de trouver un endroit où s'abriter.Bientôt, ce ne fut plus Anaëlle qui entrainait Aaron dans les rues vides et mal éclairées du quartier mal famés d'Oxford, mais le contraire. Après cinq bonnes minutes de course, et alors que la brunette commençait à avoir l'impression que le sol allait se dérober sous elle, Aaron entra enfin dans un immeuble, dont la porte était ouverte. Les trois amis se laissèrent tomber contre les murs du hall, exténués par leur petite course.

    Haussant les épaules, elle poussa un soupir. Rentrer ? L'université était tout de même presque à l'autre bout de la ville, et elle n'avait pas franchement envie de marcher sous la pluie et l'orage. Tout, sauf ça.
    Des dizaines de sonneries se firent entendre dans le hall silencieux, et, fronçant les sourcils, la jeune femme se retourna vers Aaron. Elle se mordit la lèvre en le voyant, il était vraiment en piteux état. Mais de toute manière, qu'il soit recouvert de sang, de merde de chien ou de chewing gum, elle l'aimerait toujours autant, et il resterait son Aaron, celui dont elle était tombée amoureuse. Elle esquissa un sourire, puis l'information monta enfin à son cerveau ; il avait appuyé sur plusieurs sonnettes en s'adossant au mur. Son sourire se transforma rapidement en fou rire, qu'elle tenta tant bien que mal de dissiper. La situation était loin d'être comique : ils étaient tous trois trempés jusqu'aux os, allaient sûrement mourir de froid ; ou se faire engueuler par une dizaine d'habitants de cet immeuble, en colère d'avoir été réveillés à plus de minuit. Et pourtant, elle ne pouvait s'arrêter de rire, ce rire cristallin se répercutait sur les murs, et résonnait de plus en plus fort. Anaëlle se mordit la lèvre et essaya de se calmer, mais impossible. Heureusement, Super Nigel, le roi du drame, allait bien vite lui enlever son sourire.

    « Je crois qu'on est bloqués...mais c'est pas grave. J'ai une idée. »

    Pliée de rire, Anaëlle faillit, Dieu sait comment, s'étouffer. Quoi ? Pas grave ? Se levant d'un bond, elle se précipita sur la poignée et la bougea dans tous les sens. Cette dernière termina..dans les mains d'Anaëlle. Trop violente ? Absolument pas. Oups, hein. Bon, là ils étaient vraiment coincés. Espérons que l'idée de Nigel soit...vraiment bonne, et qu'elle ne soit pas celle de se faire héberger dans l'un des appartements où Aaron venait juste de sonner.

    Haussant à nouveau les épaules, elle tendit sa main à Aaron qui n'avait pas bougé, et ils suivirent Super Nigel dans les escaliers. Quelques minutes plus tard, et après avoir gravi au pas de course les quelques centaines de marches des escaliers, ils se retrouvèrent sur le toit.

    « Nigel Jaxson Camden, tu te fiches de moi ? »
    Les avaient-ils emmenés ici pour qu'ils se fassent tremper ou quoi ? Mais, comme par magie, la pluie se fit soudainement moins violente, et seules quelques rares gouttes tombaient désormais. Elle esquissa un sourire innocent à Nigel, et le suivit vers le bord du toit. Suggérait-il qu'ils mettent fin à leurs souffrances tous ensemble ? Anaëlle n'était pas d'accord -pour une fois. Elle était enfin heureuse, malgré la nuit de folie qu'ils étaient en train de passer. Parce qu'elle était avec Aaron, et qu'elle avait l'impression de tout pouvoir affronter avec lui. Pas question de se tuer, juste parce qu'Aaron avait sonné à quelques appartements et qu'ils s'étaient enfermés dans un immeuble.

    L'échelle de secours. Évidemment. Se maudissant de ne pas l'avoir pensé elle-même, elle regarda tour à tour Aaron & Nigel. A qui l'honneur ? Huum...bonne question. Jetant un oeil dans le vide, elle sentit son cœur s'accélérer. Pas elle, en tout cas.
    « Hum, pourquoi pas toi, Nigel ? T'as l'air tellement enthousiaste. »
    Elle esquissa un sourire, elle le taquinait. Mais en même temps, il fallait bien qu'il y ait un premier. Et Nigel avait trouvé la solution, donc...

    Cinq minutes plus tard. Anaëlle était descendue à la suite de Nigel, s'agrippant aux barreaux rouillés et trempés de l'échelle de secours. Une plateforme, deux plateformes, trois. Elle se tournait de temps en temps pour voir comment Aaron se débrouillait, éternellement inquiète pour lui. Quatre plateformes...
    Aouch. Anaëlle venait de foncer dans son ami, qui était resté bloqué sur la quatrième plateforme. Ils furent bientôt rejoins par Aaron. L'échelle était bloquée, elle ne pouvait descendre plus bas. En dessous, c'était le sol, la liberté. Mais avant ça, il fallait sauter. Le macadam en dessous était humide, une flaque d'eau à droite, des poubelles à gauche. Bon, il fallait juste réussir à atterrir au bon endroit..et ne pas se casser un bras.

    Ils étaient face à un dilemme. Anaëlle ne pouvait demander à Nigel de sauter, il lui avait déjà fait le plaisir de passer en premier. Et Aaron, pas question. Elle sauterait, et elle irait ouvrir la porte de l'immeuble, ou hum trouverait un matelas pour qu'ils sautent et ne se fassent pas mal. Simple ? Non, pas vraiment. Mais elle le ferait. Tout et n'importe quoi, tant qu'ils ne crevaient pas ici, et qu'Aaron arrêtait de se vider de son sang.
    Elle se rapprocha de l'échelle. Elle pouvait y descendre pour un moment, puis elle devrait se laisser tomber. Elle tourna la tête vers Aaron & Nigel, puis déglutit. Tout ce qu'elle espérait, c'était qu'ils ne la voient pas s'éclater la tête contre le sol.

    « Je..j'y vais. »
    Sa voix tremblait, ses mains aussi. Et pourtant, elle plongea un dernière fois ses yeux dans les yeux chocolats d'Aaron, et s'agrippa aux barreaux de l'échelle, avant de descendre doucement. Lorsque ses pieds ne trouvèrent plus d'appui, elle se mordit la lèvre et regarda en bas. Ouh, mauvaise idée. Elle ferma les yeux un instant, puis les rouvrit. Elle inspira à fond, puis se laissa tomber dans le vide.

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MessageSujet: Re: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Mer 6 Mai - 0:15

    Pourquoi fallait-il toujours qu'ils se mettent dans des situations plus que bizarres ? Qui parfois même pouvaient être plutôt dangereuses. Aujourd'hui Aaron hésitait. Il ne savait pas si c'était prévu que toutes les actions ses déroulent ainsi ou bien c'était un des faits qui en entrainaient un autre. Si on résonnait ainsi cela donnait quelques choses du genre : Anaëlle au Raouls avec une coupure de courant, Aaron qui frappe et qui se fait frappé, Aaron et Anaëlle qui parle, Anaëlle qui voit le sang et tombe dans les pommes, Aaron appelle Super Nigel, Nigel arrive, Nigel réveille Anaëlle, une silhouette effrayant apparaît, ils courent, ils se réfugient dans un immeuble, Aaron appui son dos contre les sonnettes, ils montent une centaine de marches d'escaliers grâce à Nigel, ils sont sur un toit, ils sont bloqués. Cela n'avait aucune logique, et de toute façon Aaron appréciait les imprévus. Bien que là c'était trop d'un coup.

    Ils avaient montés ces marches tous les trois les uns derrière les autres mais toujours en s'arrangeant qu'Anaëlle était entre les deux garçons. Si par malheur elle tombait l'un des deux était derrière près à la rattraper : de vrais gentleman. Enfin là il fallait plutôt avoir une certaine organisation car d'une minute à l'autre des résidants furaxes trouveraient leur refuges sur ce toit et ne manqueraient pas de les dénoncer à la police. Surtout que vu leur état physique à tous les trois ça allait être facile : Anaëlle n'avait plus de chemise blanche, ou presque, enfaite c'était plutôt transparent et elle avait une petite mine, Nigel lui qui était arrivé plus ou moins propre était maintenant tout trempé, et Aaron... Lui c'était le pire des trois et le pire c'est qu'à chaque minute il souffrait encore plus. Il ne disait rien pourtant, préférant écouter les deux rois de l'organisation face lui, ou plutôt les deux qui cherchaient une solution pour s'en sortir vivant. Tous les trois s'y s'étaient possible. Aaron décida de s'approcher prudemment du bord du toit de l'immeuble. Il déglutit. C'était haut, c'était très haut. Il regarda Nigel étrangement quand ce dernier leur proposa de descendre l'échelle de secours. Il était malade ou quoi.

    Le problème d'Aaron, sa plus grosse peur secrète, c'était la hauteur. Tout cela dut à une mauvaise blague. Petit Aaron jouait avec sa grande soeur dans une sorte de ferme familiale où se trouvait un puy. Pour plaisanter son père avait eut la bonne idée de faire semblant de le pousser à l'intérieur de celui-ci. Le petit garçon qui est aujourd'hui beaucoup plus grand ne s'en est pourtant jamais remit. Anaëlle et Nigel ne pouvaient pas imaginer à quel point s'était dur pour Aaron d'avancer sur le toit. À chaque pas qu'il faisait il avait l'impression que l'immeuble tout entier allait s'effondrer sous ses pieds comme de la poussière. Il était presque comme figé. Il ne pourrait pas descendre cette échelle, il descendrait les marches d'escaliers quitte à se faire prendre, au moins il couvrirait les deux autres. Sauf que Anaëlle et Nigel n'étaient absolument pas au courant de cette « paralysie » soudaine, de sa cause. Aaron ne voulait surtout pas en parler et il savait pertinemment qu'il fallait qu'il prenne sur lui, pour dépasser sa propre peur mais surtout pour Anaëlle. Aaron prit une inspiration tout en sentant son nez le faire atrocement souffrir. Il ne fallait plus y penser. Il observa alors le courage avec lequel Nigel commença à descendre l'échelle, puis Anaëlle. C'était à son tour. Il avança, pas à pas vers l'échelle tentant de se répéter comme il le pouvait qu'il y arriverait, que c'était possible, si ils les faisaient lui aussi pouvait le faire.

    Aaron déposa alors son pied sur la première plateforme et pour la première fois depuis ce fameux coup de poins, Aaron déposa sa main ailleurs que sur son visage mais sur un des barreaux de l'échelle. Celle-ci émettait quelques grincements à chaque plateformes que l'un des trois franchissait. Il sentait de temps à autres le regard d'Anaëlle posé sur lui, et rien que cette sensation le poussait à dépasser sa peur. Depuis qu'il avait mit un pied sur cette échelle, Aaron ne pouvait s'empêcher de se répéter que l'incident dans cette fameuse ferme n'était qu'une mauvaise plaisanterie, qu'il n'allait pas tomber parce que on père était derrière lui. Et aujourd'hui il avait le soutiens de son meilleur ami et de sa petite amie.

    Rien qu'en pensant à Anaëlle tout de suite Aaron se rappela d'une chose considérable. Il n'en avait pas parlé à Nigel. Enfin il devait surement avoir compris non ? C'était même sur. Quoi que Nigel était un peu boulet comme lui, en moins pire certes mais quand même, il devait peut-être se poser des questions. Il faudrait peut-être qu'ils lui en parlent. C'était une idée. Mais comme Aaron le pensait justement, il avait surement deviné par lui même. Aaron tout en descendant une autre plateforme sentit qu'il frôlait de peu la tête d'Anaëlle. Il osa alors pour la première fois de la descente regarder en bas. L'échelle arrivait à sa fin et Nigel était bloqué. Il n'y avait qu'une solution possible : sauter. Avec un peu de chance il atterrirait tel Spiderman sur le sol ou bien c'était les poubelles ou la flaque d'eau. Étrangement Aaron calcula exactement dans sa tête la façon dont il devait sauter pour arriver dans les poubelles. Il savait parfaitement que si il tentait d'attérir sur le sol il allait être défiguré. Tant pis pour l'odeur il se laverait ensuite. Mais il fallait surtout agir maintenant, et vite. Soit Aaron, soit Nigel devait sauter en premier mais pas Anaëlle. Ils devaient être en bas pour pouvoir la rattraper. Mais visiblement aucun des deux ne semblaient assez courageux pour sauter le premier. Anaëlle prit donc la relève. ANAËLLE ?! Aaron faillit s'étouffer quand il l'entendit. Il fallait que Nigel agisse vite, plus que vite. Mais non elle était déjà en bas de l'échelle prête à sauter. Aaron descendit à une extrême vitesse les plateformes qui l'avaient séparés de Nigel. Il n'arrivait pas à parler. Cette fois-ci sa lèvre était beaucoup trop enflée. Aaron avait envie de retrouver l'usage de la parole rapidement. Sinon ça donnerait quelques choses comme ça : « Nichel fais celcchauses seuplé. » Tout à fait compréhensible. Mais aucun des deux n'eut un temps de réaction assez rapide, elle était déjà dans le vide.

    Les secondes parurent durées une éternité. Aaron priaient de toutes ses forces pur qu'elle ne meurt pas écrasé contre le sol. Il espérait qu'une chose : un bon atterrissage de la part de la jeune femme. Aaron fixait Anaëlle, incapable d'agir. Il faillit sauter de joie lorsqu'il la vit en bas saine et sauve agitant la main pour leur faire signe de la rejoindre. Et à vrai dire c'est ce qu'il fit. Sans comprendre pourquoi, surement trop heureux de l'atterrissage parfait d'Anaëlle, Aaron leva ses bras au ciel, se rendant compte que lui n'avait plus d'appui. En quelques secondes Aaron eut le temps de voir toute sa vie défilée devant ses yeux, de sa naissance jusqu'à aujourd'hui. Il priait de nouveau de ne pas finir comme une crêpe. Il sentit des bruits bizarres s'effectuer lorsqu'il termina sa chute. Aaron ouvrit alors les yeux et se retourna pour trouver ensuite à côté de lui un rat. Aaron écarquilla les yeux. Il était tombé dans les poubelles. Il sauta sur les sacs et réussit à sortir comme il pouvait de sortir de cet énorme bac à poubelle. Il venait d'avoir la frayeur de sa vie. Mais il avait envie de rire. Il ne savait pas pourquoi mais il voulait rire. Sa peur avait complètement disparue. Par contre maintenant il puait plus qu'autres choses, une tonne d'odeur mélangé. Aaron s'approcha d'Anaëlle tout en restant assez distant. L'odeur dont s'était imprégné ses vêtements n'étaient pas la plus agréable qui soit.

    « Cha fa ? Tu t'es rien caché ? (ndlr : Ca va ? Tu t'es rien cassée ?) » Cette soirée était officiellement la soirée la plus bizarre de sa vie, la plus imprévisible aussi, de sa vie. Il était inquiet à propos d'Anaëlle. Inquiet qu'il lui soit arrivé quelques choses. Cela devait surement ce lire dans ses yeux, son état s'aggravait et pourtant il ne portait que son attention que sur une, deux personne, elle et Nigel.

    Pas aussi long que vous je suis très très très très ... très désolée.
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MessageSujet: Re: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Jeu 7 Mai - 20:35

    Le vent soufflait ébouriffant les cheveux de Nigel. Il s'approcha lentement du bord afin d'admirer la vue qu'offrait le toit. Des millions de petites lumières s'étalaient sur des kilomètres ce qui lui donnait l'impression de surplomber le monde. Quelle sensation grisante. Le jeune homme fut bien vite assailli par de nombreux souvenirs. Son arrivée ici avec le dégout qu'il éprouvait pour cette nouvelle vie. La rencontre avec Aaron et Anaëlle. Son premier baiser avec Ashleigh. Les nombreuses fêtes. Les coups de blues en repensant à son ancienne vie. Son envie de se suicider en repensant à Eden. Nigel chassa toutes ses pensées de son esprit. Il n'avait pas franchement eu la vie facile mais d'un autre côté, il ne pouvait pas non plus se plaindre et il n'était pas ce genre de gars qui passait son temps à se lamenter. Non. Lui il était plutôt mystérieux et gardant tout enfoui au fond de lui. Les seules personnes qui savait vraiment qui il était était juste à côté de lui. Aaron. Et Anaëlle.Eux deux connaissaient le vrai Nigel. Ils ne le jugeaient pas et c'était cela qu'il appréciait en plus de leur bonne humeur permanente et leurs bons conseils. Au bout de quelques minutes, Nigel s'arracha à la vue et s'approcha de l'échelle de secours. Voilà. C'était sa solution. Vu qu'il ne pouvait pas sortir de l'immeuble car la porte était bloquée et que le temps pressait vu qu'Aaron avait réveillé tout le monde l'échelle de secours se présentait comme leur unique chance de s'en sortir vivants. « Nigel Jaxson Camden, tu te fiches de moi ? ». Le jeune homme se retourna et fit face à Ana' qui lui souriait de son petit air innocent. Il lui sourit à son tour tandis que des pas précipités provenant de l'escalier se faisait entendre. Nigel déglutit. Il fallait faire vite s'ils ne voulaient pas finir en prison pour tapage nocturne. Il leur demanda alors à qui l'honneur de commencer à descendre ? Ana' s'empressa alors de répondre : « Hum, pourquoi pas toi, Nigel ? T'as l'air tellement enthousiaste. ». Nigel rit. Elle avait toujours tendance à le taquiner et c'était un aspect de sa personnalité qu'il appréciait. Toujours le sourire aux lèvres, elle n'était pas ce genre de fille à se prendre trop au sérieux.

    Cinq minutes plus tard, les trois inséparables se trouvaient sur une plateforme. La troisième.. Nigel faisait bien attention à ne pas glisser et à bien s'agripper car avec la pluie ce n'était pas une tâche facile. Ana' le suivait puis Aaron. Nigel remarqua bien vite les petits coups d'œil inquiets qu'elle lançait à Aaron. Ralalaa que c'était mignon. Nigel s'agrippa encore une fois à l'échelle pour atterrir sur une énième plateforme. Mais là...il resta figé sur place fixant le sol en dessous de lui. Ana' le percuta alors de plein fouet. Aouchh. Il la regarda puis regarda Aaron un air crispé sur le visage. Il n'y avait plus d'échelle de secours. Elle était bloquée. Gloups. Bon bah finalement ce n'était pas une si bonne idée que ça. Super Nigel a merdé. Oopsy. Bon que faisaient-ils maintenant ? Ils ne pouvaient clairement pas remonté et se faire attaqué par les habitants de l'immeuble qu'ils avaient réveillés et puis de toute façon la porte était fermée. Nigel regarda encore une fois en bas. Soudain, il avait le vertige. Ils allaient devoir sauté. Ouai sauté. En faisait attention de ne pas s'éclater le crâne ce qui serait fort ennuyeux. Le jeune homme soupira. Le truc c'est qu'ils n'avaient pas d'autres alternatives. Aaron et Ana' restaient figés à côté de lui fixant le sol d'un air contrit.

    « Je..j'y vais. ». Quoi ? Qu'est ce qu'elle a dit ? Ana' vient-elle de dire qu'elle sauterait ? Nigel fit volte-face afin de voir la réaction d'Aaron et il vu ce qu'il attendait. Un air désespéré. Il ne voulait pas qu'elle saute. Il avait peur pour elle. C'était tellement évident qu'il l'aimait. Nigel voulait dire à Ana' qu'il ne fallait pas qu'elle saute. Du moins pas en premier. Il avait qu'à sauter lui comme ça il pourrait la rattraper ensuite et cela rassurait son meilleur ami. Ouai c'était la meilleure chose à faire sauf qu'il n'eut pas le temps de la mettre en application. En effet, Ana' sauta. Nigel et Aaron se pressèrent vers le bord afin de voir l'atterrissage de la jeune femme. Celle-ci attérit sur ses deux jambes. En parfait état. Wow. c'était Super Woman ou quoi ? Nah plutôt Cat Woman. Breef. Aaron fut tellement enthousiaste qu'il leva les bras en signe de victoire. Il n'eut alors plus aucun appui et tomba dans le vide. Nigel hurla alors sentant son coeur battre la chamade :

    Aaron !
    Il regarda son meilleur ami tombé puis atterrir dans les poubelles qui se trouvaient sur le côté. Ouf. Il soupira de soulagement puis étouffa un rire en voyant dans quel état il était. La lèvre gonflée comme un ballon de baudruche. Ses vêtements recouverts d'ordures. Et son air halluciné en remarquant où il se trouvait. Aaron se releva cependant bien vite pour aller prendre des nouvelles de sa chérie. Parce que oui elle était sa chérie. D'après tout ce qu'il avait vu ce soir : leurs petits regards en coin, l'air perpétuellement inquiet d'Aaron, le fait qu'Ana' est réussi à le faire entrer dans un bar louche, le fait qu'elle ne peut pas le quitter des yeux une malheureuse seconde prouvait clairement que leur relation avait changée. Ils étaient ensemble. Amoureux ? Probablement. Il avait toujours su ce qu'Aaron éprouvait pour Ana' mais n'avait jamais su ceux d'Ana'. Muarff ce n'était pas ces affaires si ? Bah si ils étaient ses deux meilleurs amis tout de même. Et il était heureux. Oui il était heureux pour eux. Et puis cela signifiait aussi que Cupidon faisait encore bien son travail. Peut-être y avait-il encore de l'espoir pour lui ? Ouai dans tes rêves mon coco'. Nigel resta figé à observer les deux amoureux tandis qu'une pointe de jalousie l'empara. Il l'a chassa d'un revers de main tout en tentant de se convaincre que cette nouvelle relation n'allait rien changé à leur amitié. Il en doutait et ça lui faisait un peu peur. Arff quel égoïste.

    Après quelques minutes de réflexion, Nigel prit son courage à deux mains et sauta. Il eu la désagréable impression que sa chute durait des heures et des heures. Quant allait-il toucher ce put*** de sol ? Soudain, il atterrit brutalement et se retrouva face contre terre. Aieuuhh. Il se releva péniblement et sentit quelque chose de chaud sur son front. Il passa sa main dans ses cheveux puis toucha l'extrémité de son front regardant ensuite sa main pleine de sang. Gloups. Arff ce n'était pas très grave. Juste une petite égratignure. Ralala quelle journée de folie, c'était incroyable. Nigel se demandait franchement comment ils pouvaient collectionner les gourdes ainsi ? Nigel se rapprocha des deux amoureux et leur sourit, signe que tout allait bien. Tout le monde était entier. Les secondes passèrent et les trois jeunes gens savouraient leur victoire. Un cri se fit alors entendre.

    Espèce de petits salopa***. Si je vous attrape je vous préviens que...
    Le reste de la phrase se perdu dans la nuit. Aaron, Anaëlle et Nigel levèrent alors les yeux et ils constatèrent avec effroi qu'une vieille dame un air profondément énervé collé au visage les regardait d'une fenètre en gueulant des injures. Nigel déglutit puis regarda ses deux meilleurs amis. Il s'exclama ensuite :

    Bon je crois qu'il est temps qu'on y aille.
    Et les trois inséparables de mirent en marche. Il faisait frais, pas trop chaud ni trop froid. Un petit vent soufflait tandis qu'ils traversaient la ville direction les appartements. Les voitures se faisaient rare à cette heure là et les seuls passants qu'ils croisèrent étaient soit bourré soit profondément déprimé. Au bout de quelques minutes de silence, Nigel finit par le rompre. Il s'était promis de ne rien dire mais il ne pouvait tenir sa langue plus longtemps. Et puis, il était bien trop curieux...

    Alors, vous comptiez m'annoncer quand votre nouvelle petite relation ?
    demanda-t-il à ses amis, un sourire narquois ancré sur son visage. Il savait que c'était pas ses affaires mais il voulait savoir. Et puis, il avait le droit de savoir, il était leur meilleur ami, nan ? Il attendit alors patiemment leur réaction tout en continuant à marcher à travers la nuit.


    [ Désolé mon post' est franchement nul. --' ]
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MessageSujet: Re: « Seize the day or die regretting the time you lost. • Aaron (ll'   Ven 8 Mai - 18:49

    « Happiness is real
    only when it's shared. »




    Dans les livres, on dit toujours que lorsque l'on fait une chute, et que l'on a peur de mal se réceptionner, de se casser quelque chose, voire pire, on voit toute sa vie défiler devant ses yeux. Mais pour Anaëlle, ça ne marchait pas. Elle ne voyait qu'un visage ensanglanté, la regardant tomber avec une peur panique se lisant dans ses yeux. Si elle le perdait, elle en mourrait à coup sûr.

    La brunette était loin d'être Catwoman, et pourtant, elle réussit à atterrir sur ses deux jambes, sans aucune égratignure. Comment avait-elle réalisé cette prouesse ? Aucune idée. Elle se regarda de haut en bas pendant une bonne minute, passa une main sur ses bras, consciente qu'elle devait avoir l'air complètement stupide. Elle était vivante, et elle n'avait rien de cassé. Elle se pinça le bras ; elle devait rêver, ce n'était pas possible. Et bien non, elle ne rêvait pas, elle était entière. Un sourire se dessina sur son visage, et elle leva les yeux vers les deux garçons restés en haut, sur la plateforme. Elle leva les bras et cria que tout allait bien, même si ça, ils l'avaient vus par eux mêmes.

    Il leva les bras aux ciel, en signe de victoire. Anaëlle ouvrit la bouche, pour lui hurler de ne pas faire ça, de se raccrocher à la barre métallique, mais elle n'en eut pas le temps. Basculant par dessus bord, il tomba dans le vide. Elle sentit son cœur s'emballer sans doute un peu trop vite, elle s'entendait hurler, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Non, pas Aaron.

    Et pourtant, elle n'avait pas de raison de s'inquiéter. La chute spectaculaire de son prince avait terminé..dans les poubelles, qui avaient fort heureusement amorties sa chute. Il était en un morceau. Anaëlle eut à peine le temps de faire un pas vers lui qu'il s'était déjà redressé, et arrivait à ses côtés en courant. Bon, disons qu'il ne sentait pas la rose ; mais elle n'y prêtait pas attention. Il allait bien, et n'avait pas l'air de s'être cassé quelque chose en plus. En tout cas, il parlait d'une manière...étrange, on voyait bien qu'il s'était blessé à la lèvre. Elle se mordit la lèvre et esquissa un sourire, histoire de le rassurer. Il pleuvait un peu, il devait être minuit passées, il faisait nuit noire, Aaron était blessé à la figure, et ils avaient encore une vingtaine de minutes de marche devant eux. Mais à part ça, tout allait bien, puisqu'ils étaient tous les trois en vie. Pour le moment..

    « Non, ça va...et toi ? »

    Finissant par lever les yeux au ciel, elle aperçut Nigel sur le point de sauter. Elle déglutit et sa main chercha instinctivement celle d'Aaron, qu'elle serra. Elle détestait se sentir incapable de faire quoi que ce soit, comme dans ce moment présent, juste regarder Nigel tomber...sur eux. Se décalant brutalement, et entraînant Aaron avec elle, elle regarda, incapable de faire quoique ce soit, Nigel tomber à une vitesse vertigineuse vers le sol. Comme avant, lorsque Aaron était tombé sans l'avoir prémédité. Elle aurait aimé faire quelque chose, mais elle ne pouvait que se tenir là, et le regarder chuter.
    Sbaam. Anaëlle déglutit, et lâcha la main d'Aaron pour se diriger vers son ami, qui avait atterri face contre terre. Ce dernier se redressa rapidement, et posa une main sur son front. Il saignait. C'était vraiment leur soirée...Tendant sa main à Nigel, elle l'aida à se relever.

    Des injures ? Mais qui était-il en train de leur lancer ces insultes ? Levant tous les trois les yeux au ciel, ils constatèrent qu'une dame d'un certain âge les regardaient par la fenêtre, et hurlait tellement fort que ses insultes devaient s'entendre dans tout le quartier. Partir ? Très bonne idée.

    Ils se mirent alors en marche. Les rues étaient silencieuses, une voiture passait toutes les deux minutes environ, éclairant leurs trois petits silhouettes solitaires. Un petit vent soufflait, et à nouveau, Anaëlle chercha la main d'Aaron pour se rassurer. Cette ambiance ressemblait réellement à celle des films d'horreur. Certes, la pluie s'était arrêtée, mais ce vent frais la faisant frissonner ne la rassurait pas le moins du monde. Ils croisèrent deux personnes, l'une semblait avoir un peu trop abusé de l'alcool tandis que l'autre la soutenait avec peine, et un air désespéré sur le visage. Cette personne encore consciente dévisagea les trois amis lorsqu'ils passèrent, puis continua son chemin.

    Le silence commençait à devenir pesant. Anaëlle cherchait tant bien que mal quelque chose à dire, et elle avait des milliers de questions à poser à Nigel, mais elle n'osait pas ouvrir la bouche, de peur de faire une gaffe à propos de ses relations amoureuses tumultueuses. Elle se tut donc. Mais le silence fut tout de même brisé par Nigel. Brusquement, Anaëlle lâcha la main d'Aaron, et n'aperçut pas le poteau venir à une vitesse incroyable vers elle. Sbaam. Un peu sonnée, elle cligna des yeux plusieurs fois, puis plaqua une main sur son front douloureux. Bon, maintenant ils étaient trois blessés. Elle tourna la tête vers Nigel, puis Aaron, et à nouveau Nigel. Leur..nouvelle relation ? Se mordant la lèvre, elle entrouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. Après un instant de silence, elle regarda droit devant elle et ouvrit la bouche. Elle n'avait jamais été douée pour exprimer ses sentiments, et encore moins pour en parler avec d'autres.

    « Huuum....elle fut tentée d'ignorer sa remarque, de jouer l'idiote, mais elle savait que ça ne marcherait pas, Nigel était trop curieux, et tenace lorsqu'il voulait savoir quelque chose. Je....on...huum...» Super, et maintenant elle bégayait. Elle ne voulait pas laisser à Aaron l'explication pénible, mais elle était incapable de s'exprimer correctement, dieu sait pourquoi. Elle déglutit, et regarda à nouveau Nigel, puis jeta un regard lourd de sens à Aaron, un regard qui disait « pas envie de répondre à ma place ? »

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